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mardi 25 août 2009

*5h12*


5h12, je suis face à deux constats :
Le jour se lève, la lumière est encore grise… teintée d’orange, et je savais que cette image ne me quitterais pas.
Non, pas l’image du lever de soleil mais le fait de l’avoir vu hier.
Voilà des jours et des jours où je suis incapable de me rappeler ce qui s’est vraiment passé, et il m’arrive de me dire que ce n’était qu’un mauvais rêve et que je n’ai rien vécu de tout ça.
C’est le déni ? Je ne sais pas…
En le voyant hier, je me suis rappelée violemment que ce n’était que vrai.
Ce qui est vrai ?
J’ai 27 ans, j’ai été mariée et je suis divorcée.
Déjà ?
Oui, déjà…A l’heure où les filles de mon âge, mes amies et les autres, se préparent… J’en ai déjà fini.
Ce qui me fait le plus mal aujourd’hui, je ne saurais pas le mettre par ordre de priorité, importantce ou intensité :
J’avais pris un chemin devant Dieu, un maire et ma famille, j’ai eu une maison, à moi… un garage, un chat, un balcon, des plantes d’intérieur, un mari qui rentre le soir et pour qui je préparais à dîner dans ma cuisine. Je prenais la pilule, et j’avais une femme de ménage.
Ceci est le parcours normal, de toute femme mariée.
Je n’avais pas à me plaindre, je devais patienter, tout allait rentrer dans l’ordre…
Sauf que tout ne s’est pas passé comme ça…
Quand un homme s’est retrouvé dépassé par les évènements, a joué avec les sentiments, de la femme qu’il avait en face de lui. Quand il a réussit à me faire haïr ce que j’étais. Qu’il m’a poussée à m’en aller par tous les moyens, puisqu’il me donnait le choix de souffrir auprès de lui pour toujours, ou de souffrir seule un temps.
J’ai opté pour la seconde, la première était devenue impossible ?
La seconde comporte une dimension de deuil importante.
Je dois faire le deuil de cette relation qui ne m’apportait plus que de la souffrance, faire le deuil de ma jeunesse, de mon innocence.
La mort t’impose le fait que la séparation soit irréversible, irréparable, on sait que la personne est partie parce que c’est la volonté divine, et quelle ne reviendra jamais.
Le deuil de la séparation est tout autre, l’objet reste souvent là, sous vos yeux, c’est à vif (écorché) qu’il faut tourner la page.
Des études en psycho ont montré qu’il est plus facile de remonter la pente quand on a pris la décision. Se voir imposer un chamboulement pareil est très dur à gérer.
D’autres études montrent que la personne qui a pris la décision de la séparation peut à posteriori, peut se demander si finalement, ce n’était pas dans la précipitation, et si elle ne s’est pas trompée. Même si elle est pleinement convaincue de son choix et ne regrette pas son geste. C’est une des phases de doute par laquelle on passe, pendant le deuil d’une séparation. On ne retrouve pas cette phase dans le deuil suite à un décès, puisque la décision c’est Dieu qui la prise.
L’horizon devient rose orangé, il est 5h35. C’est beau et… c’est encourageant !
Ce que j’appelle le deuil ici, n’est en aucun cas l’amour perdu, mais l’insatisfaction de certains besoins, qui étaient comblés par la personne et par la vie qu’on menait avec elle.
Les petites habitudes, qu’on continue de voir chez les autres, et qui nous manquent…
J’ai 27 ans, je suis déjà divorcée, je suis en deuil… je ne sais pas aujourd’hui quel sens va avoir ma vie. On ne le sait jamais, c’est vrai, mais…je sais que je ne suis pas prête à avoir une personne dans ma vie, avoir de nouveau un chez moi, jouer à la dinette, dormir auprès d’un homme qui est le mien, pour le meilleur et pour le pire,mettre de jolis draps…
Ce fut un tête à queue en pleine route… ça fait partie intégrante des aléas de la vie. Ceux qu’on ne prévoit pas.
Je suis de retour chez mes parents, et rien n’a changé, tout est exactement comme avant, ma chambre, mes habitudes, ma famille et l’amour que je lui porte…Je suis heureuse d’être ici.
Je suis heureuse d’avoir capté ce ciel rose qui s’est déjà estompé, il a très vite viré au blanc, il est 5H41.
Je ne sais pas si un jour, je reprendrais une vie normale, auprès d’un homme que j’aime et qui même (jeu de mot pour dire qu’il m’aime de la même manière, d’une manière saine, pure et respectueuse) si jamais j’aurais un enfant, si j’entendrais « Maman ».
L’essentiel est qu’aujourd’hui je ne suis pas malheureuse, je suis seule par choix, je suis en phase post traumatique, et je suis fatiguée.
Reprendre le dessus, aller au-delà, …, j’illustre ça comme une course d’obstacles. Les premières haies ont été franchies, non sans difficulté… mais j’y arrive.
J’ai fait le bon choix… le meilleur des deux qui s’offraient à moi… Mais pourquoi n’ai-je pas eu le choix que tout aille pour le mieux, parmi les options ?
Je ne l’ai pas eu.
Un jour, le jour se lèvera sur ma vie, comme la lumière est entrée dans ma chambre ce matin, sans prévenir, juste parce que je lui ai ouvert les volets.
Je t’attends, précieux jour… pour capter le moment furtif, rose orangé.
Je le mérite, j’en suis convaincue.
Il est 5h54.

lundi 23 mars 2009

*Quand les doutes se propagent …. C’est le début de la renaissance ?*



Je me suis appliquée à ne pas confondre, divorce et échec mais surtout pour comprendre que ce divorce est une réussite, ayant nécessité un grand travail sur soi, mais qui constitue une possibilité de retrouver enfin le bonheur.

J’ai fait une erreur, un jugement égaré, comme chaque personne aurait pu le faire… toi, moi et les autres. J’en ai souffert et je continue à en souffrir. Mais je suis convaincue que la barre va se redresser, que je vais faire un bilan, et rebondir. Repartir sur des bases plus saines…

Je suis pourtant dans l’incapacité d’exprimer mes émotions, je pense que je refoule, contre ma volonté, j’aimerais assumer ma souffrance, par moments j’y arrive très bien et à d’autres moments… je n’arrive pas à me laisser submerger.

