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mardi 14 juillet 2009

*Mea Culpa*


L’article décousu du Mardi 14 Juillet 2009,
22 Décembre 2008,
La délivrance… enfin c’est ce que je croyais… disons plutôt que l’adversaire à quitté le ring… Mais un fantôme l’a remplacé. Cet être translucide me perturbe, il me ressemble étrangement… mais en plus moche. Qui est-il ?
Je m’en fiche, je ne suis sortie que plus forte de cette épreuve… J’ai été vampirisée, mais pendant l’opération d’aspiration de mon énergie, je me suis transformée moi-même en vampire.
Je me sentais revigorée parce que je n’appelais pas cette délivrance un échec mais une échappée belle.
Je me suis sentie belle, et échappée… et prête à re-croquer la vie à pleines dents, mais ça n’a duré qu’un temps.
Je me suis redirigée vers la raison, l’assurance, les gens en qui on peut avoir confiance… tout n’était qu’à 99% raisonnable et sûr.
Bonjour les surprises ?!
A coup de « ça ne m’étonne pas ! » et de « Fallait s’y attendre », j’ai fini par conclure que « c’est tout ce que je mérite ».
Quand le Saint devient mytho, le fidèle devient traître, l’amour devient haine… comment faire confiance…
Quand on te dit des choses sur toi que tu as du mal à entendre, à croire… mais que tu finis par intégrer.
C’est là que tu observes ce fantôme et que tu te dis, « je commence à comprendre… J’arrive à apercevoir ses traits,… c’est moi, comme je me vois… c’est moi telle que cette histoire m’a transformée, telle que la société m’en a remis une couche, telle qu’elle m’a poussée à me juger. »

Je suis la seule à me donner des illusions, j’ai cru à l’impensable, me suis conduite à l’infernal, ai cru à l’impossible, me suis donnée en pâture, a été de bonne foi… ceci est répressible par la société… Cette même salope qui, une fois que je me suis rendue à l’évidence et ai crié « MEA CULPA » en plein envol, m’a tiré entre les omoplates...
Mauvaise jugeuse, fausse forte, naïve, … viens ici ! Elle m’attrape par les cheveux et continue d’essayer de me faire mordre dans la poussière.
Je résisterais, me reprendrais en main, ne la laisserais pas me faire croire que je suis un poison toxique pour moi-même… c’est elle le poison et je me désintoxiquerais. Elle m’a montré des voies, qui ne sont pas celles du seigneur, pas celle du destin… mais celle d’une fille qui continuerait à se fourvoyer pour accepter la manipulation perverse que lui inflige cette narcissique société, mythomane et qui exige que tu sauves les apparences à tout prix. Souris face à elle et retourne-toi pour pleurer. Rentre dans les rangs et passe ton temps à regretter… Elle te culpabilise mais tu dois encaisser, projette tous ses travers sur toi et te critique…mais tu dois continuer à sourire, bats toi contre elle pour qu'elle ne te pousse pas à la dépression et l'auto-dépréciation… elle devient ta pire ennemie, te pousse au suicide (social?).
En caméléon vorace et roublard, elle monte sur le ring et te mets face à ce qu’elle veut faire de toi, ce(tte) « toi » moche et malheureux/se, mais si « aux normes ». Alors tu as le choix, et ça s’appelle le libre arbitre.

Je conçois que c’est très dur d’être fasse à soi même et de décider de se mettre KO. Mais quand on pense que cette image n’est qu’un « démon », que de le sortir du ring te permettra de respirer, de vivre et de ne plus avoir une présence qui te pousse à te résigner, capituler, accepter un triste sort « social » sonnant tellement faux.

Tu choisis quoi ? La baston et le max de chances d’accéder au bonheur ? ou Les démons et la schizophrénie ?

