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mardi 27 janvier 2009

*Stairway to heaven...*


Il y a un moment sur lequel je voudrais revenir. Et, c’est un étrange sentiment qui m’a donné envie d’y revenir…

Je sens cette boule dans ma gorge. Cette pression sur mon cœur, ce tremblement de tout mon être et cette nausée qui m’est devenue si familière… On m’a tout juste dit qu’on avait vu mon ex-mari au restaurant. Et cette vague d’angoisse m’envahit. La première question, c’était… « En charmante compagnie bien sûr ?! ». Le « Non, avec des hommes » ne m’a ni fait plaisir, ni rassurée… C’est l’idée d’entendre encore parler de lui, au risque de le croiser, de croiser son regard qui me répugne au plus haut point. Je suis dans une ambivalence totale, si je le croise, avec une autre : serais-je dégoûtée à l’idée de le voir ou plutôt de la voir ?

Par les deux, il me semble… Le voir me torturerait… et c’est par cette déduction que je voudrais revenir sur ce moment dont je parle plus haut.

Il s’est produit un incident les derniers jours de vie commune. C’était le mois de Ramadhan, et nous avions reçu tous nos amis à dîner. Bien que psychologiquement éprouvant puisque tellement faux… ce dîner a réussi à leurrer tout notre entourage et même mon mari lui-même… Qui s’attendait à ce qui allait arriver le lendemain ?

On aurait plus parié sur « Lolita est enceinte » que sur « Lolita est partie ».

On a passé une nuit, l’un dans les bras de l’autre, malgré les problèmes …ça n’avait rien de sexuel… ça on n’en avait pas envie….

Le matin je suis au bureau et je sens un faux bonheur… une trêve, un cessez le feu… On s’envoyait des sms…et on prévoyait une soirée sexy en rentrant à la maison.

Quand dans ce nuage de sms, il m’appelle et me dit « Ma mère est fâchée contre toi… appelle là et fais lui des excuses… tout de suite… et je veux que tu sois convaincue de t’être trompée en lui manquant de respect. » Manquer de respect : Elle a refusé que je fasse part égale entre elle et mes parents, pendant le mois saint. Elle voulait que je ne voie pas mes parents et que je sois exclusivement chez elle. Et a exigé de son fils qu’il en soit ainsi. Et j’ai refusé de capituler…

J’appelle la vertueuse et pas du tout autoritaire Belle Mère, qui ne me répond pas téléphone, prête à faire des excuses pour un manque de respect involontaire. Pourtant, elle ne me répond pas… ni une, ni deux, et ni trois…

Son fils chéri et téléguidé me dit, elle refuse de te parler, et elle ne veut plus te voir… Nous n’irons plus chez elle, nous vivrons notre petite vie.

Je me disais : « Toi chéri ? Vivre sans Maman et sans l’argent de Maman ? Te contenter de moi ? Finir par me voir telle que je suis ? Accepter l’idée que je ne te veux aucun mal ?... »

Il me dit qu’il n’y a pas de quoi s’énerver que c’est tant mieux… et qu’il était hors de question qu’on se dispute et qu’il ne fallait pas que je sois perturbée.

Je ne croyais pas un mot de ce qu’il disait… je le connais, c’est un drame qui arrive. J’attendais sagement les représailles.

Je rentre, et j’attends que la sentence tombe…

Il est là, on essaye de discuter de tout, de rien … mais y a une gêne… une gêne palpable, comme si j’attendais que mon bourreau lâche la corde, pour que la guillotine tombe et me sectionne la tête.

Et ça n’a pas tardé…

Cette scène s’est transformée en massacre… sanglant, violent, pâtissier et culinaire…

Il s’est mis à hurler, à écraser le gâteau et en à mis partout. Du gâteau sur les murs, sur ces mains, sur mes vêtements. Il crie me pousse, et me blesse… les horreurs qui blessent mon âme, sont aiguisées, tout ce que j’aime y passe… de ma dignité à ma famille, de mes principes à ma gueule… tout, tout, tout… Il n’a rien laissé…

Je finis en pleine hystérie, en larme, l’orteil ensanglanté pour avoir mis un coup de pied dans le récipient en terre cuite, remplie de calamars en sauce… c’est dans ma vie que j’aurais voulu mettre un coup de pied… Mes doigts tordus… par ces doigts, pour me prendre mes clefs, m’empêcher de sortir de la maison, me regarder avec son regard de diable et me dire « Pleure,… tu peux pleurer à en mourir… Mais tu n’irais nulle part… ».