Je sens que je passe par une période de stress intense, de tristesse, de colère et d’angoisse. En société, j’essaye de ne pas les montrer… mais vu les réactions dans mon entourage, je ne le cache pas bien…. En réalité, j’essaye de m’en servir pour repartir, transformer cette colère en énergie recyclée.

Cette crise me permet de réviser ma vision de la vie de couple et de la vie amoureuse. Je sais que dans un divorce les torts sont partagés. Je dois faire le point sur ce qui de mon côté n’a pas été… sur mes besoins, mes désirs, mes réactions… Je dois remettre en question l’idée du mariage et de la vie à deux.

Parfois, on se rend compte après coup qu’on n’y a pas beaucoup réfléchis, et qu’on s’est engagés sans se demander si cette personne avec qui on semble être bien, s’applique à notre estimation de la vie maritale. Si je n’y pense pas, je risque de faire les mêmes erreurs… dans l’avenir.


Ce qui m’a aidé durant cette phase, et ce qui continue de m’aider… ce sont les personnes qui ont vécu des choses similaires. Elles seules étaient capables de comprendre ce que je ressentais, où le mal être dans lequel on se trouve par moment.

Les « amis » voient seulement parfois que l’aspect séparation est le fait qu’on se soit débarrassé de quelqu’un qui ne nous rendait pas heureux.

Un divorce, une séparation… c’est une part de nous même qui part avec la personne, agrémentée de souvenirs, d’un vécu communs, de petites habitudes, qui constituait une partie de nous.

D’un autre côté on se sent terriblement seul dans cette galère… Voir que d’autres y sont aussi, ça rassure, et voir que d’autres en sont sortis ça motive. Et, ils en parlent avec une telle sagesse, sur un ton si calme… Et, nous dans la tourmente, on s’imagine déjà en être sortie et en parler aussi sereinement comme une belle leçon de vie…

Oui, effectivement, j’ai de bons amis… mais ils n’ont pas encore fais l’expérience du mariage, et encore moins du divorce… ils sont incapables de m’aider, de me comprendre…

Alors, par simple empathie, j’essaye d’éviter au maximum de leur parler de choses qu’ils ne comprennent pas, de créer des débats sans fin sur le bienfondé du divorce, du fait qu’un peu de patience aurait permis d’éviter tout ce mal... Un bla bla sans fin qui se termine par un « de quoi tu te plains, c’est toi qui a voulu divorcer ? »

Par rapport à leur vécu, je deviens sans le vouloir moralisatrice, j’ai plus de recul aujourd’hui… par rapport cette expérience enrichissante qu’est le divorce : je sais qu’il y a des signes, des alertes qui permettent d’éviter les erreurs.

Et chaque fois que je vois un des mes amis aller vers un « warning », je ne peux m’empêcher de le signaler. J’y mets de l’émotion parce que j’en ai souffert… et j’en souffre encore. Mon entourage me trouve, désormais trop dure, trop sûre, trop… réductrice… Alors, je finis par me taire. Je ne veux plus jouer la rabat joie.

Du coup, je me demande si je ne dois pas prendre un peu de recul par rapport à tout ce beau monde… Et y revenir quand je serais moins à l’affut de la fausse note et plus confiante quant à l’avenir et la vie de couple.

Je ne tourne pas en rond, je travaille et socialement j’existe. Heureusement, c’est avec cet autre visage que j’ai réussis à me remonter la pente.

J’ai eu une autre bataille à livrer, la bataille contre la société qui voulait m’anéantir parce tout le monde ne me voyait pas à terre… Incompatibilité divorce/dignité… C’est mal me connaître que de penser que j’allais me donner en pâture à la société. Ceux qui ont essayé, m’ont déstabilisée un temps… et puis, on bien comprit que j’étais forte. Ce semblant de bataille a occupé mon esprit… et m’a détourné de ce qui a pu me faire souffrir.

Mais quand les gens (la société) profitent de ton nouveau statut pour te créer des problèmes, tu te mets à voir les relations humaines comme quelque chose de très éphémère, de volatile et de frivole. On se dit, si celui que je pensais être l’homme de ma vie, m’en a fait baver jusqu’à ce que je m’en aille, que puis-je attendre des autres ? Alors, on se décide à prendre le bon et à zapper le mauvais… et à donner, donner, donner sans compter… parce qu’on se rend compte que c’est là notre force : Donner de soi, de ce qu’on a et de ce qu’on peut…

Remise des compteurs à zéro, finis le donnant/donnant… Je te donne parce que je suis généreuse, et je n’attends rien en retour… Te donner me fais plaisir. C’est une opportunité pour moi, pour une renaissance, pour une croissance personnelle.
Merci à toi, à vous et à vous tous…


jeudi 12 mars 2009

Quelque chose comme huit ans ?


* La lettre que j'ai laissée à mon ex mari, le jour où je suis partie... Je l'ai cachée avec la dernière photo de nous... d'ailleurs, c'est une magnifique photo (mensongère) trahissant un faux bonheur dans lequel j'aurais pu persévérer si ça en valait la peine... Je ne sais pas s'il l'a retrouvée, s'il la lue.... si il l'a comprise...*

Quelque chose comme huit ans ?