Pour moi, je suis au creux de la vague mais je suis sûre qu’il vaut mieux se battre pour le bonheur que de se battre contre une psychopathologie.

lundi 23 mars 2009

*Quand les doutes se propagent …. C’est le début de la renaissance ?*



Je me suis appliquée à ne pas confondre, divorce et échec mais surtout pour comprendre que ce divorce est une réussite, ayant nécessité un grand travail sur soi, mais qui constitue une possibilité de retrouver enfin le bonheur.

J’ai fait une erreur, un jugement égaré, comme chaque personne aurait pu le faire… toi, moi et les autres. J’en ai souffert et je continue à en souffrir. Mais je suis convaincue que la barre va se redresser, que je vais faire un bilan, et rebondir. Repartir sur des bases plus saines…

Je suis pourtant dans l’incapacité d’exprimer mes émotions, je pense que je refoule, contre ma volonté, j’aimerais assumer ma souffrance, par moments j’y arrive très bien et à d’autres moments… je n’arrive pas à me laisser submerger.

Je sens que je passe par une période de stress intense, de tristesse, de colère et d’angoisse. En société, j’essaye de ne pas les montrer… mais vu les réactions dans mon entourage, je ne le cache pas bien…. En réalité, j’essaye de m’en servir pour repartir, transformer cette colère en énergie recyclée.

Cette crise me permet de réviser ma vision de la vie de couple et de la vie amoureuse. Je sais que dans un divorce les torts sont partagés. Je dois faire le point sur ce qui de mon côté n’a pas été… sur mes besoins, mes désirs, mes réactions… Je dois remettre en question l’idée du mariage et de la vie à deux.

Parfois, on se rend compte après coup qu’on n’y a pas beaucoup réfléchis, et qu’on s’est engagés sans se demander si cette personne avec qui on semble être bien, s’applique à notre estimation de la vie maritale. Si je n’y pense pas, je risque de faire les mêmes erreurs… dans l’avenir.


Ce qui m’a aidé durant cette phase, et ce qui continue de m’aider… ce sont les personnes qui ont vécu des choses similaires. Elles seules étaient capables de comprendre ce que je ressentais, où le mal être dans lequel on se trouve par moment.

Les « amis » voient seulement parfois que l’aspect séparation est le fait qu’on se soit débarrassé de quelqu’un qui ne nous rendait pas heureux.

Un divorce, une séparation… c’est une part de nous même qui part avec la personne, agrémentée de souvenirs, d’un vécu communs, de petites habitudes, qui constituait une partie de nous.

D’un autre côté on se sent terriblement seul dans cette galère… Voir que d’autres y sont aussi, ça rassure, et voir que d’autres en sont sortis ça motive. Et, ils en parlent avec une telle sagesse, sur un ton si calme… Et, nous dans la tourmente, on s’imagine déjà en être sortie et en parler aussi sereinement comme une belle leçon de vie…

Oui, effectivement, j’ai de bons amis… mais ils n’ont pas encore fais l’expérience du mariage, et encore moins du divorce… ils sont incapables de m’aider, de me comprendre…

Alors, par simple empathie, j’essaye d’éviter au maximum de leur parler de choses qu’ils ne comprennent pas, de créer des débats sans fin sur le bienfondé du divorce, du fait qu’un peu de patience aurait permis d’éviter tout ce mal... Un bla bla sans fin qui se termine par un « de quoi tu te plains, c’est toi qui a voulu divorcer ? »

Par rapport à leur vécu, je deviens sans le vouloir moralisatrice, j’ai plus de recul aujourd’hui… par rapport cette expérience enrichissante qu’est le divorce : je sais qu’il y a des signes, des alertes qui permettent d’éviter les erreurs.

Et chaque fois que je vois un des mes amis aller vers un « warning », je ne peux m’empêcher de le signaler. J’y mets de l’émotion parce que j’en ai souffert… et j’en souffre encore. Mon entourage me trouve, désormais trop dure, trop sûre, trop… réductrice… Alors, je finis par me taire. Je ne veux plus jouer la rabat joie.