Je hurle « C’est ça un Homme, c’est ce qu’on appelle un homme, c’est ça un mari ???!!! »

Violence morale et physique… mais la violence morale fait de loin beaucoup plus mal… beaucoup plus mal…



Quand je le verrais avec la nouvelle… c’est de le voir qui me fera le plus mal… je me rappellerais de ce moment, où il aurait pu me tuer, ou j’aurais pu le faire moi-même… où je suis entrée, en larmes dans cette salle de bain, tourné le verrou, ouvert le tiroir à pharmacie regardé toutes ces rangées de pilules… pensé que je n’avais même pas à fermer le verrou parce qu’il viendrait pas me chercher… pensé à ma petite sœur, que je veux voir grandir… et pour elle, j’ai surtout pensé que j’avais un moyen alternatif d’arrêter de souffrir et de ne plus vivre avec lui, de ne plus avoir peur de sa violence, due à sa médiocrité… Il fallait que ça s’arrête… pas ma vie…Juste ma vie avec lui…Qu’il n’en valait pas la peine… qu’il ne valait rien… que je valais mieux que ça...

Belle Maman, tu as gagné… Ton Prince/Monstre est de retour…

mercredi 24 décembre 2008

*Femme, Argent, Divorce et Diamants*


Mon ex mari et moi, avons eu une relation longue et très tumultueuse… Nous avons rompu, quelques temps après les fiançailles (Ta3aref, comme on dit chez nous). Fille de bonne famille et éduquée que je suis… Contre le gré de ma famille… J’ai rendu le médaillon qu’on m’avait offert… Plus d’union en vue=> retour des bijoux… Pas question qu’on dise de moi que je suis une profiteuse…
Parce que c’est maktoub, on s’est remis ensemble et on s’est mariés… Je n’ai émis aucune résistance ni au choix du solitaire, ni de l’alliance, ni des bijoux…ni même du mobilier de ma maison…
Je voulais montrer à ma belle mère et mon mari que j’avais confiance en eux, en leurs goûts et leur montrer que ce qui leur plairait me plaira… puisque ce sont eux qu’ils l’ont choisi et que je les aime…
Je me fichais éperdument de tout… mais aujourd’hui, je sais que j’avais accepté cela pour éviter les problèmes, et surtout parce que j’étais tellement mal dans ma peau… Que même un solitaire si gros qu’il faille se balader avec une brouette ne m’aurait pas fait plaisir…
J’avais simplement besoin de tous petits riens… que je n’avais pas…
On m’a offert les bijoux… à leur convenance… mais je peux dire qu’ils ne me déplaisaient pas… et ils ne me plaisaient pas non plus… je ne les ai jamais regardés de près, à vrai dire…
C’était le symbole de cette union… mais comme pour moi, elle ne symbolisait plus rien, … les diamants et l’or n’étaient que les aspects Bling-Bling de cette union ratée…
Le jour où je suis allée voir une avocate pour demander comment se passaient les modalités d’un divorce… Elle m’a dit la première chose que tu dois faire est de mettre tes bijoux en lieu sûr…
Ils sont à toi, c’est ton droit devant la loi et devant Dieu… Ils te les ont offerts pour concrétiser l’union, ils sont à toi !!!
Je l’ai trouvée odieuse de dire ça… est ce que c’était le moment de parler de matériel… ? J’étais prête à quitter l’homme avec qui j’ai voulu faire ma vie et elle me parle de bijoux et de diamants ?
Mes bijoux étaient chez mes parents, dans leur coffre, depuis le premier jour du mariage… et étaient sincèrement à ce niveau le dernier de mes soucis…
Quand j’ai parlé à l’avocate de prendre mes affaires et de partir… Elle m’a suggéré de le faire sans prévenir parce que si mon mari venait à casser ou à me prendre des choses de valeurs, je n’aurais aucun recours devant la loi… Qu’il fallait absolument que je prenne mes affaires « de valeur » avant qu’il ne tombe dessus.
Horrifiée par la dimystification de la séparation…je trouvais qu’elle ressemblait plus à un mauvais James Bond, qu’à une rupture forcée, à la Roméo et Juliette.
Je n’ai pas respecté la volonté de mon avocate, et une fois que j’ai ramassé mes affaires, j’ai prévenu avant de faire sortir le moindre carton ou sac de la maison. Je trouvais ça trop malhonnête, même au point où ça en été arrivé.