Comme tu me l’as souvent demandé… j’ai finis par m’en aller.
Que tu ne m’aimes pas… j’ai finis par l’accepter… mais que TU NE T’AIMES PAS, c’est bien ce qui me rend malheureuse pour toi.
Peut-on aimer les autres quand on ne s’aime pas soi même ?
Que tu n’aies pas confiance en moi,… c’est par toi qu’il faudrait commencer. J’ai toujours su que tu n’as jamais eu confiance en toi, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Au lieu de t’accrocher pour aller plus haut, tu te complais à tirer les autres vers le bas.
Tu sais, je pars le cœur léger, et bien contente de m’accorder une seconde chance d’accéder au bonheur. Même si tu as passé ton temps à me dire le contraire, je sais que je suis une fille bien et qui mérite tout le bonheur du monde. Toi-même tu le sais…
Tu m’as rabaissée et humiliée, tu m’as balancé des horreurs en pleine gueule pour me déstabiliser, tu m’as fait peur en hurlant et en cassant. Tu m’as traitée de tous les noms et même avoué que tu te mariais de force…Bousculée, bafouée et culpabilisée…
Pourtant, je n’étais pas coupable du crime contre l’humanité ? Tu ne m’as pas ramassée dans la rue ? ou retrouvée pénétrée par un autre ? … Et, par amour, les Hommes pardonnent même ça !
Et toi ? Pardonnes toi… pour commencer … tu pourras, peut-être, goûter, enfin au bonheur, pour comprendre ce que recherchent les autres en liant leur vie à une femme.
Lier sa vie à celle d’une femme… As-tu juste une idée de ce qu’est une vie ?
Tu penses certainement que la tienne vaut bien plus que celle des autres ? Que la tienne ne doit pas être gâchée au détriment de celle des autres ? Tu m’as gâché la vie pour ne pas que je gâche la tienne ? Ou parce que j’ai déjà gâché la tienne ? Ou peut être que la tienne est gâchée sans que je n’y aie aucune responsabilité, mais que tu gâches la mienne, juste pour qu’on soit égaux.
L’égalité dans le malheur… Belle devise !
Tu es un être fascinant de complexité… j’ai pourtant essayé de te montrer des évidences :
JE NE VEUX QUE TON BONHEUR.
J’ai vite compris que je ne pouvais pas te faire accéder au bonheur, puisque toi-même, le bonheur tu n’en veux pas ! L’herbe est toujours plus verte dans le près d’à côté.
De par mon tempérament (ou ce qu’il en reste), je suis bien trop persévérante et me fiche de récolter la gloire, je veux le RESULTAT. Je voulais que tu voies que je passais mon temps à cultiver « notre » près, pour qu’il soit le plus vert possible. Je me fichais même qu’il verdisse aujourd’hui, je regardais vers demain. Mais en rentrant chaque soir, tu piétinais tout.
Tes désirs étaient des ordres, non pas parce que je suis la femme soumise que tu as fait de moi. Mais pour te prouver qu’on peut se mettre soit même au placard, et dire « lui, lui, lui » au lieu de « moi, moi, moi ». Je me rends compte que je me suis mise au placard, au nom du MARIAGE, institution sacrée, pour laquelle tu n’as eu aucun respect. D’ailleurs parlons-en du respect…
As-tu un jour respecté quelqu’un ?... même ta personne ?... Tu sais bien que non !
En quelque chose comme huit ans, j’ai pu voir les 1000 visages avec lesquels tu jongles. Jongleur doué !... Chapeau Bas ! Mais, quel dommage que j’ai assisté à ta perte de contrôle. Par moment, tu te trompes de masque… normal, 1000 ça en fait beaucoup. Et aujourd’hui, embrouillé dans ce foutoir, tu ne sais même plus lequel mettre : l’homme trahi, le fils victime, l’ami équilibré, le gentleman aux milles ressources… ou mettre un grand coup de pied là dedans et montrer ton vrai visage ?... Non, jamais… celui là te fais bien trop honte ?!... Il est trop vide de sens et trop rempli d’amertume.
Monstre d’égoïsme, de narcissisme, … Tu me reprochais tous TES travers. Comment, en t’observant faire ton petit manège, aurais-je pu te trouver un tant soit peu Crédible ? C’est bien la seule chose que je te reprochais, moi… ton incrédibilité… et toi tu me reprochais de ne pas t’écouter. J’aurais pris des risques…mais par amour j’en aurais été capable.
Comme tu le vois, je ne suis pas la proie facile et la fille naïve (tu peux inverser en disant proie naïve et fille facile) que tu crois. Et je ne suis pas lâche, mais plutôt réaliste… Je veux le bonheur et il faut être deux à le vouloir, pour y accéder.
Je te laisse à la recherche de ton âme… Je ne peux te dire de chercher ton âme sœur, faut il encore que tu commences par trouver ton âme.

Ta femme pendant six mois, dans ta vie depuis huit ans.

mardi 24 février 2009

*Le fichier Aïe ! N’a jamais aussi bien porté son nom…*


Le fichier dans lequel j’écris mes messages de blog pour le nom aïe !, parce que je viens souvent y guérir mes blessures. Voilà des jours et des jours que je dis que je vais venir me consoler ici, … peu de temps après avoir vu ces photos, puis peu de temps après avoir eu un problème de famille, puis peu de temps après avoir eu un problème au boulot et puis… là peu de temps après avoir écouté la BO de Twilight…
Donc je viens traîner juste comme ça… juste histoire de montrer le bout de mon petit nez…
Je me donnerais un 6/10 pour mon humeur du jour, je suis super confuse… Je ne sais pas à quoi est due cette démotivation, cette baisse de moral, cette baisse de tension et de régime…
Je remonte peu à peu à la pente… j’ai tous les arguments qui font que… mais… ce n’est pas assez rapide à mon goût… j’ai les ongles cassés à force de m’agripper et de me tirer vers le haut, alors que la vision du blanc, l’écoute du nom, le mouvement des choses, un souvenir dépoussiéré … me transforme en sac de nœuds souffrant… torturé, incompris et incompréhensif… lourd et me tire vers la bas…
Oui, je me fais suivre… mais je crois qu’elle ne me suit plus…. Elle-même n’y arrive plus :
La mort ne me fait pas peur… la mienne serait une délivrance, celle d’autrui une fatalité qu’il faut accepter… et la voir telle que la perte d’un objet d’affection (une chaussure, un œil, ou l’objet de son amour…It’s all the same !)
Le blocage sentimental/sexuel/affectif… ne me laisse pas aller vers de nouveaux horizons : pas question de mettre mes sentiments, mes nerfs, mon affection, mon amour, ma libido, un orgasme…. Tous ceci me semble interdit parce que catalyseur d’une souffrance…inévitable…
Pourquoi je répète cette même phrase « pourquoi tu nous a fait ça ? » depuis tant d’années, d’abord à mon père,… puis à mon ex mari ?!! Quel est le rapport ?...
Je ne sais même plus si je souffre, je ne sens plus rien… mon cœur est comme mes orteils, il est gelé, je ne le sens plus… Je le sens bien là, il est froid, il est dur… je n’arrive même pas à lui faire arriver le sang convenablement… Il faudrait que je le bouge pour qu’il soit de nouveau irrigué… mais je n’arrive pas à lui faire parvenir quoi que ce soit, ce sont les échos qui me reviennent et ils me reviennent sans réponse…
Ceux qui ne comprennent pas me disent : « mais il ne fallait pas partir si c’est pour être si mal… »
Don’t know what I want, but I know It’s not you /Keep pushing and pulling me down…/I know in my heart it’s not you, Ooh I’ve should never thought! => Let’s go in the Twilight!
Il ne s’agit pas de lui… Il ne s’agit pas du tout de lui… Croyez moi… c’est moi qui ne va pas bien… simplement moi…