Du coup, je me demande si je ne dois pas prendre un peu de recul par rapport à tout ce beau monde… Et y revenir quand je serais moins à l’affut de la fausse note et plus confiante quant à l’avenir et la vie de couple.

Je ne tourne pas en rond, je travaille et socialement j’existe. Heureusement, c’est avec cet autre visage que j’ai réussis à me remonter la pente.

J’ai eu une autre bataille à livrer, la bataille contre la société qui voulait m’anéantir parce tout le monde ne me voyait pas à terre… Incompatibilité divorce/dignité… C’est mal me connaître que de penser que j’allais me donner en pâture à la société. Ceux qui ont essayé, m’ont déstabilisée un temps… et puis, on bien comprit que j’étais forte. Ce semblant de bataille a occupé mon esprit… et m’a détourné de ce qui a pu me faire souffrir.

Mais quand les gens (la société) profitent de ton nouveau statut pour te créer des problèmes, tu te mets à voir les relations humaines comme quelque chose de très éphémère, de volatile et de frivole. On se dit, si celui que je pensais être l’homme de ma vie, m’en a fait baver jusqu’à ce que je m’en aille, que puis-je attendre des autres ? Alors, on se décide à prendre le bon et à zapper le mauvais… et à donner, donner, donner sans compter… parce qu’on se rend compte que c’est là notre force : Donner de soi, de ce qu’on a et de ce qu’on peut…

Remise des compteurs à zéro, finis le donnant/donnant… Je te donne parce que je suis généreuse, et je n’attends rien en retour… Te donner me fais plaisir. C’est une opportunité pour moi, pour une renaissance, pour une croissance personnelle.
Merci à toi, à vous et à vous tous…


vendredi 13 février 2009

*Femmes, Amour, Mariage et Sciences Occultes (épisode 1)*



En ce vendredi 13, bien que pas du tout superstitieuse… Je poste le premier article d'une série qui parle de mon expérience avec les marabouts, voyants, devins et autres charlatans a qui j’ai eu à faire dans ma vie… Les histoires sont racontées aujourd’hui avec un certain recul, mais je suis convaincue… ces pratiques ont bousillé la vie de certains naïfs qui y ont cru. Heureusement, chez moi c'était très superficiel!

Ceci est entièrement le récit de mes expériences et non pas un article généraliste sur les femmes tunisiennes et l’emploi de l’art divinatoire pour répondre à des questions existentielles.

Dès mon plus jeune âge, j’ai cette image de la vieille dame en sefsari qui sonne à la porte en disant qu’elle voit dans le marc de café, les cartes, la paume de la main… Je demande à ma grand-mère : « Mamie, mais qu’est ce qu’elle voit ? »…

D’ailleurs, 20 ans plus tard, à part les dinars que je lui donne pour se foutre de ma gueule, je n’ai toujours pas compris ce qu’elle voit !!!

J’avais 15ans, je suis au lycée avec D. une amie… Elle est amoureuse de S. depuis le primaire ! Elle souffre depuis des années… et n’en guérit pas… c’est l’année de l’orientation, elle doit faire un choix décisif… Aller dans une branche de nuls pour le suivre, ou aller avec les meilleurs (dont elle fait partie) et l’oublier…

Alors, on lui propose d’aller voir « Narjess » une voyante qui a des visions en disant le coran OO°… Qui lui dira ce qu’il lui reste à faire…

Elle est à la Marsa (D’ailleurs, je passe devant chez elle tous les jours pour rentrer chez moi jsuqu'à aujourd'hui), elle bosse chez elle… Il faut prendre rendez vous par téléphone.

Elle me demande de l’accompagner, j’ai peur de ma mère… mais… J’y vais quand même en cachette. La consultation est à 5dt ou 10 dt en fonction du nombre de cartes à tirer (7 (Religieusement correct ou politiquement correct ou 13… (Encore ce treize !!))


