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vendredi 19 juin 2009

*Le mec, la fille, la psy et la commère..."


Hier en sortant du bureau, je suis allée comme tous les mardis et jeudis chez ma psy.

Son cabinet se trouve au deuxième étage dans un complexe qui compte un cabinet d'avocat, un cabinet de psychanalyste, un cabinet d'endocrino, un cabinet de pédiatre, un huissier, un truc de finance et de gestion de projet... c très "pro" comme lieu :)

Au premier, il y a un cabinet d'endocrino où travaille une nana, (je pense que c'est la secrétaire) d'une vulgarité innommable. Je sais ce que je dis puisque je la vois au moins 2 fois par semaine.
Soit elle mange des glibettes sur son bureau, soit elle discute à haute voix avec la femme de ménage, soit elle parle au téléphone de fringues avec une amie. Le genre qui fait pas du tout cabinet médical... Quand je passe, elle me lance à chaque fois un regard incendiaire et interrogateur: elle me scrute de haut en bas, (scan vestimentaire !) et se demande: " mais elle va chez qui celle là?" (Avocat, psy, huissier?)

Je suis sûre qu'une fois, elle est sortie de son bureau bordélique pour voir à quelle porte je sonne!

C'est le genre concierge...

Hier, je montais tranquillement l'escalier, arrivée au niveau du bureau de la pipelette, un jeune homme me croise dans les escaliers et se trouve obligé de s'arrêter pour me laisser passer.
Un regard furtif m'a permis de conclure: Jeune homme, la 30aine, propre sur lui, en costard, pas trop mal... le genre qui plaît !
Il s'arrête pour me laisser passer, juste en face du bureau de la commère, et me souris: "Vous allez chez le médecin??" Je suis surprise, je bafouille: "oui enfin non?!"

Je me retourne pour voir le regard du cerbère...

Il me dit" y a des médecins" ici, je regarde sa malette... Il doit être délégué médical...
Je dit "oui?!" insinuant: mais j'en sais rien moi, qu'est ce tu me veux!

"Vous allez chez l'endocrino? le pédiatre? le psy?"

Je répond "le psy"... sèchement parce que l'interrogatoire commence à m'ennuyer ! et là une idée me passe par la tête: " c'est quoi ce regard miéleux, il me drague ou quoi?"

J'avance d'un pas d'un air de dire: stop! plus envie de discuter... je monte 2 marches, il est encore en mode "arrêt"... Il se retourne et me dit: "On se connaît peut être ?"

Là, je me retourne, et je continue de monter: "Je ne crois pas non... " et là je disparais!

J'entends l'autre en bas, qui le réceptionne, "Bonjour, ..., vous cherchez un médecin?" :))))

Lolita says: Jalouse!

jeudi 28 mai 2009

*Abrutie comme une vache en peinture :p *


Assurance émotionnelle…

Il a dit qu’il préférait me voir avant…

Mais voir quoi ?

Ce calme étrangement terrifiant qui s’est emparé de moi ?

Le fait que je ne sois plus attachée à rien, peut être ?

Je ne souffre pas… Je ne souffre pas du tout… Je me demande simplement si tout cela en vaut la peine. Simplement…

Sans amour tout à l’air si simple, si facile…

C’est tjrs gris… ce n’est pas blanc, ce n’est pas noir … et ça n’a aucune chance d’être rose…

Aidez moi à penser que mon cœur va redémarrer … Ceci n’est qu’un coma… Il va redémarrer !

Il entend tout, capte tout, observe tout, analyse tout… mais il est incapable de bondir, de battre, de vivre…

Je le sens comme agrippé à un rebord dont il va tomber… Si Je me concentre bien, je sens ce tremblement, cette adrénaline que seule la peur me fait monter !

Il n’y a que la peur qui me fasse vibrer. Seule la peur me témoigne de la présence d’un cœur dans ma poitrine… tout autre sentiment, m’apporte un calme et une sérénité, doublés d’un regard très vide… presque trompe l’œil… Je n’ai pas l’air d’une vache, mais j’ai l’air d’une vache en peinture…

Haaaa Haaaa Haaaa… Une vache en peinture ! N’importe quoi… Je savais bien qu’il ne me fallait pas plus d’une vingtaine de lignes de déblatérations sans fondement pour éclater de rire…

Je n’ai pas de cœur, mais je ris… ça veut dire que je vis et ça me suffit !

A bon entendeur…