lundi 29 décembre 2008

*Réponse à Lotus...*


Lotus m'a contactée par mail. Elle m'a fait part de son histoire. Elle a vécu une histoire sentimentale douloureuse, avec un homme qui lui a fait bcp de mal... Elle souhaite trouver la force de se reconstruire... Je souhaitais publier ma réponse sur le blog, pour en faire profiter d'autres?

"Salut Lotus,

Je comprends totalement ton histoire… et disons que j’ai vécu des choses similaires… Un pervers manipulateur c’est une personne psychologiquement désaxée… qui ne changera jamais ou très difficilement…. C une personne profondément mal dans sa peau et toujours malheureuse, qui a besoin de traiter les autres comme des objets, de les manipuler et de leur faire du mal pour exister… rabaisser pour exulter….c très triste pour lui… finalement, je me suis résignée à croire que c’est lui le plus malheureux de nous deux, ma chère Lotus… parce qu’il est malheureux tout court… parce qu’il a été victime dès l’enfance… et que finalement, ça me déculpabilise parce que j’ai longtemps cru que c’est moi qui étais incapable de le rendre heureux…. Pendant longtemps il m’a fait croire que j’étais la cause de son malheur… mais non, … il est le seul coupable de son mal être et du tien par la même occasion… sauf que de ton mal être il est volontairement coupable !!! Alors, quand j’ai mis un nom sur ce comportement, lu des tonnes et des tonnes d’articles en me disant c’est bien ce que j’ai vécu… on dirait qu’on parle de moi…là, j’ai déculpabilisé, me suis dit des milliers de fois que je ne suis pas si nulle, que je ne mérite pas d’être traitée de la sorte et que je mérite 1000 fois mieux que ça… Tu vois ce que la psy te dit, couper tout contact ? j’ai eu droit à cette réplique, je ne comprenais pas pourquoi ct si catégorique… mais les dégâts que peuvent faire ces personnes sont insoupçonnés… Ils sont très forts dans la manipulation, sans aucune morale et sans scrupules… si ça se limite à te décourager pour ton projet, et te raconter ses conquêtes… Ne t’arrête pas à ça… ça aurait pu être plus grave… j’ai voulu un jour m’ôter la vie… et d’autres, ne ce sont pas arrêtés à la volonté, ils l’ont fais…

Mon « Pervertus » à moi, m’a anéantie et sachant si bien faire la victime et pleurer quand il le faut… il a réussi à me culpabiliser et à me faire porter le chapeau de tous les malheurs du monde… et il m’y a fait croire… en (se) mentant (à lui-même) comme un arracheur de dent… très doué… on croit à ses paroles et par amour (qu’il a fièrement gagné au début de la relation) on deviendrait sa chose, on lui donnerait sa vie… A d’autres moments, quand tombait le masque, il avait ce regard machiavélique qu’ont les psychopathes qui persécutent les femmes dans les téléfilms qui passent à 15h sur Tf1. Ce regard qui glace le sang… C’est pour cela que je résumais ma vie, à un mauvais film…

Mais ma chère amie, on s’en sort, et on en sort bcp plus forte… avec le temps…

Lors de la séparation, c’est comme si notre vie s’écroulait, on pense être complètement incapable de vivre sans lui… à cause de l’habitude, ou de ce qu’on croit être de l’amour mais qui en réalité s’appelle l’emprise….

Que tu sois fragilisée, je le comprends complètement… mais tu n’es pas morte… la vie continue… Il faut que tu te relèves, utilise cette souffrance comme catalyseur de guérison…

Ecoute, pour guérir, dis toi en premier lieu que tu es une personne admirable, que tu as droit au bonheur (ce n’est pas un luxe, chacun y a droit) … Il y a qq années, g vu un psychologue très connu, Henri Arnaudy… Il m’avait posé une seule question : Quelle est votre définition de l’amour ?

Mon problème était là… je ne connaissais pas du tout la définition de ce concept, puisque j'y incluais une possibilité de souffrance, alors que ce dont je parlais était plutôt, l'emprise…

Aujourd’hui, je me suis posée et j’ai bcp réfléchis…. On ne se reconstruit pas vite, ça prend du temps…et ça passe par des étapes…

Tout d’abord, prendre la décision d’arrêter de souffrir, et mettre un point d’honneur à éviter la souffrance, chercher l’amour et la personne qui nous veut du bien. Donner de l’amour est le meilleur moyen de repartir sur de bonnes bases… Crois moi, qu’aujourd’hui tu es la moins à plaindre… parce que tu es capable de donner de l’amour, et d’en avoir…

Ce que ton ex ne peut pas faire, aujourd'hui…

Il est incapable de donner de l’amour mais simplement infliger de la souffrance et un mal être et par conséquent, on croit l’aimer mais avec le temps… tu sauras que ce n’était pas de l’amour… pauvre de lui, il n’aura même pas eu ça…