On y va pour la première consultation, adolescentes, la consultation à 5dt nous convenait mieux !

Elle parle à D. en premier lieu… Lui débite un nombre de conneries incommensurables en faisant référence à ce mec, qu’elle aime éperdument (généralement, c le problème majeur quand on consulte) et en fonction des hochements de tête et émotions de ma copine, elle a pu déceler toutes les failles de sa vie ( Des années de souffrance, tu es à un tournant, tu veux comprendre ou prendre une décision, une décision importante… mais… Je ne crois pas que ça se fera… c flou)

On entend une sonnerie de téléphone : synopsis du film : c’est une dame qui a retrouvé son fils, qu’elle cherchait depuis des mois… et c’est Narjess qui lui a indiqué l’endroit (Tozeur aux portes du désert) en l’ayant vu dans un rêve après que la dame a fait les frais d’une 10aine de consultations… Je me demande vraiment si Narjess ne travaille pas plutôt avec les RG (renseignements généraux). Bref… Elle raccroche, nous relate les faits fièrement… On est subjuguées mais bon… On a un peu les boules aussi…

Elle continue avec ma copine…
- Tu vas devenir une artiste, un art manuel... .
- Je joue du piano !!! :)
-Oui, tu vas devenir pianiste, dans un pays très froid et tu vas rencontrer un homme, de la profession qui fera de toi une princesse des neiges… Tu ne feras pas d’études poussées parce que tu trouveras ta vocation…

*Break : Aujourd’hui, plus de 10 ans plus tard, mon amie D. est encore en HEC Paris (oui, c’est vrai que ces jours ci il fait froid, mais c pas la Sibérie non plus…) elle n’a plus touché un piano depuis des lustres, elle n’a rencontré personne et encore moins un mec du domaine, et au lieu de devenir une reine des glaces, c devenu une femme de marbre !*

Ensuite, c’était mon tour… Elle a commencé à me dire que j’avais des problèmes de famille avec un homme, mon père ou mon frère ou un cousin… (Forcément, ça ne pouvait pas être mon chien !) Et que j’attendais un papier important, en rapport avec une femme…

Plein de trucs « bateau » qui auraient collés avec n’importe qui, mais je trouvais quand même la coïncidence flagrante.

Puis elle m’a dit, tu as eu une grosse déception amoureuse d’un mec riche (là elle avait vu juste, c’est le fils du proprio de l’Amen Bank ! Bon, j’ai aussi la gueule de l’emploi… Dégaine de matérialiste : heureusement que les apparences sont trompeuses !) et que je suis encore sous le choc… Qu’il y a une histoire qui débute mais qui sera courte et sans aucun intérêt. Qu’il valait mieux que je me concentre sur autre chose… Notamment le fils de banquier qui allait revenir à la charge !... (Silence)

Moi : -C’est tout ?

Elle :- c’est tout ce que je vois… Tu veux rajouter 5 dinars et ajouter des cartes ?

Moi : - Pas d’avenir professionnel ? pas de mariage ? … Non, je ne veux rien rajouter du tout…

Elle :- Ah, avenir professionnel, tes parents sont riches (Y avait pas besoin de chercher midi à 14h pour voir que gt pas financièrement en difficulté) tu travailleras, avec l’un d’eux… quant au mariage, je ne vois rien… Y a des femmes qui sont jalouses de toi… elles vont te gâcher la vie… tout essayer pour te porter préjudice… Je ne vois pas de mariage !

*Break : Après le fils du proprio de l’Amen Bank (qui était l’histoire sans intérêt et sans lendemain et qui n’est jamais revenu), l’histoire qu’elle disait courte est sans lendemain, ct A. mon ex mari… Histoire tumultueuse de 8 années qui s’est soldée par un mariage et un divorce… Franchement ! Elle n’a pas été super fine la voyante ! Quant aux femmes qui me jalousent, y a-t-il une femme dans l’assistance à qui on ne dit pas ça, dès qu’une femme lui fait crasse… Enfin bon… c’est le temps qui répond aux interrogations*

Bref, quant à ma copine, complètement impressionnée… ne s’est pas arrêtée là !

