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mardi 12 mai 2009

*Love me, Marry me, Leave me…*




En ce moment, je n’entend parler que de séparations… un nombre incommensurable de séparations, après des années, après des mois, après des semaines, des jours de mariage… mais aussi des années, des mois, des semaines, des jours avant le mariage.

Ma cousine, un an jour pour jour… entre l’établissement du contrat et la prononciation du divorce.
Moi, 6 mois de vie maritale, après 8 ans de vie commune.
Une amie, 4 mois de vie maritale, après avoir dissous (parce que pas consommée) une première union (de raison) pour l’épouser (par amour), et il divorce!
Un ami, divorce après quelques semaines, pour mésentente financière
Une vague connaissance, de retour chez ses parents, préfère réfléchir avant de faire un enfant, … deux jours de réflexion, les papiers du divorce arrivent par la poste avant qu’elle n’ai fini de réfléchir… « Je ne m’excuse pas, je ne suis pas fait pour le mariage, je m’en suis rendu compte après ».

Hier, je parlais avec une collègue et amie, on se disait qu’aujourd’hui, nous, femmes, ne voulons plus nous marier. Nous pensons qu’aujourd’hui en Tunisie, les gens se marient pour de mauvaises raisons, contre les fondements du mariage, et pour la société.

Flashback :

De quoi avaient besoin nos grands-mères, en se mariant ?

• Avoir un statut social
• Sortir de l’autorité paternel pour trouver la (pseudo) liberté avec un mari
• Se faire entretenir financièrement
• Se sentir protégée par un homme
• Faire des enfants
• Avoir un rôle à jouer en faisant la cuisine et éduquant les enfants

Ce dont souffraient nos grands-mères, en se mariant ?

• Peu de liberté de bouger
• Peu de liberté de parler
• Peu de liberté de décision
• L’estime de soi n’était vraiment liée à un accomplissement personnel mais tournait surtout autour de mari, enfants et cuisine

(Bon je l’avoue c’est un peu caricatural… mais ch’uis libre sur mon blog)

Le plus important et je ne le dénigre pas, c’est qu’elles étaient heureuses. Ma grand-mère est avec mon grand père depuis 55 ans, elle a supporté l’adultère pendant 15 ans, mais elle l’aime et elle est heureuse. Elle me dit et me répète que c’est le devoir de la femme de servir corps et âme son mari, que c’est sa raison d’être (pas son devoir, parce que là je suis d’accord, mais pour elle c’est au-delà du devoir), et que le divorce c’est aussi grave que la mort qui tue… L’homme est fort, il est fait pour gérer, pour décider, pour vivre sa vie à l’extérieur, donc il connaît la difficulté de travailler, de ramener de l’argent, …. T’éxagères un peu Mamie, mais je ne t’en veux pas… c’est le schéma dans lequel tu as vécu…

En fait, aujourd’hui, nous, les femmes, où en sommes-nous par rapport à nos grands-mères ?

• Nous portons le pantalon et conduisons des voitures, des 4x4 et des camions (comme l’homme)
• Nous avons fait des études (comme l’homme, ou + généralement, les nénéttes sont meilleures à l’école, c connu :p)
• Nous avons des boulots, (comme l’homme et avec l’homme…Nous sommes même hiérarchiquement bien positionnées)
• Nous ramenons de l’argent (comme l’homme et pour aider l’homme)
• Nous savons parler actu et culture gé’ (pour communiquer avec l’homme sur autre chose que la bouffe et la grossesse, et pour renflouer son égo devant les autres hommes)
• Nous nous faisons belles et restons minces (pour l’homme et pour le fidéliser : vraie stratégie de marketing)

Bon, comme ça c’est dit, ce n’est qu’un constat…

Donc par élimination, tout en restant dans la logique et non la logique féministe…
La femme sait aujourd’hui comment ça se passe à l’extérieur, la difficulté de travailler et de collecter de l’argent, de se faire sa place et de réussir face à l’homme… (Allons encore plus loin… c’est la fête du slip !!)

Elle aide l’homme dans sa conquête du monde extérieur et se fait respecter par ses collègues et amis (Hommes, mais pas les leurs) pour leurs prouesses techniques à la fac, au travail, et au volant (bon, ça c’est encore à prouver mais elles y travaillent).