Je te laisse qq liens, qui m’ont permis de comprendre…. J’espère qu’ils en feront de même avec toi…Ces sources d'informations traitent de faits, souvent graves, tu n'en est pas arrivée là et moi non plus, Dieu soit loué... mais il s'agit de comprendre cette défaillance et les conséquences en incombant, simplement...
  • Pervertus, les 20 leçons pour comprendre ce que tu as enduré...
  • Un site très complet, limite effrayant mais présente les choses de façons assez sérieuses...
  • Sur celui là, il y a des vidéos...
Ne penses pas que tu es tombée sur un malade, il existe des degrés de manipulateurs… ç assez terrorisant comme idée… C’est une personne qui n’est pas très déséquilibrée et qui souffre, indépendamment de toi…

Tu as tant donné… Il est temps d’être égoïste… C’est ton bonheur que tu dois te mettre à chercher…

Je t’embrasse et je te souhaite bcp de courage…
Je crois en toi,
comme je crois en moi,
comme je crois au bonheur,
comme je crois en l’amour et surtout en l’amour de la vie…

Lolita. "

mercredi 10 décembre 2008

*Il me dit que pour certains, ça marche ! *



Hier au déjeuner, je parlais avec des amis, des couples, aujourd’hui en Tunisie… Un ami se retourne vers moi et me dit : « Tu sais, pour certains ça marche ! ».

Suite à cette remarque, je me suis vue comme cette fille ayant vécu une mauvaise expérience et qui est devenu si aigrie … Ce n’est pas du tout le rôle que je veux jouer… Bien au contraire… Ce qui m’est arrivé n’arrive pas à tout le monde, heureusement… pour vous, tous…

Je ne suis pas aigrie, je suis désolée, dégoûtée, déboussolée, perdue… tout simplement…Lorsque j’entends les mots « Homme, Relation, Amour, Confiance… » Et tout ce champ lexical de la vie à deux… c’est au mal que je pense… à l’échec en général et au mien en particulier…

Il faut que j’arrête, il faut que je laisse au passé, ce qui est au passé… Il faut que j’arrête d’avoir ses flashs, la nuit, comme si j’avais une amnésie toute la journée et que la nuit, j’ai des visions, comme lors d’une séance d’hypnose, au cours de laquelle, on voudrait me faire retrouver la mémoire…

« On », ce sont mes démons, les démons de minuit, les démons de mes nuits…

Je repense à mon ex mari, mais je n’y vois que du mal… Pas l’once d’un bon souvenir, ou d’une pensée affectueuse… Je repasse en revu, les discours, les mensonges et les cachoteries, les injustices, la violence verbale et la méchanceté… Aujourd’hui, je ne vois plus en plus en lui, qu’un être très vil.

Ce n’est qu’à la nuit, au moment des cauchemars que ça me revient … et me réveillant le matin, je me dis, ce n’était qu’un cauchemar, au sens propre du terme ou quelque chose que j’ai réellement vécu… Je n’arrive toujours pas à y croire…

Vous me diriez qu’il me manque peut être… Me manquer ?...Il me manquerait seulement, comme un bourreau manque à sa victime… et je suis bien trop lucide pour ça… Non, il ne me manque pas… Je n’arrive même pas en me concentrant à me rappeler des traits de son visage… Je le vois si moche… sa méchanceté transparaît de par ses traits sans l’image que je me fais de lui … c’est horrible…

Il me l’a dit que pour certains ça marche, il voulait me dire de garder espoir…

Je l’ai pris pour une attaque directe… une agression, …

Je suis conditionnée…je ne pouvais pas le prendre autrement, je me suis habituée à être perpétuellement agressée…

Pourtant, il a tellement raison… Je dois garder espoir et penser que tous les hommes ne sont pas si horribles, et que toutes les belles mères ne sont pas des sorcières…

Je dois continuer de croire que le bien triomphe toujours du mal et baisser un peu ma garde…

Ma garde, je ne la baisse plus… ni face à un homme bourré de bonnes intentions, ni même devant des paroles censées me réconforter…

Il me disait simplement que pour certains ça marche, histoire que je garde espoir, qu’avec quelqu’un d’autre ça marchera… et je l’ai pris comme un « Ce n’est pas parce que tu t’es plantée que c’est le cas de tout le monde ! »…

Besoin de recul !

lundi 13 octobre 2008

*Je t’haine*



Il me disait « chérie, je t’haime… » Avec le « h » de Haine… et au début je me disais ce sont :
• ses grosses colères,
• il a trop été gâté, mais le fond est bon,
• c’est de l’excès de zèle,
• je sais qu’il m’aime
Et puis ça a viré au « il m’aime ? », et ceci jusqu’au « Je me hais moi-même, comment peut il m’aimer ? »… Et je me faisais des reproches : Comment cela se fait-il que je sois devenue si :
• Illogique
• Menteuse
• Incohérente
• Mal intentionnée
• Peu méthodique
• Grosse
• Egoïste
• Peu ambitieuse
• Naïve
• Peu ordonnée
• Impolie
• Mal fagotée
• Ennuyeuse
• Peu drôle
• Si peu réfléchie (…)
Certains détails m’interpelaient sur le fait que je n’étais pas cette « nulle » :
• Mes relations avec les autres, on me respecte, on m’aime, on me trouve sympa,
• Au travail, on me respecte et on est content de tout ce que je fais,
• Ma famille est si fière de moi,
• On m’aborde pour avoir mon opinion, et on m’écoute
• Tout le monde trouve que suis une fille bien,
• Les hommes me trouvent très jolie,
• On apprécie ma manière de me comporter, de m’habiller

J’ai commencé à avoir des symptômes physiques de cet état :
• Perte d’appétit
• Eczéma persistant
• Spottings (saignements hors période de règles)
• Migraines
• Nausées
Je mettais ça sur le compte d’une inadaptation de mon corps à la pilule contraceptive… j’ai consulté et j’ai finis chez une psy qui a fait psychiatrie clinique… un truc pour les fous ??!!
Le psychothérapeute a pris le temps d’analyser la situation et elle m’a dit « Madame, c’est pathologique »…. Ce qui est pathologique ?.... Dans le prochain post….