Sachez-le, mon ex mari et moi nous sommes toujours respecté et n’avons jamais, eu des craintes de tromperies ou le doute d’un adultère. Il fut le premier et le seul pour moi… et je suis sûre jusqu’à aujourd’hui, que de cela, il est convaincu…Mais les derniers jours, j’ai été traitée de tous les noms par sa lui et par sa famille… de tous les noms…
Je suis sûre et je mettrais ma main au feu… que jusqu’à la dernière minute, ils pensaient que je faisais de la provocation et que je redeviendrais vite fais, la fille soumise et conciliante que j’étais… Mais c’est vraiment mal me connaître…
J’aurais été correcte jusqu’au bout… mais là… Hors de question qu’on touche à mon honneur…
Puisque j’ai été étiquettée et insultée, à la limite traitée de trainée… c’était alors de mon droit de me comporter de la sorte… A partir de ce moment, j’ai refusé tout contact avec mon passé… et comme me l’avais dit mon avocate… On allait en venir à des bassesses innommables…
Qu’à cela ne tienne, une trainée digne de ce nom… qu’aurait elle fait… ?
Bien que personne ne me croie, si la séparation s’était faite dans la dignité, j’aurais rendue les bijoux… ayant préalablement laissé tous les cadeaux dans le domicile conjugal. Je ne voulais rien garder de lui… et je ne garderais rien… je n’ai ni besoin de ses bijoux, ni de ce qu’ils représentent, ni d’argent, ni de souvenirs.
Aujourd’hui, ils sont toujours dans l’endroit où ils étaient cachés depuis le premier jour…
Mais entretemps, ma belle famille (d’ailleurs je ne vois pas pourquoi on l’appelle « Belle ») s’est démenée, non pas pour trouver un moyen d’éviter ce divorce, de me récupérer ou de calmer le jeu entre mon mari et moi…Ils voulaient (Ce qui a été fait dans ce sens, était uniquement un moyen détourné de…) récupérer les bijoux… l’or et le diamant = Argent !
Au diable la femme et l’amour… !! Si ce n’est pas malheureux, cette société…
Mon ex mari a contacté un juge qui se charge des divorces, et a commencé sa requête par « Y a-t-il un moyen de récupérer les bijoux ? »
Ce que j’en suis malheureuse… Je ne pourrais même pas vous le décrire… Je ne compte pas devant le prix qu’ils ont coûté, leur valeur en carats et leur éclat.
Mon honneur, ma virginité, ma dignité et le fait de cocher la case divorcé(e) sur les formulaires de l’administration, n’a pas compté devant les diamants…
Heureusement pour moi, ma compensation sera morale, puisque je ne vaux rien, les vauriens ne rendent pas les bijoux qui sont leur droit.
J’aurais été droite et juste de les rendre… polie et pas la profiteuse dont ils vont parler à tout Tunis… Mais j’accepte qu’à divorcée et trainée, on ajoute le suffixe profiteuse…lorsqu’on parle de moi…
Sachez que ce que je fais n’a rien d’illégal, que j’en ai parfaitement le droit et que c’est même recommandé… J’aurais préféré les rendre… j’aurais préféré compter pour eux… un tant soit peu… j’aurais préféré ne pas me marier avec lui, j’aurais préféré ne pas le connaître, j’aurais préféré écouter mes parents, et ma tête qui me disaient stooooooooooop !
Je ne garde pas les bijoux, je n’en ai que faire, je compte les vendre… et avec l’argent me racheter une dignité, un honneur… ce qu’ils m’ont pris… Je compte donner l’intégralité de la somme pour aider mon prochain… Tout partira en dons… absolument tout… Car seul Dieu pourra me restituer ce qu’ils m’ont pris… Et lorsque Leur argent ira pour la bonne cause… Je prierais pour qu’il nous pardonne tous, moi de m’être trompée et eux… pour le reste…

mercredi 22 octobre 2008

*De l’ombre à ma lumière… c’est ainsi que s’appellera mon film autobiographique…*


Je vis ma vie aujourd’hui comme si c’était une mauvaise fiction, dépourvue d’émotions et avec des acteurs médiocres et peu crédibles…

Synopsis :

Une femme, pas mal sous tous rapports, mariée, mal dans sa peau, bafouée se décide à partir…

L’homme, trop narcissique, un peu… vide, peu ambitieux, gâté… l’utilise comme faire valoir en public, comme souffre douleur en privé…

L’entourage est représenté par les différentes nuances du gris…

Ses amies à elle, fidèles et aimantes, mais jusqu’à quand et jusqu’où ? Remise en question totale de la notion d’amitié, mise sur la balance avec de l’autre côté l’aspiration sociale de chacun.

