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mardi 12 mai 2009

*Love me, Marry me, Leave me…*




En ce moment, je n’entend parler que de séparations… un nombre incommensurable de séparations, après des années, après des mois, après des semaines, des jours de mariage… mais aussi des années, des mois, des semaines, des jours avant le mariage.

Ma cousine, un an jour pour jour… entre l’établissement du contrat et la prononciation du divorce.
Moi, 6 mois de vie maritale, après 8 ans de vie commune.
Une amie, 4 mois de vie maritale, après avoir dissous (parce que pas consommée) une première union (de raison) pour l’épouser (par amour), et il divorce!
Un ami, divorce après quelques semaines, pour mésentente financière
Une vague connaissance, de retour chez ses parents, préfère réfléchir avant de faire un enfant, … deux jours de réflexion, les papiers du divorce arrivent par la poste avant qu’elle n’ai fini de réfléchir… « Je ne m’excuse pas, je ne suis pas fait pour le mariage, je m’en suis rendu compte après ».

Hier, je parlais avec une collègue et amie, on se disait qu’aujourd’hui, nous, femmes, ne voulons plus nous marier. Nous pensons qu’aujourd’hui en Tunisie, les gens se marient pour de mauvaises raisons, contre les fondements du mariage, et pour la société.

Flashback :

De quoi avaient besoin nos grands-mères, en se mariant ?

• Avoir un statut social
• Sortir de l’autorité paternel pour trouver la (pseudo) liberté avec un mari
• Se faire entretenir financièrement
• Se sentir protégée par un homme
• Faire des enfants
• Avoir un rôle à jouer en faisant la cuisine et éduquant les enfants

Ce dont souffraient nos grands-mères, en se mariant ?

• Peu de liberté de bouger
• Peu de liberté de parler
• Peu de liberté de décision
• L’estime de soi n’était vraiment liée à un accomplissement personnel mais tournait surtout autour de mari, enfants et cuisine

(Bon je l’avoue c’est un peu caricatural… mais ch’uis libre sur mon blog)

Le plus important et je ne le dénigre pas, c’est qu’elles étaient heureuses. Ma grand-mère est avec mon grand père depuis 55 ans, elle a supporté l’adultère pendant 15 ans, mais elle l’aime et elle est heureuse. Elle me dit et me répète que c’est le devoir de la femme de servir corps et âme son mari, que c’est sa raison d’être (pas son devoir, parce que là je suis d’accord, mais pour elle c’est au-delà du devoir), et que le divorce c’est aussi grave que la mort qui tue… L’homme est fort, il est fait pour gérer, pour décider, pour vivre sa vie à l’extérieur, donc il connaît la difficulté de travailler, de ramener de l’argent, …. T’éxagères un peu Mamie, mais je ne t’en veux pas… c’est le schéma dans lequel tu as vécu…

En fait, aujourd’hui, nous, les femmes, où en sommes-nous par rapport à nos grands-mères ?

• Nous portons le pantalon et conduisons des voitures, des 4x4 et des camions (comme l’homme)
• Nous avons fait des études (comme l’homme, ou + généralement, les nénéttes sont meilleures à l’école, c connu :p)
• Nous avons des boulots, (comme l’homme et avec l’homme…Nous sommes même hiérarchiquement bien positionnées)
• Nous ramenons de l’argent (comme l’homme et pour aider l’homme)
• Nous savons parler actu et culture gé’ (pour communiquer avec l’homme sur autre chose que la bouffe et la grossesse, et pour renflouer son égo devant les autres hommes)
• Nous nous faisons belles et restons minces (pour l’homme et pour le fidéliser : vraie stratégie de marketing)

Bon, comme ça c’est dit, ce n’est qu’un constat…

Donc par élimination, tout en restant dans la logique et non la logique féministe…
La femme sait aujourd’hui comment ça se passe à l’extérieur, la difficulté de travailler et de collecter de l’argent, de se faire sa place et de réussir face à l’homme… (Allons encore plus loin… c’est la fête du slip !!)

Elle aide l’homme dans sa conquête du monde extérieur et se fait respecter par ses collègues et amis (Hommes, mais pas les leurs) pour leurs prouesses techniques à la fac, au travail, et au volant (bon, ça c’est encore à prouver mais elles y travaillent).