Narjess lui propose deux plans : de lui faire oublier S. ou de l’ensorceler pour qu’il vienne à elle.

Ma copine lucide lui demande, comment le faire venir ? Elle lui dit, « Tu devras lui donner qqchose à manger ! Que je préparerais pour toi ! »

D. prise de panique, face à cette sorcière VoDoo, refuse, et demande à l’oublier : Elle lui a dit
« Bon comme tu voudras, je vais te donner un papier, tu le mets sous ton oreiller ce soir, tu dors dessus et tu me le ramène demain… Ne t’inquiète pas, c’est du coran qu’il y a écrit dessus ! Ne l’ouvre surtout pas tu briserais le sort !... Une fois que tu me le ramènes, je le ferais infusé dans de l’eau spéciale, et je lirais des incantations, et tu boiras l’eau… Et tu restes sans parler jusqu’au lendemain, après une bonne nuit de sommeil, il n’existera plus… » (PS: je suis sûre que le bout de papier était vide ! et que ct de l'eau de robinet. Mais on étais jeunes et connes)

Et effectivement, elle a eu du mal à se retenir de parler devant sa famille qui se demandait ce qui se passait, et le lendemain elle disait l’avoir oublié ! Elle a finalement choisi la branche d’orientation des nuls pour être avec lui… et Voilà… Il ne s'est jamais rien passé entre eux, parce qu'elle s'est rendue compte à quel point il était con! mais elle continue de dire que c'est grâce à Narjess!

Ah, au fait ! En quittant le bureau sombre de Narjess, voyant qu’elle avait réussi à endoctriner ma copine, elle fait encore une tentative avec moi, elle me dit « Et toi ? … Tu veux que ton fils de banquier n’arrive plus jamais à bander devant aucune autre femme que toi ?... Ramène un morceau de gâteau et on lui fait ça… ».

Je suis sortie de là, j’étais terrorisée… et j’en garde des séquelles jusqu’à aujourd’hui ! Pauv' Mec si je lui avais fait ça !!! J’ai vécu jusqu’au jour de mon mariage dans l’angoisse de ne jamais me marier…

J’aurais peut être du l’écouter finalement… Non, j'aurais jamais du y aller plutôt, chez cette folle !!:p