vendredi 10 octobre 2008

*J'ai pris mes affaires et je suis partie...*


J’ai pris mes affaires et je suis partie…
Nous avons dormi l’un à côté de l’autre toute la nuit… comme d’habitude…
Physiquement, seuls quelques centimètres nous séparaient, à cause de la taille du lit… mais si on n’avait pu s’éloigner plus… On l’aurait fait, autant l’un que l’autre.
Emotionnellement, un monde nous séparait… Lui pensait avoir une femme peu intéressante, puisqu’elle fut si facile à soumettre (ce sont des suppositions, mais je prends le risque de supposer !! Aujourd’hui plus rien ne m’en empêche).
Et moi, je n’avais qu’une idée en tête, partir… Parce que tant que je ne serais pas partie, je continuerais à me poser des questions et à me dire Et si… Et si…. Et si…
J’ai du dormir une heure ou deux toute la nuit, en pensant ce que Prince et la Reine Mère m’avaient fait subir durant tout ce temps… A l’exercice de la femme et belle fille modèle, j’ai excellé ! Mais ai quand même perdu… On ne gagne pas face à la famille royale !!!
Je précise qu’aujourd’hui je ris… je ris de voir à quel point, j’ai été stupide parce que trop embourbée dans l’objectif de contenter ses altesses !!!
Bref, revenons à nos moutons, on s’est levés le matin… Il ne se doute de rien, ce chou…
Il a passé le mois saint à me maltraiter, m’a laissée sans explications, a accepté sans rechigner le fait que chacun dîne chez ses parents, qu’il ne rentre qu’à plus de minuit chaque soir, se faisant gracieusement accompagner par je ne sais qui, et le pompon… Parti passer un week end en solo ????
En plus de tous les problèmes de fond qu’on a rencontré, le comportement « je m’en foutiste » de Prince, m’a autorisé à faire de même…
Il sort, il sort je ramasse mes affaires… et je m’en vais….
Avant de partir, je préviens quand même la famille Royale de mon départ… C’est le choc…
Je retrouve mon environnement, ma famille, le soutien de mes amis…
Je me sens légère et libre… J’ai pris mes affaires et je suis partie…

jeudi 25 septembre 2008

*Harcelée...*


JOUR 4

Je suis allée chez un médecin généraliste pour lui parler de mes symptômes : eczéma persistant, douleurs musculaires, migraines, nausées, vertiges, cycle perturbé, … Je suis rentrée avec le verdict que cette détérioration (minime) de ma santé physique n’est rien comparée à la détérioration de ma santé mentale. Il me dit d’aller consulter au plus vite. Je refuse…

Je peux y remédier seule…maintenant que j’ai envisagé de divorcer…Il va falloir que je prenne sur moi. Je sais que je suis assez forte. Je pleure toutes les larmes de mon corps face à cet écran silencieux et qui n’a pas de bras pour m’enlacer. Comment vais-je supporter ce qui m’arrive ?... Divorcer… Je divorce…. Une première dans mon entourage… Il n’y aura même pas quelqu’un qui puisse me soutenir moralement…m’expliquer comment ça se passe ? Me dire si ce que je ressens est normal…

Je suis sur le net, et je cherche sur Google « séquelles psychologiques d’un divorce », « divorcer »… Je tombe sur des sites comme divorcer.com, elledivorce.com. Je n’en reviens pas, ça existe ?? … bon, enfin ça tombe bien, … Je suis sur elledivorce.com, je lis et je pleure… Je lis et je pleure… et je tombe sur une accroche « Dites stop ! Au harcèlement moral »… Je lis et je me dis… mais c de moi qu’on parle… mais c’est bien ce que j’ai subi… Ces maltraitances verbales. Le fait de me rabaisser tout le temps ! Ces remarques qui ont l’air si anodines et qui font de notre vie cet enfer… Je j’en arrive à penser que je ne fais rien correctement. C’est tellement fatigant… Je saute de site en site… sur le thème du harcèlement moral… Et j’en apprends des choses :

Ces remarques si anodines sont toxiques, c’est un poison…

Baisse de morale, souffrance intérieure, fatigue chronique…

Objectif : déstabilisation, emprise totale sur ma personne, envahissant,

Ruse : Me faire croire que c’est ça une vie de couple et que je suis coupable de tout

Idée générale : me dire que je fais tout de travers jusqu’à ce que j’arrive à le penser moi-même

Tactique : Faire sans arrêt des remarques sur mes convictions, mes accomplissements, ma capacité de décision et de jugement.

Humour : il dissimule ces critiques dans ses plaisanteries

Fait : L’engagement lui fait très peur…

Agissement : Il se valorise en me rabaissant…

Position : rester dominant…

Son défaut : Le narcissisme

Finalité : que je perde toute estime de moi-même pour que Mr. Se sente à l’apogée de son pouvoir

Fin du match : « Mais n'oubliez pas que face à un persécuteur, on ne gagne jamais. » (Doctissimo, « Harcèlement Moral »)

Je demande le divorce pour gagner à mon tour, la paix de l’esprit, et regagner ma confiance en moi et mon estime de moi-même… c’est trop demandé ?

mercredi 24 septembre 2008

*Amour... Trahison...*


JOUR 3
Dur d’accepter qu’il ne m’a jamais aimée. C’est bien ce qui est le plus douloureux…
Constater que ma santé mentale est en danger, je peux le concevoir, car j’ai une incidence sur le rétablissement de la situation.
Je peux remédier à tous les problèmes sur lesquels j’ai un pouvoir : reprendre ma vie en main, partir, demander le divorce, ne plus l’aimer…
Mais qu’est ce que je peux faire face à ce constat : Il ne m’aime pas… et ne m’a jamais aimée.
Je mettais ça sur le dos du fait qu’il n’a pas supporté le mariage, la vie de couple, les responsabilités…
Je mettais ça sur le dos de cette discussion qu’il n’a pas pu oublier et qu’il a vécue comme une trahison.
Je mettais ça sur le compte des maladresses : les miennes et celles de ma famille…
Si je regarde bien, je ne m’en prends qu’à moi… je me sens coupable du fait qu’il ne m’aime pas.
Chronologiquement, tout ce que je relate date de quelques mois… Le fait qu’il ne m’ait jamais aimée remonte à des années.
Pourquoi a-t-il vécu avec moi tout ce temps et partagé autant de choses avec moi, alors qu’il était indifférent ?
Comment a-t-il cherché à me reconquérir autant de fois, si je ne compte pas pour lui ?
Comment a-t-il signé un contrat de mariage auquel il ne croyait pas ?
Un nombre infini de questions qui restent sans réponses… mais cette absence de réponse est terriblement douloureuse.

lundi 22 septembre 2008

*Prise de décision... questions*


Jour 1 :

La décision est prise… Je mets des points de suspension pour ne pas mettre un point d’interrogation.