Entretemps, elles portent et recousent les pantalons, travaillent au front et cuisinent (du tajine au poulet aux sashimis), éduquent les enfants et parlent actu et politique au restau… Sentent bon le shampoing et ont les ongles vernis mais emmènent leurs voitures à la visite technique, et sont capables d’expliquer ce qu’est une purge et pas seulement celles qu’elles font à leur maris (Bon, je deviens vulgaire… mais je m’emporte ! Je mène mon combat !)

De quoi a besoin une femme aujourd’hui,

• D’une b*te pour prendre son pied
• D’un regard qui sous entend « Quelle femme ! »
• De montrer tous les lapins de son chapeau en étant sûre d’elle et encouragée
• D’être gratifiée par des mots, des gestes
• D’être respectée à la maison, aidée, secondée et comprise
• D’enfanter
• D’avoir une position « socialement correcte »

Pour en revenir à la discussion que j’avais avec ma collègue et amie, aujourd’hui la femme veut plus que jamais ce dont elle besoin. Comme elle a eu besoin de Bourguiba pour s’émanciper, de diplômes pour travailler, de sperme pour enfanter, de courage et d’effort pour se faire accepter en société comme la (pseudo) égale de l’homme (on y travaille)… Tout ça pour dire, que quand femme veut, femme peut.

Donc nous avons des BESOINS, et nous exigeons de les combler. Alors quand ce n’est pas possible à la maison… ça crée des problèmes et on finit au tribunal. La femme n’a plus peur du divorce, et comme elle démissionne d’un emploi pour en trouver un plus valorisant, elle en fait de même avec son conjoint.

Je ne suis pas un homme et l’Homme peut avoir un tout argumentaire, d’ailleurs j’invite qui veut à nous le soumettre. Nous sommes ouvertes et pas seulement de l’entrejambes. (De nos jours, nous nous autorisons la vulgarité, surtout moi !!!)

Donc, dans les points cités plus haut, les deux seuls à poser problème sont les deux derniers, surtout à Tunis :

• D’enfanter
• D’avoir une position « socialement correcte »
Car les autres sont possibles sans avoir à établir un contrat de mariage ! Oui, oui,… :)
A Tunis, nous nous marions pour répondre favorablement à la question du jugement social : « Tu es mariée ? »

Les plus culottées diront : « Oui, mais je suis malheureuse », on leur répondra : « C’est mieux que d’être vielle fille ! »

Absurde, société castratrice, instigatrice de frustration, d’envie… Société de merde !

Aujourd’hui, les filles tunisiennes (sauf exception, oui, oui… !) se marient pour comme elle irait chez le gynéco se faire triturer la foufoune par un spéculum. C’est un peu froid, c’est étrange au début comme sensation, et on ne peut pas dire que ce soit désagréable… ni agréable ! Et comme toutes les nanas le font… ben on le fait ! Mais il faut le faire par précaution, pour faire des enfants tranquille !

Idée : Et si on autorisait le concubinage pour réduire les divorces?! Pas con, hein ?... ouais, ben pensez-y ! Parce qu’au moins on irait à la mairie pour de bonnes raisons… l’AMOUUUUR ! Et non la société !

Messages perso aux p’tits gars !

Et puis les mecs, acceptez notre transformation (en cyborg émancipé qui se laisse pas faire) et dites nous si on manque à notre devoir… On est assez intelligentes pour comprendre, on arrangera ça !

Et arrêtez de nous comparer à vos mères. Vous ne tirez pas vos mères, que je sache (quoique ?!)alors arrêtez de nous mettre dans le même sac ! On le sait, … elles étaient des femmes parfaites !... Mais pas nous ! Et pourquoi tu m’as épousée ?... Il fallait me le dire que tu voulais que je ressemble à ta grand-mère, ou ta mère, vision d’horreur ! Et dans ce cas, j’aurais été cette personne dans l’assistance qui n’aura pas accepté de se taire à jamais, j’aurais dit NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !


Je pense aujourd’hui et ça n’engage que moi, petite Lolita, que le mariage tunisien favorise le divorce et l’homosexualité, et est trèèès castrateur,… bien plus qu’une belle mère !
Allez assez blasphémé… J’attends les commentateurs qui vont me descendre en flèche ! Mais ch’uis une femme, mais j’ai les reins solides,… tu l’as pas remarqué au lit, chéri ? … ben, c’est pareil dans la vie ! :p

mardi 27 janvier 2009

*Stairway to heaven...*


Il y a un moment sur lequel je voudrais revenir. Et, c’est un étrange sentiment qui m’a donné envie d’y revenir…

Je sens cette boule dans ma gorge. Cette pression sur mon cœur, ce tremblement de tout mon être et cette nausée qui m’est devenue si familière… On m’a tout juste dit qu’on avait vu mon ex-mari au restaurant. Et cette vague d’angoisse m’envahit. La première question, c’était… « En charmante compagnie bien sûr ?! ». Le « Non, avec des hommes » ne m’a ni fait plaisir, ni rassurée… C’est l’idée d’entendre encore parler de lui, au risque de le croiser, de croiser son regard qui me répugne au plus haut point. Je suis dans une ambivalence totale, si je le croise, avec une autre : serais-je dégoûtée à l’idée de le voir ou plutôt de la voir ?

Par les deux, il me semble… Le voir me torturerait… et c’est par cette déduction que je voudrais revenir sur ce moment dont je parle plus haut.

Il s’est produit un incident les derniers jours de vie commune. C’était le mois de Ramadhan, et nous avions reçu tous nos amis à dîner. Bien que psychologiquement éprouvant puisque tellement faux… ce dîner a réussi à leurrer tout notre entourage et même mon mari lui-même… Qui s’attendait à ce qui allait arriver le lendemain ?

On aurait plus parié sur « Lolita est enceinte » que sur « Lolita est partie ».

On a passé une nuit, l’un dans les bras de l’autre, malgré les problèmes …ça n’avait rien de sexuel… ça on n’en avait pas envie….

Le matin je suis au bureau et je sens un faux bonheur… une trêve, un cessez le feu… On s’envoyait des sms…et on prévoyait une soirée sexy en rentrant à la maison.

Quand dans ce nuage de sms, il m’appelle et me dit « Ma mère est fâchée contre toi… appelle là et fais lui des excuses… tout de suite… et je veux que tu sois convaincue de t’être trompée en lui manquant de respect. » Manquer de respect : Elle a refusé que je fasse part égale entre elle et mes parents, pendant le mois saint. Elle voulait que je ne voie pas mes parents et que je sois exclusivement chez elle. Et a exigé de son fils qu’il en soit ainsi. Et j’ai refusé de capituler…

J’appelle la vertueuse et pas du tout autoritaire Belle Mère, qui ne me répond pas téléphone, prête à faire des excuses pour un manque de respect involontaire. Pourtant, elle ne me répond pas… ni une, ni deux, et ni trois…

Son fils chéri et téléguidé me dit, elle refuse de te parler, et elle ne veut plus te voir… Nous n’irons plus chez elle, nous vivrons notre petite vie.

Je me disais : « Toi chéri ? Vivre sans Maman et sans l’argent de Maman ? Te contenter de moi ? Finir par me voir telle que je suis ? Accepter l’idée que je ne te veux aucun mal ?... »

Il me dit qu’il n’y a pas de quoi s’énerver que c’est tant mieux… et qu’il était hors de question qu’on se dispute et qu’il ne fallait pas que je sois perturbée.

Je ne croyais pas un mot de ce qu’il disait… je le connais, c’est un drame qui arrive. J’attendais sagement les représailles.

Je rentre, et j’attends que la sentence tombe…

Il est là, on essaye de discuter de tout, de rien … mais y a une gêne… une gêne palpable, comme si j’attendais que mon bourreau lâche la corde, pour que la guillotine tombe et me sectionne la tête.

Et ça n’a pas tardé…

Cette scène s’est transformée en massacre… sanglant, violent, pâtissier et culinaire…

Il s’est mis à hurler, à écraser le gâteau et en à mis partout. Du gâteau sur les murs, sur ces mains, sur mes vêtements. Il crie me pousse, et me blesse… les horreurs qui blessent mon âme, sont aiguisées, tout ce que j’aime y passe… de ma dignité à ma famille, de mes principes à ma gueule… tout, tout, tout… Il n’a rien laissé…

Je finis en pleine hystérie, en larme, l’orteil ensanglanté pour avoir mis un coup de pied dans le récipient en terre cuite, remplie de calamars en sauce… c’est dans ma vie que j’aurais voulu mettre un coup de pied… Mes doigts tordus… par ces doigts, pour me prendre mes clefs, m’empêcher de sortir de la maison, me regarder avec son regard de diable et me dire « Pleure,… tu peux pleurer à en mourir… Mais tu n’irais nulle part… ».