lundi 19 janvier 2009

*Jugement Social Sur Une Femme Divorcée*


Ca y est je suis officiellement divorcée… Le jugement a été prononcé. Simplement, aujourd’hui, J’appartiens de nouveau au marché des célibataires. Je ne suis pas vraiment une célibataire neuve, je suis une célibataire de seconde « main ». C’est comme si on m’avait rendue au SAV, par manque de satisfaction ou sous motif de « matériel défectueux ». Disons que mon emballage n’est pas intact et ça se voit…. Alors qui voudra bien de moi ??
De nouveau sur l’étal, j’écoute ce que dise les consommateurs, passant devant mon rayon, ou je suis installée en tête de gondole, et où on me regarde et où on prend le même produit que moi, mais celui qui est juste derrière moi… parce qu’il n’a pas été exposé aux feux des projecteurs et donc, vu que protégé par mon emballage, le sien n’a pas ternis… Enfin, je philosophe… mais je pense que la métaphore est plausible…
En fait, il y a un fait que je ne peux pas oublier, et qui c’est produit il y a quelques semaines. Lorsque j’ai quitté mon domicile, j’avais besoin d’énormément de soutien, et besoin d’une certaine manière de légitimer ma décision (raisonnement complètement con, mais qu’on décide de divorcer, ce qui s’en suis n’est pas tjrs très rationnel.) Je suis allée voir une de mes meilleures amies, pour lui en parler… j’avais besoin qu’elle me dise, « oui, tu as eu raison, … avec ce que tu as enduré !! »
Son mari est un ami de la famille, et c’est même moi qui les ai présentés.
Bref, j’y vais, je demande que le mari soit présent… son soutien m’aurait été d’une grande utilité…l’avis d’un homme… d’un ami…
Je commence à raconter devant mon amie et son mari les traumatismes que g subis… et je suis au bord des larmes… je raconte tout, les mensonges, la manipulation, la violence morale… et quand je finis mon exposé par « Voilà pourquoi j’ai décidé d’arrêter tout ça, ici… sans essayer de sauver les meubles… »
Mon amie me regarde, elle est touchée, et convaincue de que j’ai fait le bon choix…
Son mari, qui jubilait aujourd’hui, car ayant attendu ce jour avec impatience, ce jour où il pourrait enfin, m’enfoncer le nez dans la merde et me dire à quel point il est mieux que moi !! Il toujours pensé que nos couples étaient en concurrence, et il n’aimait pas du tout mon ex mari.
Il prend son souffle et son air hautain et me dit :
« Bon, j’ai bien entendu, tout ce que tu nous raconte, mais… je n’arrive pas à t’encourager, à faire ce que tu comptes faire… Le divorce n’est pas une mince affaire… et ce qui t’attend est encore pire que ce tu as vécu… Une femme divorcée est une femme facile par définition, chaque homme qui t’approchera aura envie de coucher avec toi parce que le chemin est ouvert *, que tu seras fuie par tous les hommes sérieux parce que tu auras été décapsulée… et si tous les hommes sont comme moi, tu ne te remarieras jamais… puisque je n’accepterais jamais d’épouser une fille qui n’est pas vierge !! Donc, reste avec ton horrible mari, parce que si tu divorces, le pire est à venir».
En gros, c’est ça… il m’a dit que clairement je ne serais jamais heureuse, mais malheureuse et mariée vaut mieux que divorcée et considérée une pute… c’est ça ??
*ayant été mariée, je ne suis plus vierge… comme si les filles divorcées étaient les seules filles à ne pas être vierges…Balivernes, et surtout à Tunis…Quelle société de merde !

vendredi 12 décembre 2008

*Insomnies…*



J’ai peur de la maladie, et je suis complètement hypcondriaque… Le cancer est ma phobie…Le cancer sous toutes ses formes…Ma réelle phobie, n’est pas d’en être malade… Mais, de voir l’un de mes proches en être atteint.
J’ai peur des guerres, j’ai peur que les guerres se propagent jusqu’à nous, j’ai peur que la politique, les armes et le feu… Nous tuent tous… J’ai peur que nos maisons brûlent, que nos parents perdent ce qu’ils ont mis une vie à amasser et que nos familles soient dispersées… J’ai peur qu’on fasse appel à mon frère, pour combattre pour sa patrie et j’ai peur qu’il prenne une balle perdue… pour sa patrie…
J’ai peur que les pénuries de médicaments conduisent ma petite sœur malade à un coma diabétique, et qu’en essayant de la secourir, mes parents soient pris dans l’attaque de cet hôpital… J’ai peur de voir le remake de Fallouja, la bande de Ghazza… Ici, dans ma ville…
Je n’ai pas peur de mourir, mais j’ai peur que ce soit ceux que j’aime…
J’ai peur de revivre ce que j’ai vécu, j’ai peur de retomber sur le diable, j’ai peur de tout donner et qu’on me reprenne tout jusqu’à ma dignité, j’ai peur qu’on me redise que je ne suis rien, et que je ne mérite rien… alors que je fais du mieux que je peux…J’ai peur qu’on se retrompe volontairement sur mes intentions et qu’on me fasse porter un chapeau qui n’est pas le mien. J’ai peur de reconstruire une histoire, avec un homme qui me ment, qui joue au gentleman, qui à la fin s’avère être un monstre… un mythomane, un raté, un gland… J’ai peur de l’épouser et que sa mère nous mène au divorce… Je n’ai jamais été Electre, mais je suis terrorisée que ce soit de nouveau un Œdipe. J’ai peur de me battre pour mon honneur et qu’on me traite de tous les noms… Je ne dors pas… J’ai peur… Il est 4h30 du matin, et j’ai peur…