Ses amies à elle avec lui… Manifestement, ne l’apprécient plus…ou ne l’ont jamais apprécié…

Ses amis à lui, disponibles, à son image, frôlent la délinquance, marginaux… Y a-t-il une réelle notion d’amitié ?... Opportunisme ?... Concours de circonstances ? … seront-ils toujours là lorsque chacun devra porter sa croix ??

Ses amis à lui avec elle, Manifestement, ils l’apprécient… ou ont-ils toujours été hypocrites ?

Sa famille à elle, l’a toujours soutenue et encouragée dans sa quête du bonheur, tout en respectant ces 4 volontés… Avec lui ? D’abord, proche et confidente… puis distante et démissionnaire et enfin, apporte son soutien dans les cas extrêmes.

Sa famille à lui, a toujours été très difficile à vivre, il n’y a pas de sentiments, pas d’affection, manipulation et autorité… la raison du plus fort… de la plus forte…Soutient le fils tant attendu à tort ou à raison, la raison du plus gâté sera la plus forte… contre vents et marées…Avec elle, soit tu rentres dans le moule… soit tu quittes le plateau… Qui dit entrer dans le moule, c’est accepter la raison des plus forts et la fermer, accepter et suivre… Mouton de panurge ?

Eux deux ? Chacun voit la vie d’une manière… Lui, comme une fatalité, elle comme un tremplin… Chacun regarde dans une direction… Elle vers le haut… lui, n’est pas décidé sur la direction à suivre…

Aujourd’hui, elle s’en va… bien décidée à aller de l’avant… puisqu’il ne veut pas avancer et se contente de sa position chimérique et remplie de mensonges…

Mais il n’y croit pas, il pense qu’elle le provoque… conforté dans sa position, il fait la sourde oreille… Elle n’ira nulle part… Bien trop attachée à moi…

Elle s’attaque à l’étape supérieure et continue crescendo, mais il n’y croit toujours pas… Où ira-t-elle dans la provocation ??? Elle n’a qu’à partir quelques jours, il ne veut pas essayer de recoller les morceaux, profondément convaincu qu’elle n’ira pas bien loin…

Mais, … elle avance ??? … Elle n’a pas froid aux yeux cette petite…mais ??? … Arrivée devant le juge… Finalement, peut être qu’elle ne le provoque pas ? Mais veut réellement partir ?

Hors de question…. S’il y a quelqu’un qui décide ici… c’est lui… Il en a toujours été ainsi ?! Non ?

Le côté diabolique reprend le dessus : il se met à réfléchir au moyen de la dissuader par la ruse…

« Chérie, reviens je t’aime… », Elle est sentimentale… Elle reviendra…

Non, elle ne revient pas…Elle s’échappe…

Il cherche tous les moyens, légaux, sentimentaux, de chantage… Il faudra qu’elle revienne et à ce moment là ce sera à lui de décider… Si elle doit s’en aller…

Par des moyens détournés, elle commence à s’apercevoir que Mr « je ne mens jamais » est un mythomane averti… difficile à piéger et le seul capable de se piéger est lui-même. Et là c’est fait…

Pourquoi a-t-elle mis autant de temps à le démasquer ?

Comment va-t-elle s’en sortir ?

Aura-t-il gain de cause ?

Quels moyens va-t-il encore utiliser pour arriver à ses fins ?