Entretemps, elles portent et recousent les pantalons, travaillent au front et cuisinent (du tajine au poulet aux sashimis), éduquent les enfants et parlent actu et politique au restau… Sentent bon le shampoing et ont les ongles vernis mais emmènent leurs voitures à la visite technique, et sont capables d’expliquer ce qu’est une purge et pas seulement celles qu’elles font à leur maris (Bon, je deviens vulgaire… mais je m’emporte ! Je mène mon combat !)

De quoi a besoin une femme aujourd’hui,

• D’une b*te pour prendre son pied
• D’un regard qui sous entend « Quelle femme ! »
• De montrer tous les lapins de son chapeau en étant sûre d’elle et encouragée
• D’être gratifiée par des mots, des gestes
• D’être respectée à la maison, aidée, secondée et comprise
• D’enfanter
• D’avoir une position « socialement correcte »

Pour en revenir à la discussion que j’avais avec ma collègue et amie, aujourd’hui la femme veut plus que jamais ce dont elle besoin. Comme elle a eu besoin de Bourguiba pour s’émanciper, de diplômes pour travailler, de sperme pour enfanter, de courage et d’effort pour se faire accepter en société comme la (pseudo) égale de l’homme (on y travaille)… Tout ça pour dire, que quand femme veut, femme peut.

Donc nous avons des BESOINS, et nous exigeons de les combler. Alors quand ce n’est pas possible à la maison… ça crée des problèmes et on finit au tribunal. La femme n’a plus peur du divorce, et comme elle démissionne d’un emploi pour en trouver un plus valorisant, elle en fait de même avec son conjoint.

Je ne suis pas un homme et l’Homme peut avoir un tout argumentaire, d’ailleurs j’invite qui veut à nous le soumettre. Nous sommes ouvertes et pas seulement de l’entrejambes. (De nos jours, nous nous autorisons la vulgarité, surtout moi !!!)

Donc, dans les points cités plus haut, les deux seuls à poser problème sont les deux derniers, surtout à Tunis :

• D’enfanter
• D’avoir une position « socialement correcte »
Car les autres sont possibles sans avoir à établir un contrat de mariage ! Oui, oui,… :)
A Tunis, nous nous marions pour répondre favorablement à la question du jugement social : « Tu es mariée ? »

Les plus culottées diront : « Oui, mais je suis malheureuse », on leur répondra : « C’est mieux que d’être vielle fille ! »

Absurde, société castratrice, instigatrice de frustration, d’envie… Société de merde !

Aujourd’hui, les filles tunisiennes (sauf exception, oui, oui… !) se marient pour comme elle irait chez le gynéco se faire triturer la foufoune par un spéculum. C’est un peu froid, c’est étrange au début comme sensation, et on ne peut pas dire que ce soit désagréable… ni agréable ! Et comme toutes les nanas le font… ben on le fait ! Mais il faut le faire par précaution, pour faire des enfants tranquille !

Idée : Et si on autorisait le concubinage pour réduire les divorces?! Pas con, hein ?... ouais, ben pensez-y ! Parce qu’au moins on irait à la mairie pour de bonnes raisons… l’AMOUUUUR ! Et non la société !

Messages perso aux p’tits gars !

Et puis les mecs, acceptez notre transformation (en cyborg émancipé qui se laisse pas faire) et dites nous si on manque à notre devoir… On est assez intelligentes pour comprendre, on arrangera ça !

Et arrêtez de nous comparer à vos mères. Vous ne tirez pas vos mères, que je sache (quoique ?!)alors arrêtez de nous mettre dans le même sac ! On le sait, … elles étaient des femmes parfaites !... Mais pas nous ! Et pourquoi tu m’as épousée ?... Il fallait me le dire que tu voulais que je ressemble à ta grand-mère, ou ta mère, vision d’horreur ! Et dans ce cas, j’aurais été cette personne dans l’assistance qui n’aura pas accepté de se taire à jamais, j’aurais dit NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !


Je pense aujourd’hui et ça n’engage que moi, petite Lolita, que le mariage tunisien favorise le divorce et l’homosexualité, et est trèèès castrateur,… bien plus qu’une belle mère !
Allez assez blasphémé… J’attends les commentateurs qui vont me descendre en flèche ! Mais ch’uis une femme, mais j’ai les reins solides,… tu l’as pas remarqué au lit, chéri ? … ben, c’est pareil dans la vie ! :p

mercredi 18 mars 2009

*Femmes, Amour, Mariage et Sciences Occultes (épisode 3)*


Suite à l'épisode 1 et l'épisode 2, voici l'avant dernier, j'espère, épisode...de la série

*Femmes, Amour, Mariage et Sciences Occultes*

C’était au mois de décembre 2007, j’organisais mes fiançailles … J’étais en pleins préparatifs, alors que tous les signes étaient là pour me dire… « Repenses-y à 1000 fois… ». Il (mon ex ) était odieux, avec moi et ma famille… Mais on était à quelques jours… Pas question de faire marche arrière.

S. ma coiffeuse me harcelait de coups de téléphone… « Il faut que tu passes au salon… J’ai des choses à te dire… ». Mais je me méfiais d’elle. Une fois elle m’a dit je vais te présenter un mec… Un type qui fond chaque fois qu’il te voit sortir du salon… (*C’est normal, ce n’est qu’à ce moment là que je suis bien coiffée…*). C’était une vraie horreur ce mec…. Alors question bons plans… ma coiffeuse est la dernière sur la liste.

Un jour, alors que c’était la guerre froide entre mon ex et moi… Elle m’appelle de bon matin,
« Lola, à 10h tu me rappelles ? ».

Gentiment et poliment et au regard des 26 années où elle m’a coiffée (*20 fois tout au plus*) à l’œil prétextant que je suis née dans ce salon, (*En réalité, je suis née dans une clinique*), je l’ai appelée à 10h.

Elle m’a dit, je te passe quelqu’un :

« (moi) : Allo ?
(Une dame) : Bonjour ma fille,
-Bonjour,
-Commence par dire Allahou Akbar (Dieu est grand…)
-Pourquoi ???
-Dis le, je te dis…
Je m’exécute…
-Bon dis Besmellah… (Au nom de Dieu…)
-Mais pourquoi ?
Bref, ….
Elle me dit,
- j’ai vu des choses qui te concernent… Tu es bien Leïla, la fille de F.
- Ah, non, s’il vous plaît, je ne veux pas savoir…
- Ecoute-moi s’il te plaît…
-Non, je suis désolée, je n’y crois pas à vos histoires de voyance !
-J’utilise le coran (*Belle Excuse !*)
- S’il vous plaît je dois y aller…
-Tu es en train de préparer un grand évènement…
-….
-Mais tu atteindras la source sans jamais boire…
-Qu’est ce que ça veut dire ???!! (*nerveuse*)
-Tu n’arriveras jamais au mariage… (*Hein, Narjess, c’est encore toi ???? Sors de ce corps !*)
-… Hmm, (*Me racle la gorge, sceptique mais curieuse*) et pourquoi ?
-Il faut que tu viennes me voir… J’ai des choses à te dire… Ramène-moi, des paquets de thé vert, du sucre, de l’huile, … et viens me voir…
-Non, non merci…
-C’est là que je pourrais voir qui t’a jeté ce sort…
-Non, merci, je vous ai dit, je n’y crois pas… (*Je flippe sévère…quand même*)
-Il y a une femme derrière tout ça… Je l’ai vue …
-Oui, bien sûr… Bon, excusez moi, il faut vraiment que je retourne travailler
-Ma fille il faut que tu te préserves, il a quelque chose sur lui, un sort ! Je l’ai vu… Vous n’allez pas vous marier tant qu’il a ça dans son pull…
- Hein ? Son pull ? Qu’est ce qu’il a dans son pull …
-J’ai vu qu’il avait chez lui, dans un de ses pulls, caché dans ces affaires, des choses, qu’on a déposé là pour lui jeter un sort. Tu dois les retrouver et les détruire pour pouvoir te marier…
-Non, sérieusement…quel pull ??? (* là, je ne flippe plus, je suis terrorisée…*)
-Un des ses marcels (tricots de peau), celui qu’il met sous ses vêtements…

Je raccroche en furie…. Et je cours…. A mon bureau…. Parce que…. Mon ex…. N’a… Jamais… eu … de …Marcel….