mercredi 10 décembre 2008

*Il me dit que pour certains, ça marche ! *



Hier au déjeuner, je parlais avec des amis, des couples, aujourd’hui en Tunisie… Un ami se retourne vers moi et me dit : « Tu sais, pour certains ça marche ! ».

Suite à cette remarque, je me suis vue comme cette fille ayant vécu une mauvaise expérience et qui est devenu si aigrie … Ce n’est pas du tout le rôle que je veux jouer… Bien au contraire… Ce qui m’est arrivé n’arrive pas à tout le monde, heureusement… pour vous, tous…

Je ne suis pas aigrie, je suis désolée, dégoûtée, déboussolée, perdue… tout simplement…Lorsque j’entends les mots « Homme, Relation, Amour, Confiance… » Et tout ce champ lexical de la vie à deux… c’est au mal que je pense… à l’échec en général et au mien en particulier…

Il faut que j’arrête, il faut que je laisse au passé, ce qui est au passé… Il faut que j’arrête d’avoir ses flashs, la nuit, comme si j’avais une amnésie toute la journée et que la nuit, j’ai des visions, comme lors d’une séance d’hypnose, au cours de laquelle, on voudrait me faire retrouver la mémoire…

« On », ce sont mes démons, les démons de minuit, les démons de mes nuits…

Je repense à mon ex mari, mais je n’y vois que du mal… Pas l’once d’un bon souvenir, ou d’une pensée affectueuse… Je repasse en revu, les discours, les mensonges et les cachoteries, les injustices, la violence verbale et la méchanceté… Aujourd’hui, je ne vois plus en plus en lui, qu’un être très vil.

Ce n’est qu’à la nuit, au moment des cauchemars que ça me revient … et me réveillant le matin, je me dis, ce n’était qu’un cauchemar, au sens propre du terme ou quelque chose que j’ai réellement vécu… Je n’arrive toujours pas à y croire…

Vous me diriez qu’il me manque peut être… Me manquer ?...Il me manquerait seulement, comme un bourreau manque à sa victime… et je suis bien trop lucide pour ça… Non, il ne me manque pas… Je n’arrive même pas en me concentrant à me rappeler des traits de son visage… Je le vois si moche… sa méchanceté transparaît de par ses traits sans l’image que je me fais de lui … c’est horrible…

Il me l’a dit que pour certains ça marche, il voulait me dire de garder espoir…

Je l’ai pris pour une attaque directe… une agression, …

Je suis conditionnée…je ne pouvais pas le prendre autrement, je me suis habituée à être perpétuellement agressée…

Pourtant, il a tellement raison… Je dois garder espoir et penser que tous les hommes ne sont pas si horribles, et que toutes les belles mères ne sont pas des sorcières…

Je dois continuer de croire que le bien triomphe toujours du mal et baisser un peu ma garde…

Ma garde, je ne la baisse plus… ni face à un homme bourré de bonnes intentions, ni même devant des paroles censées me réconforter…

Il me disait simplement que pour certains ça marche, histoire que je garde espoir, qu’avec quelqu’un d’autre ça marchera… et je l’ai pris comme un « Ce n’est pas parce que tu t’es plantée que c’est le cas de tout le monde ! »…

Besoin de recul !

mercredi 22 octobre 2008

*De l’ombre à ma lumière… c’est ainsi que s’appellera mon film autobiographique…*


Je vis ma vie aujourd’hui comme si c’était une mauvaise fiction, dépourvue d’émotions et avec des acteurs médiocres et peu crédibles…

Synopsis :

Une femme, pas mal sous tous rapports, mariée, mal dans sa peau, bafouée se décide à partir…

L’homme, trop narcissique, un peu… vide, peu ambitieux, gâté… l’utilise comme faire valoir en public, comme souffre douleur en privé…

L’entourage est représenté par les différentes nuances du gris…

Ses amies à elle, fidèles et aimantes, mais jusqu’à quand et jusqu’où ? Remise en question totale de la notion d’amitié, mise sur la balance avec de l’autre côté l’aspiration sociale de chacun.