vendredi 10 octobre 2008

*J'ai pris mes affaires et je suis partie...*


J’ai pris mes affaires et je suis partie…
Nous avons dormi l’un à côté de l’autre toute la nuit… comme d’habitude…
Physiquement, seuls quelques centimètres nous séparaient, à cause de la taille du lit… mais si on n’avait pu s’éloigner plus… On l’aurait fait, autant l’un que l’autre.
Emotionnellement, un monde nous séparait… Lui pensait avoir une femme peu intéressante, puisqu’elle fut si facile à soumettre (ce sont des suppositions, mais je prends le risque de supposer !! Aujourd’hui plus rien ne m’en empêche).
Et moi, je n’avais qu’une idée en tête, partir… Parce que tant que je ne serais pas partie, je continuerais à me poser des questions et à me dire Et si… Et si…. Et si…
J’ai du dormir une heure ou deux toute la nuit, en pensant ce que Prince et la Reine Mère m’avaient fait subir durant tout ce temps… A l’exercice de la femme et belle fille modèle, j’ai excellé ! Mais ai quand même perdu… On ne gagne pas face à la famille royale !!!
Je précise qu’aujourd’hui je ris… je ris de voir à quel point, j’ai été stupide parce que trop embourbée dans l’objectif de contenter ses altesses !!!
Bref, revenons à nos moutons, on s’est levés le matin… Il ne se doute de rien, ce chou…
Il a passé le mois saint à me maltraiter, m’a laissée sans explications, a accepté sans rechigner le fait que chacun dîne chez ses parents, qu’il ne rentre qu’à plus de minuit chaque soir, se faisant gracieusement accompagner par je ne sais qui, et le pompon… Parti passer un week end en solo ????
En plus de tous les problèmes de fond qu’on a rencontré, le comportement « je m’en foutiste » de Prince, m’a autorisé à faire de même…
Il sort, il sort je ramasse mes affaires… et je m’en vais….
Avant de partir, je préviens quand même la famille Royale de mon départ… C’est le choc…
Je retrouve mon environnement, ma famille, le soutien de mes amis…
Je me sens légère et libre… J’ai pris mes affaires et je suis partie…

jeudi 25 septembre 2008

*Harcelée...*


JOUR 4

Je suis allée chez un médecin généraliste pour lui parler de mes symptômes : eczéma persistant, douleurs musculaires, migraines, nausées, vertiges, cycle perturbé, … Je suis rentrée avec le verdict que cette détérioration (minime) de ma santé physique n’est rien comparée à la détérioration de ma santé mentale. Il me dit d’aller consulter au plus vite. Je refuse…

Je peux y remédier seule…maintenant que j’ai envisagé de divorcer…Il va falloir que je prenne sur moi. Je sais que je suis assez forte. Je pleure toutes les larmes de mon corps face à cet écran silencieux et qui n’a pas de bras pour m’enlacer. Comment vais-je supporter ce qui m’arrive ?... Divorcer… Je divorce…. Une première dans mon entourage… Il n’y aura même pas quelqu’un qui puisse me soutenir moralement…m’expliquer comment ça se passe ? Me dire si ce que je ressens est normal…

Je suis sur le net, et je cherche sur Google « séquelles psychologiques d’un divorce », « divorcer »… Je tombe sur des sites comme divorcer.com, elledivorce.com. Je n’en reviens pas, ça existe ?? … bon, enfin ça tombe bien, … Je suis sur elledivorce.com, je lis et je pleure… Je lis et je pleure… et je tombe sur une accroche « Dites stop ! Au harcèlement moral »… Je lis et je me dis… mais c de moi qu’on parle… mais c’est bien ce que j’ai subi… Ces maltraitances verbales. Le fait de me rabaisser tout le temps ! Ces remarques qui ont l’air si anodines et qui font de notre vie cet enfer… Je j’en arrive à penser que je ne fais rien correctement. C’est tellement fatigant… Je saute de site en site… sur le thème du harcèlement moral… Et j’en apprends des choses :

Ces remarques si anodines sont toxiques, c’est un poison…

Baisse de morale, souffrance intérieure, fatigue chronique…

Objectif : déstabilisation, emprise totale sur ma personne, envahissant,

Ruse : Me faire croire que c’est ça une vie de couple et que je suis coupable de tout

Idée générale : me dire que je fais tout de travers jusqu’à ce que j’arrive à le penser moi-même

Tactique : Faire sans arrêt des remarques sur mes convictions, mes accomplissements, ma capacité de décision et de jugement.