Peut–on être sûr à 100% de vouloir la séparation ?

Il y a deux choses qui m’ont marquées dans ma vie… des mots croisés sur des livres d’astrologie, alors que je suis en pleine adolescence : passionnée par moi, par l’avenir, le signe du taureau et tout ce que je peux avaler comme inepties.

C’était des livres de poche qui apparaissaient en plein mois de décembre (1998, à l’époque) et qui disait (parmi tant d’autres choses que je n’ai pas retenues 2 secondes dans mon esprit)

« Natif du taureau, pour vous toute rupture sera un drame, même si c’est vous qui la souhaitez. »

Et quelques pages plus loin,

J’apprends que je m’entends à merveille avec les natifs du cancer et du signe de la vierge. Et puis en vient la confrontation du « Taureau et les autres signes »… Je ne m’attarde pas longtemps mais une phrase me poursuivra jusqu’à aujourd’hui :

« Femme Taureau-Homme Bélier :Pour lui vous êtes la femme idéale, lui, sera votre mal nécessaire »

Il m’aura fallu 12 ans pour comprendre ce que voulait dire cette phrase…

Suite à cet interlude, les points importants de ce jour :

Première confrontation à la réalité : ce que me recommande la justice…

Je ne serais pas allée devant les juges pour vol, ni meurtre, ni accident de voiture, ni chèque sans provision… mais pour le divorce, reproche : avoir été amoureuse et pas assez lucide.

Seconde confrontation à la réalité : oui, les amies sont là…

Téléphone, skype, pensées pour moi, essayer de me voir, de me faire sortir…mais je refuse… Je n’ai pas la tête à sortir, ni de les embêter avec mes histoires.

Je sais que ça ne les dérange pas mais moi… de savoir que chacun a ses problèmes et que pour la plupart, elles viennent à peine de trouver une forme de sérénité… ce n’est pas le moment de les perturber.

Et, puis je n’aime pas me montrer faible, m’ont-elles déjà vue pleurer ?... je ne crois pas…

En plus, face à tout ce que je vis et raconte… elles ne trouvent pas quoi dire… et je sais qu’elles souffrent pour moi.

Troisième confrontation à la réalité : quitter ma maison…

Remballer et partir… et pas que mes affaires, mon égo et mon estime de moi-même.

Je commençais à m’y faire à cette maison, je l’aime… elle est petite mais ordonnée, comme moi…

Il y a une pièce vide dedans, pleine de trucs qui n’ont pas de sens… cette pièce elle-même n’a pas d’autre qualificatif que « débarras »… comme mon cœur. Il n’a plus de sens et plus de qualificatif, aujourd’hui. Je vais devoir quitter ma maison : bon débarras !

Quatrième confrontation à : moi-même…

Je suis encore à me poser cette question « pourquoi moi ? » en réponse à plusieurs autres :

« Qui serait la femme idéale pour lui ? »

« Qu’est ce que j’ai de moins bien qu’une autre ? »

« Pourquoi ma vie (à moi) bascule ? »

« L’erreur est humaine, pourquoi suis-je si humaine ? »