Je hurle « C’est ça un Homme, c’est ce qu’on appelle un homme, c’est ça un mari ???!!! »

Violence morale et physique… mais la violence morale fait de loin beaucoup plus mal… beaucoup plus mal…



Quand je le verrais avec la nouvelle… c’est de le voir qui me fera le plus mal… je me rappellerais de ce moment, où il aurait pu me tuer, ou j’aurais pu le faire moi-même… où je suis entrée, en larmes dans cette salle de bain, tourné le verrou, ouvert le tiroir à pharmacie regardé toutes ces rangées de pilules… pensé que je n’avais même pas à fermer le verrou parce qu’il viendrait pas me chercher… pensé à ma petite sœur, que je veux voir grandir… et pour elle, j’ai surtout pensé que j’avais un moyen alternatif d’arrêter de souffrir et de ne plus vivre avec lui, de ne plus avoir peur de sa violence, due à sa médiocrité… Il fallait que ça s’arrête… pas ma vie…Juste ma vie avec lui…Qu’il n’en valait pas la peine… qu’il ne valait rien… que je valais mieux que ça...

Belle Maman, tu as gagné… Ton Prince/Monstre est de retour…

mercredi 24 décembre 2008

*Femme, Argent, Divorce et Diamants*


Mon ex mari et moi, avons eu une relation longue et très tumultueuse… Nous avons rompu, quelques temps après les fiançailles (Ta3aref, comme on dit chez nous). Fille de bonne famille et éduquée que je suis… Contre le gré de ma famille… J’ai rendu le médaillon qu’on m’avait offert… Plus d’union en vue=> retour des bijoux… Pas question qu’on dise de moi que je suis une profiteuse…
Parce que c’est maktoub, on s’est remis ensemble et on s’est mariés… Je n’ai émis aucune résistance ni au choix du solitaire, ni de l’alliance, ni des bijoux…ni même du mobilier de ma maison…
Je voulais montrer à ma belle mère et mon mari que j’avais confiance en eux, en leurs goûts et leur montrer que ce qui leur plairait me plaira… puisque ce sont eux qu’ils l’ont choisi et que je les aime…
Je me fichais éperdument de tout… mais aujourd’hui, je sais que j’avais accepté cela pour éviter les problèmes, et surtout parce que j’étais tellement mal dans ma peau… Que même un solitaire si gros qu’il faille se balader avec une brouette ne m’aurait pas fait plaisir…
J’avais simplement besoin de tous petits riens… que je n’avais pas…
On m’a offert les bijoux… à leur convenance… mais je peux dire qu’ils ne me déplaisaient pas… et ils ne me plaisaient pas non plus… je ne les ai jamais regardés de près, à vrai dire…
C’était le symbole de cette union… mais comme pour moi, elle ne symbolisait plus rien, … les diamants et l’or n’étaient que les aspects Bling-Bling de cette union ratée…
Le jour où je suis allée voir une avocate pour demander comment se passaient les modalités d’un divorce… Elle m’a dit la première chose que tu dois faire est de mettre tes bijoux en lieu sûr…
Ils sont à toi, c’est ton droit devant la loi et devant Dieu… Ils te les ont offerts pour concrétiser l’union, ils sont à toi !!!
Je l’ai trouvée odieuse de dire ça… est ce que c’était le moment de parler de matériel… ? J’étais prête à quitter l’homme avec qui j’ai voulu faire ma vie et elle me parle de bijoux et de diamants ?
Mes bijoux étaient chez mes parents, dans leur coffre, depuis le premier jour du mariage… et étaient sincèrement à ce niveau le dernier de mes soucis…
Quand j’ai parlé à l’avocate de prendre mes affaires et de partir… Elle m’a suggéré de le faire sans prévenir parce que si mon mari venait à casser ou à me prendre des choses de valeurs, je n’aurais aucun recours devant la loi… Qu’il fallait absolument que je prenne mes affaires « de valeur » avant qu’il ne tombe dessus.
Horrifiée par la dimystification de la séparation…je trouvais qu’elle ressemblait plus à un mauvais James Bond, qu’à une rupture forcée, à la Roméo et Juliette.