Humour : il dissimule ces critiques dans ses plaisanteries

Fait : L’engagement lui fait très peur…

Agissement : Il se valorise en me rabaissant…

Position : rester dominant…

Son défaut : Le narcissisme

Finalité : que je perde toute estime de moi-même pour que Mr. Se sente à l’apogée de son pouvoir

Fin du match : « Mais n'oubliez pas que face à un persécuteur, on ne gagne jamais. » (Doctissimo, « Harcèlement Moral »)

Je demande le divorce pour gagner à mon tour, la paix de l’esprit, et regagner ma confiance en moi et mon estime de moi-même… c’est trop demandé ?

vendredi 19 septembre 2008

*L'Ange Aux Ailes Coupées...*



C'est l'histoire d’un ange qui tombe amoureuse d'un homme... l'ange devient follement amoureuse de cet homme et ce-dernier, pour qu'elle lui prouve son amour, demanda à son ange de se couper les ailes et de les lui confiées..... Comme elle l'aimait de tout son coeur, elle accepta. Depuis ce jour, l'ange ne peut plus s'envoler quand il le désire... ne peut plus sentir le vent caresser sa peau en toute liberté... depuis ce jour l'ange vit des moments parfois très heureux.... mais souvent très tristes...
L’ange c’est moi…
Mais ceci n’est qu’un texte pompé sur le net… parce que je n’ai plus de personnalité, plus de trait expressif… plus rien…
Je suis un ange, nu… dépourvu d’ailes, de dignité et d’estime de soi…
J’ai envie de partir… Mais on me demande de peser le pour et le contre avant… d’être sûre de moi…de prendre une décision finale et irrévocable…
Mon Dieu, je n’ai jamais été très forte pour faire ça…
La seule chose dont j’ai toujours été sûre, c’était de vouloir faire ma vie avec lui…
Etre sûre de l’aimer ?
Mais peut-on aimer vraiment quelqu’un qui nous a fait autant de mal, et qui continue ?
Est-ce que je l’aimais ? Est-ce que je l’aime ? Ca fait quoi d’aimer ? Est-ce qu’on le sait quand on aime ?
Une tonne de questions se bousculent dans ma tête…
Est-ce que c’est vrai qu’il ne m’aime plus ?
Est-ce que c’est vrai qu’il ne me fait plus confiance ?
Peut être qu’il le dit parce que je suis sous ses yeux et tellement docile…
Veut-il vraiment me voir partir ?
A ce moment là, se dira-t-il qu’il n’aurait pas du ?
Est-ce que moi, je n’aurais pas du avoir cette discussion ?
Je ne sais pas… je ne me suis jamais sentie coupable… réellement, je ne me suis jamais été rongée de remords ou de regrets.
J’avais l’esprit bien clair, ce n’était qu’une discussion… qui n’aurait jamais pu aller plus loin… Je ne l’ai jamais trompé et ne le ferait jamais. Pas parce que c’est lui ou parce que je l’aime… parce que je n’aime pas la tromperie.
J’étais juste désespérée que l’organisation d’un mariage, la fixation de dates, et aussi la préparation d'un examen difficile et très exigeant fut été si éprouvants…
J’avais besoin de soutien, de caresses verbales, de mots rassurants, sur ce que j’étais, ce que je valais et ce que je méritais.
Quand la personne qui est en face de toi, te fais sentir que tu n’a pas le droit à tout ça… quand il ne te rassure pas mais ingère en toi le doute de te laisser partir dans d’horribles paroles, blessantes et dégradantes pour toi et ta famille. Quand après une très dure journée de travail, quand après une discussion avec les meilleurs parents du monde, déçus du traitement auquel ils ont le droit… tu n’arrives pas à te trouver le sommeil, que chaque parole résonne sur le rythme de la souffrance de ton cœur ensanglanté… Quand tu n’arrives plus à te taire… quand tu as envie d’hurler… quand tu ne cherches que du réconfort… Juste envie qu’il te dise : « t’inquiète ma belle, nous sommes ensemble et c’est tout ce qui compte… fais moi confiance ! ».
C’est tout ce que j’aurais voulu entendre, et faire… pouvoir lui faire confiance… me dire qu’il est là et qu’il ne m’arrivera rien tant qu’il est là…
Je suis sûre qu’il aurait voulu que je pense ça…
Mais comment ? Dans ce nuage d’ignominies, de paroles semblables à un coup de griffes félines… j’espérais plutôt, qu’il ne m’arrive rien DE lui, pas tant que je suis avec lui…
Je ne fais le procès de personne… j’en ai fait des fautes moi aussi… mais là où j’en suis, je me dis que mon erreur majeure est de ne pas tout avoir arrêté avant…
La première fois qu’il m’a manqué de respect,
Même s’il disait que c’était sur le coup de la colère… et qu’il s’excuse et qu’il met ça sur le compte d’une mauvaise passe, un mal être…
La première fois qu’il a hurlé comme un fou,
La première fois qu’il a cassé un truc ou jeté un autre…
Je n’avais pas trop confiance en lui certes, pas question de tromperie ou quoi que ce soit… mais j’avais confiance en moi… une folle confiance que j’arriverais à faire de notre vie un truc parfait…
Qu’en me côtoyant au quotidien, en y allant doucement, en prenant soin de faire tout ce qu’il a tjrs souhaité sans forcément le dire… je pourrais faire de lui le plus heureux des hommes…
Voilà mon objectif, faire de lui le plus heureux des hommes…qu’il oublie les galères des années fac… où je l’ai rencontré… et lui ai fait le plus beau des cadeaux.
Celui qui m’a fait patienter jusqu’ici … et qu’aujourd’hui on me reproche comme une tare…