Espèce de conne ! Tu m’as fait flipper…. Ah ! Cochonneries de voyantes…

Et puis d’abord, qu’est ce qu’elle comptait faire avec le thé et le sucre et l’huile… les envoyer à la rechercher du marcel perdu ???

jeudi 12 mars 2009

Quelque chose comme huit ans ?


* La lettre que j'ai laissée à mon ex mari, le jour où je suis partie... Je l'ai cachée avec la dernière photo de nous... d'ailleurs, c'est une magnifique photo (mensongère) trahissant un faux bonheur dans lequel j'aurais pu persévérer si ça en valait la peine... Je ne sais pas s'il l'a retrouvée, s'il la lue.... si il l'a comprise...*

Quelque chose comme huit ans ?

Comme tu me l’as souvent demandé… j’ai finis par m’en aller.
Que tu ne m’aimes pas… j’ai finis par l’accepter… mais que TU NE T’AIMES PAS, c’est bien ce qui me rend malheureuse pour toi.
Peut-on aimer les autres quand on ne s’aime pas soi même ?
Que tu n’aies pas confiance en moi,… c’est par toi qu’il faudrait commencer. J’ai toujours su que tu n’as jamais eu confiance en toi, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Au lieu de t’accrocher pour aller plus haut, tu te complais à tirer les autres vers le bas.
Tu sais, je pars le cœur léger, et bien contente de m’accorder une seconde chance d’accéder au bonheur. Même si tu as passé ton temps à me dire le contraire, je sais que je suis une fille bien et qui mérite tout le bonheur du monde. Toi-même tu le sais…
Tu m’as rabaissée et humiliée, tu m’as balancé des horreurs en pleine gueule pour me déstabiliser, tu m’as fait peur en hurlant et en cassant. Tu m’as traitée de tous les noms et même avoué que tu te mariais de force…Bousculée, bafouée et culpabilisée…
Pourtant, je n’étais pas coupable du crime contre l’humanité ? Tu ne m’as pas ramassée dans la rue ? ou retrouvée pénétrée par un autre ? … Et, par amour, les Hommes pardonnent même ça !
Et toi ? Pardonnes toi… pour commencer … tu pourras, peut-être, goûter, enfin au bonheur, pour comprendre ce que recherchent les autres en liant leur vie à une femme.
Lier sa vie à celle d’une femme… As-tu juste une idée de ce qu’est une vie ?
Tu penses certainement que la tienne vaut bien plus que celle des autres ? Que la tienne ne doit pas être gâchée au détriment de celle des autres ? Tu m’as gâché la vie pour ne pas que je gâche la tienne ? Ou parce que j’ai déjà gâché la tienne ? Ou peut être que la tienne est gâchée sans que je n’y aie aucune responsabilité, mais que tu gâches la mienne, juste pour qu’on soit égaux.
L’égalité dans le malheur… Belle devise !
Tu es un être fascinant de complexité… j’ai pourtant essayé de te montrer des évidences :
JE NE VEUX QUE TON BONHEUR.
J’ai vite compris que je ne pouvais pas te faire accéder au bonheur, puisque toi-même, le bonheur tu n’en veux pas ! L’herbe est toujours plus verte dans le près d’à côté.
De par mon tempérament (ou ce qu’il en reste), je suis bien trop persévérante et me fiche de récolter la gloire, je veux le RESULTAT. Je voulais que tu voies que je passais mon temps à cultiver « notre » près, pour qu’il soit le plus vert possible. Je me fichais même qu’il verdisse aujourd’hui, je regardais vers demain. Mais en rentrant chaque soir, tu piétinais tout.
Tes désirs étaient des ordres, non pas parce que je suis la femme soumise que tu as fait de moi. Mais pour te prouver qu’on peut se mettre soit même au placard, et dire « lui, lui, lui » au lieu de « moi, moi, moi ». Je me rends compte que je me suis mise au placard, au nom du MARIAGE, institution sacrée, pour laquelle tu n’as eu aucun respect. D’ailleurs parlons-en du respect…
As-tu un jour respecté quelqu’un ?... même ta personne ?... Tu sais bien que non !
En quelque chose comme huit ans, j’ai pu voir les 1000 visages avec lesquels tu jongles. Jongleur doué !... Chapeau Bas ! Mais, quel dommage que j’ai assisté à ta perte de contrôle. Par moment, tu te trompes de masque… normal, 1000 ça en fait beaucoup. Et aujourd’hui, embrouillé dans ce foutoir, tu ne sais même plus lequel mettre : l’homme trahi, le fils victime, l’ami équilibré, le gentleman aux milles ressources… ou mettre un grand coup de pied là dedans et montrer ton vrai visage ?... Non, jamais… celui là te fais bien trop honte ?!... Il est trop vide de sens et trop rempli d’amertume.
Monstre d’égoïsme, de narcissisme, … Tu me reprochais tous TES travers. Comment, en t’observant faire ton petit manège, aurais-je pu te trouver un tant soit peu Crédible ? C’est bien la seule chose que je te reprochais, moi… ton incrédibilité… et toi tu me reprochais de ne pas t’écouter. J’aurais pris des risques…mais par amour j’en aurais été capable.
Comme tu le vois, je ne suis pas la proie facile et la fille naïve (tu peux inverser en disant proie naïve et fille facile) que tu crois. Et je ne suis pas lâche, mais plutôt réaliste… Je veux le bonheur et il faut être deux à le vouloir, pour y accéder.
Je te laisse à la recherche de ton âme… Je ne peux te dire de chercher ton âme sœur, faut il encore que tu commences par trouver ton âme.