Ce sera tout pour aujourd’hui… à moi la renaissance, la reconstruction…

vendredi 19 septembre 2008

*L'Ange Aux Ailes Coupées...*



C'est l'histoire d’un ange qui tombe amoureuse d'un homme... l'ange devient follement amoureuse de cet homme et ce-dernier, pour qu'elle lui prouve son amour, demanda à son ange de se couper les ailes et de les lui confiées..... Comme elle l'aimait de tout son coeur, elle accepta. Depuis ce jour, l'ange ne peut plus s'envoler quand il le désire... ne peut plus sentir le vent caresser sa peau en toute liberté... depuis ce jour l'ange vit des moments parfois très heureux.... mais souvent très tristes...
L’ange c’est moi…
Mais ceci n’est qu’un texte pompé sur le net… parce que je n’ai plus de personnalité, plus de trait expressif… plus rien…
Je suis un ange, nu… dépourvu d’ailes, de dignité et d’estime de soi…
J’ai envie de partir… Mais on me demande de peser le pour et le contre avant… d’être sûre de moi…de prendre une décision finale et irrévocable…
Mon Dieu, je n’ai jamais été très forte pour faire ça…
La seule chose dont j’ai toujours été sûre, c’était de vouloir faire ma vie avec lui…
Etre sûre de l’aimer ?
Mais peut-on aimer vraiment quelqu’un qui nous a fait autant de mal, et qui continue ?
Est-ce que je l’aimais ? Est-ce que je l’aime ? Ca fait quoi d’aimer ? Est-ce qu’on le sait quand on aime ?
Une tonne de questions se bousculent dans ma tête…
Est-ce que c’est vrai qu’il ne m’aime plus ?
Est-ce que c’est vrai qu’il ne me fait plus confiance ?
Peut être qu’il le dit parce que je suis sous ses yeux et tellement docile…
Veut-il vraiment me voir partir ?
A ce moment là, se dira-t-il qu’il n’aurait pas du ?
Est-ce que moi, je n’aurais pas du avoir cette discussion ?
Je ne sais pas… je ne me suis jamais sentie coupable… réellement, je ne me suis jamais été rongée de remords ou de regrets.
J’avais l’esprit bien clair, ce n’était qu’une discussion… qui n’aurait jamais pu aller plus loin… Je ne l’ai jamais trompé et ne le ferait jamais. Pas parce que c’est lui ou parce que je l’aime… parce que je n’aime pas la tromperie.
J’étais juste désespérée que l’organisation d’un mariage, la fixation de dates, et aussi la préparation d'un examen difficile et très exigeant fut été si éprouvants…
J’avais besoin de soutien, de caresses verbales, de mots rassurants, sur ce que j’étais, ce que je valais et ce que je méritais.
Quand la personne qui est en face de toi, te fais sentir que tu n’a pas le droit à tout ça… quand il ne te rassure pas mais ingère en toi le doute de te laisser partir dans d’horribles paroles, blessantes et dégradantes pour toi et ta famille. Quand après une très dure journée de travail, quand après une discussion avec les meilleurs parents du monde, déçus du traitement auquel ils ont le droit… tu n’arrives pas à te trouver le sommeil, que chaque parole résonne sur le rythme de la souffrance de ton cœur ensanglanté… Quand tu n’arrives plus à te taire… quand tu as envie d’hurler… quand tu ne cherches que du réconfort… Juste envie qu’il te dise : « t’inquiète ma belle, nous sommes ensemble et c’est tout ce qui compte… fais moi confiance ! ».
C’est tout ce que j’aurais voulu entendre, et faire… pouvoir lui faire confiance… me dire qu’il est là et qu’il ne m’arrivera rien tant qu’il est là…
Je suis sûre qu’il aurait voulu que je pense ça…
Mais comment ? Dans ce nuage d’ignominies, de paroles semblables à un coup de griffes félines… j’espérais plutôt, qu’il ne m’arrive rien DE lui, pas tant que je suis avec lui…
Je ne fais le procès de personne… j’en ai fait des fautes moi aussi… mais là où j’en suis, je me dis que mon erreur majeure est de ne pas tout avoir arrêté avant…
La première fois qu’il m’a manqué de respect,
Même s’il disait que c’était sur le coup de la colère… et qu’il s’excuse et qu’il met ça sur le compte d’une mauvaise passe, un mal être…
La première fois qu’il a hurlé comme un fou,
La première fois qu’il a cassé un truc ou jeté un autre…
Je n’avais pas trop confiance en lui certes, pas question de tromperie ou quoi que ce soit… mais j’avais confiance en moi… une folle confiance que j’arriverais à faire de notre vie un truc parfait…
Qu’en me côtoyant au quotidien, en y allant doucement, en prenant soin de faire tout ce qu’il a tjrs souhaité sans forcément le dire… je pourrais faire de lui le plus heureux des hommes…
Voilà mon objectif, faire de lui le plus heureux des hommes…qu’il oublie les galères des années fac… où je l’ai rencontré… et lui ai fait le plus beau des cadeaux.
Celui qui m’a fait patienter jusqu’ici … et qu’aujourd’hui on me reproche comme une tare…

vendredi 4 juillet 2008

*Pourquoi ne pas m'ôter la vie?*


Je ne m'ôte pas la vie:
Parce que maman serait malheureuse,
Mon père, ma soeur, mon frère...
et que je ne veux pas leur faire de mal.
Parce qu'ensuite ils auront l'impression de me voir partout,
et chaque détail les fera penser à moi et les fera pleurer...
Parce que j'emporterais une part de chacun d'eux avec moi... Parce que je laisserais une empreinte de moi dans chacun d'eux, qui fera souffrir les autres!
Parce que je serais à jamais le drame qui est arrivé dans leurs vies, et qu'ils seront cités comme la famille qui a perdu une fille à la fleur de l'âge.
Parce qu'ils n'iront plus jamais au mariage, un accouchement, une réussite d'une fille sans penser que ça aurait pu être les miens.
Parce qu'à un moment donné, ils auront peur de me voir...peur des fantômes.
Parce qu'ils penseront à la mort, chaque fois qu'ils penseront à moi...Parce que l'idée de "moi, leur chère et regrettée" n'apportera plus rien que la tristesse, et la nostalgie.

Je ne m'ôte pas la vie:
Parce qu'il restera seul, et que je ne pourrais plus lui tenir tête...
Parce qu'il pleurera 40 jours et remplacera mon "manque" en 40 nuits!
Parce qu'il ne sera plus jamais jaloux parce que sous terre, je suis seule...
Parce qu'il ne pensera plus qu'à moi en se disant "la pauvre"
Parce qu'il dira qu'il m'aimera toujours, pour son intégrité, alors que ce n'est pas vrai
Parce qu'il aura tellement peur de ma présence paranormale qu'il effacera toute trace de moi
Parce que le titre de veuf n'ai attrayant que quand on est vieux et riche
Parce que vivre dans mon souvenir est contre "on n'a qu'une vie!"
Parce que la vie continue et que le passé c'est le passé
Parce qu'il refera sa vie, pensant que heureusement il n'y pas d'enfant qui me ressemble pour lui rappeler que j'ai existé.

Je ne m'ôte pas la vie:
Parce que ceux qui m'apprécie uniquement, ne sauront où placer mes obsèques dans leur agenda
Parce qu'ils parleront de ma mort comme un fait divers, pour dire qu'ils ont de la conversation
Parce qu'ils se diront que ça n'arrive pas que chez les autres, et que je suis une statistique comme une autre
Parce qu'ils oublieront au bout de quelques jours, les 30 ans d'existence que j'ai vécu
Parce que tout ce qui se rapporte à moi, sera totalement enfoui dans les décombres du passé

Je ne m'ôte pas la vie:
Parce que ceux qui ne m'aiment pas, tant que je vis, ils continuent de me craindre
Parce que quand je serais morte, ils se diront "nous sommes débarrassés!"
Parce qu'ils viendront à mes obsèques pour me narguer
Parce qu'ils essayeront de prendre ma place et de m'effacer
Parce que je vaux mieux que ça et que ceux qui m'aiment, ceux qui me désirent, ceux qui m'apprécient et cuex qui ne m'aiment pas, doivent me respecter et respecter ma mémoire...

Adieu??


parce que je vaux mieux que ça,
Parce qu'il doivent respecter ma mémoire...

vendredi 13 juin 2008

*Let me be the one*

Peux tu m'aimer telle que je suis?
Uniquement moi,
Ou es tu si insatisfait?
Que tu te mets à me chercher un complément?
Suis je si ... peu originale?...si peu suffisante?