mercredi 27 août 2008

*What about forgiveness ?*














Le pardon ? Mais, on pardonne une erreur… Je n’ai pas fait d’erreur…
Je n’ai eu qu’un moment de faiblesse, conditionné par une situation qui m’encourageait à tout envoyer balader… du à tel manque de respect… à des insultes… avec des mots crus et tellement blessants, … à des inculpations en oubliant l’aspect « Présumé Innocent Jusqu’à preuve du contraire ».
L’histoire se passe dans le contexte de la préparation d’un grand projet… Il faut s’échanger des données, et utiliser les affaires des uns et des autres… quand cette pièce à conviction lui est tombée dans les mains, il n’a pas hésité une seconde à en fouiller les décombres.
En farfouillant dans ce qui ne le regardait pas, dans un lieu qui était censé l’aider, il a trouvé ce truc… exprimant un mélange de souffrance, de compassion, de regrets du passé (factices, mais ça reste entre nous… je ne regrette rien, ce n’était pas pour moi) , un langage doux et rassurant, très peu ambigu quand on ne cherche pas à lire entre les lignes… aucun fait, la preuve d’aucun fait… des paroles, sur écran … sans actes derrière… des paroles rassurantes, édifiantes, encourageantes… qui m’ont juste permis de me reconstruire, d’assumer et d’accepter de lier pour toujours mon futur à celui qui m’avait tant fais souffrir , mais que j’aimais tant!
Je pense que je n’ai jamais aimé quelqu’un d’autre que lui… ou alors c’est parce qu’il a eu droit à ma virginité ?... alors que je me suis offerte à lui… je lui donné une possibilité de décider du satisfait ou remboursé !... Nous y viendrons plus tard !
J’étais encore et je suis encore sous garantie, complètement dévouée à mon propriétaire… même s’il me maltraite…
Pour me soulager, j’ai simulé un éventuel « remboursé ! », pour voir ce que je valait aux yeux d’un autre propriétaire, qui n’a fait que monter les enchères depuis tout ce temps, et espérait m’avoir comme un trophée, non pas pour m’utiliser juste pour m’observer… ce qui ne m’a pas du tout donné envie de changer de propriétaire au bout du compte… je voulais le mien, dans un élan de masochisme que je ne comprends toujours pas…
Par cet écart qui n’était que verbal, même pas par la pensée… j’ai failli faire capoter ce grand projet, mais in extremis, il a eu lieu… réussi ou pas… je n’en ai jamais eu de confirmation…
J’ai fait des excuses et demandé pardon maintes fois pour cet écart VERBAL, « je n’aurais jamais du avoir cette discussion »…
Mais ce n’était qu’une discussion… des mots… et je le jure… EN L’AIR… à la recherche d’un peu de réconfort !
Le projet réussi… l’engagement était pris… mais passé sous silence, pas d’effusions, pas de cris de joie, pas d’expression de bonheur ou de gratitude, ni même un sentiment apparent de réussite…
J’y travaille… j’y travaille chaque jour pourtant…. Me demandant pourquoi je n’ai pas le vent en poupe… pourquoi je n’ai eu que des moyens (achetés en solde) pour accomplir ma tâche… pourquoi je n’ai pas eu droit à l’ouverture internationale pour élargir mes chances, m’épanouir dans mon travail et sentir une gratification quelconque…
Jusqu’au jour hier… où la réponse m’a éclatée en pleine gueule, hier… où je me suis entendue dire : « cet écart verbal a définitivement changé ta position, contente toi de ce qu’il se passe aujourd’hui »...

Qu'en est il du pardon? ... ne pardonne-t-on pas un moment d'égarement? ... Sans conséquences?