Ses amies à elle avec lui… Manifestement, ne l’apprécient plus…ou ne l’ont jamais apprécié…

Ses amis à lui, disponibles, à son image, frôlent la délinquance, marginaux… Y a-t-il une réelle notion d’amitié ?... Opportunisme ?... Concours de circonstances ? … seront-ils toujours là lorsque chacun devra porter sa croix ??

Ses amis à lui avec elle, Manifestement, ils l’apprécient… ou ont-ils toujours été hypocrites ?

Sa famille à elle, l’a toujours soutenue et encouragée dans sa quête du bonheur, tout en respectant ces 4 volontés… Avec lui ? D’abord, proche et confidente… puis distante et démissionnaire et enfin, apporte son soutien dans les cas extrêmes.

Sa famille à lui, a toujours été très difficile à vivre, il n’y a pas de sentiments, pas d’affection, manipulation et autorité… la raison du plus fort… de la plus forte…Soutient le fils tant attendu à tort ou à raison, la raison du plus gâté sera la plus forte… contre vents et marées…Avec elle, soit tu rentres dans le moule… soit tu quittes le plateau… Qui dit entrer dans le moule, c’est accepter la raison des plus forts et la fermer, accepter et suivre… Mouton de panurge ?

Eux deux ? Chacun voit la vie d’une manière… Lui, comme une fatalité, elle comme un tremplin… Chacun regarde dans une direction… Elle vers le haut… lui, n’est pas décidé sur la direction à suivre…

Aujourd’hui, elle s’en va… bien décidée à aller de l’avant… puisqu’il ne veut pas avancer et se contente de sa position chimérique et remplie de mensonges…

Mais il n’y croit pas, il pense qu’elle le provoque… conforté dans sa position, il fait la sourde oreille… Elle n’ira nulle part… Bien trop attachée à moi…

Elle s’attaque à l’étape supérieure et continue crescendo, mais il n’y croit toujours pas… Où ira-t-elle dans la provocation ??? Elle n’a qu’à partir quelques jours, il ne veut pas essayer de recoller les morceaux, profondément convaincu qu’elle n’ira pas bien loin…

Mais, … elle avance ??? … Elle n’a pas froid aux yeux cette petite…mais ??? … Arrivée devant le juge… Finalement, peut être qu’elle ne le provoque pas ? Mais veut réellement partir ?

Hors de question…. S’il y a quelqu’un qui décide ici… c’est lui… Il en a toujours été ainsi ?! Non ?

Le côté diabolique reprend le dessus : il se met à réfléchir au moyen de la dissuader par la ruse…

« Chérie, reviens je t’aime… », Elle est sentimentale… Elle reviendra…

Non, elle ne revient pas…Elle s’échappe…

Il cherche tous les moyens, légaux, sentimentaux, de chantage… Il faudra qu’elle revienne et à ce moment là ce sera à lui de décider… Si elle doit s’en aller…

Par des moyens détournés, elle commence à s’apercevoir que Mr « je ne mens jamais » est un mythomane averti… difficile à piéger et le seul capable de se piéger est lui-même. Et là c’est fait…

Pourquoi a-t-elle mis autant de temps à le démasquer ?

Comment va-t-elle s’en sortir ?

Aura-t-il gain de cause ?

Quels moyens va-t-il encore utiliser pour arriver à ses fins ?