Je n’ai pas respecté la volonté de mon avocate, et une fois que j’ai ramassé mes affaires, j’ai prévenu avant de faire sortir le moindre carton ou sac de la maison. Je trouvais ça trop malhonnête, même au point où ça en été arrivé.
Sachez-le, mon ex mari et moi nous sommes toujours respecté et n’avons jamais, eu des craintes de tromperies ou le doute d’un adultère. Il fut le premier et le seul pour moi… et je suis sûre jusqu’à aujourd’hui, que de cela, il est convaincu…Mais les derniers jours, j’ai été traitée de tous les noms par sa lui et par sa famille… de tous les noms…
Je suis sûre et je mettrais ma main au feu… que jusqu’à la dernière minute, ils pensaient que je faisais de la provocation et que je redeviendrais vite fais, la fille soumise et conciliante que j’étais… Mais c’est vraiment mal me connaître…
J’aurais été correcte jusqu’au bout… mais là… Hors de question qu’on touche à mon honneur…
Puisque j’ai été étiquettée et insultée, à la limite traitée de trainée… c’était alors de mon droit de me comporter de la sorte… A partir de ce moment, j’ai refusé tout contact avec mon passé… et comme me l’avais dit mon avocate… On allait en venir à des bassesses innommables…
Qu’à cela ne tienne, une trainée digne de ce nom… qu’aurait elle fait… ?
Bien que personne ne me croie, si la séparation s’était faite dans la dignité, j’aurais rendue les bijoux… ayant préalablement laissé tous les cadeaux dans le domicile conjugal. Je ne voulais rien garder de lui… et je ne garderais rien… je n’ai ni besoin de ses bijoux, ni de ce qu’ils représentent, ni d’argent, ni de souvenirs.
Aujourd’hui, ils sont toujours dans l’endroit où ils étaient cachés depuis le premier jour…
Mais entretemps, ma belle famille (d’ailleurs je ne vois pas pourquoi on l’appelle « Belle ») s’est démenée, non pas pour trouver un moyen d’éviter ce divorce, de me récupérer ou de calmer le jeu entre mon mari et moi…Ils voulaient (Ce qui a été fait dans ce sens, était uniquement un moyen détourné de…) récupérer les bijoux… l’or et le diamant = Argent !
Au diable la femme et l’amour… !! Si ce n’est pas malheureux, cette société…
Mon ex mari a contacté un juge qui se charge des divorces, et a commencé sa requête par « Y a-t-il un moyen de récupérer les bijoux ? »
Ce que j’en suis malheureuse… Je ne pourrais même pas vous le décrire… Je ne compte pas devant le prix qu’ils ont coûté, leur valeur en carats et leur éclat.
Mon honneur, ma virginité, ma dignité et le fait de cocher la case divorcé(e) sur les formulaires de l’administration, n’a pas compté devant les diamants…
Heureusement pour moi, ma compensation sera morale, puisque je ne vaux rien, les vauriens ne rendent pas les bijoux qui sont leur droit.
J’aurais été droite et juste de les rendre… polie et pas la profiteuse dont ils vont parler à tout Tunis… Mais j’accepte qu’à divorcée et trainée, on ajoute le suffixe profiteuse…lorsqu’on parle de moi…
Sachez que ce que je fais n’a rien d’illégal, que j’en ai parfaitement le droit et que c’est même recommandé… J’aurais préféré les rendre… j’aurais préféré compter pour eux… un tant soit peu… j’aurais préféré ne pas me marier avec lui, j’aurais préféré ne pas le connaître, j’aurais préféré écouter mes parents, et ma tête qui me disaient stooooooooooop !
Je ne garde pas les bijoux, je n’en ai que faire, je compte les vendre… et avec l’argent me racheter une dignité, un honneur… ce qu’ils m’ont pris… Je compte donner l’intégralité de la somme pour aider mon prochain… Tout partira en dons… absolument tout… Car seul Dieu pourra me restituer ce qu’ils m’ont pris… Et lorsque Leur argent ira pour la bonne cause… Je prierais pour qu’il nous pardonne tous, moi de m’être trompée et eux… pour le reste…