Ta femme pendant six mois, dans ta vie depuis huit ans.

vendredi 13 février 2009

*Femmes, Amour, Mariage et Sciences Occultes (épisode 1)*



En ce vendredi 13, bien que pas du tout superstitieuse… Je poste le premier article d'une série qui parle de mon expérience avec les marabouts, voyants, devins et autres charlatans a qui j’ai eu à faire dans ma vie… Les histoires sont racontées aujourd’hui avec un certain recul, mais je suis convaincue… ces pratiques ont bousillé la vie de certains naïfs qui y ont cru. Heureusement, chez moi c'était très superficiel!

Ceci est entièrement le récit de mes expériences et non pas un article généraliste sur les femmes tunisiennes et l’emploi de l’art divinatoire pour répondre à des questions existentielles.

Dès mon plus jeune âge, j’ai cette image de la vieille dame en sefsari qui sonne à la porte en disant qu’elle voit dans le marc de café, les cartes, la paume de la main… Je demande à ma grand-mère : « Mamie, mais qu’est ce qu’elle voit ? »…

D’ailleurs, 20 ans plus tard, à part les dinars que je lui donne pour se foutre de ma gueule, je n’ai toujours pas compris ce qu’elle voit !!!

J’avais 15ans, je suis au lycée avec D. une amie… Elle est amoureuse de S. depuis le primaire ! Elle souffre depuis des années… et n’en guérit pas… c’est l’année de l’orientation, elle doit faire un choix décisif… Aller dans une branche de nuls pour le suivre, ou aller avec les meilleurs (dont elle fait partie) et l’oublier…

Alors, on lui propose d’aller voir « Narjess » une voyante qui a des visions en disant le coran OO°… Qui lui dira ce qu’il lui reste à faire…

Elle est à la Marsa (D’ailleurs, je passe devant chez elle tous les jours pour rentrer chez moi jsuqu'à aujourd'hui), elle bosse chez elle… Il faut prendre rendez vous par téléphone.

Elle me demande de l’accompagner, j’ai peur de ma mère… mais… J’y vais quand même en cachette. La consultation est à 5dt ou 10 dt en fonction du nombre de cartes à tirer (7 (Religieusement correct ou politiquement correct ou 13… (Encore ce treize !!))


On y va pour la première consultation, adolescentes, la consultation à 5dt nous convenait mieux !

Elle parle à D. en premier lieu… Lui débite un nombre de conneries incommensurables en faisant référence à ce mec, qu’elle aime éperdument (généralement, c le problème majeur quand on consulte) et en fonction des hochements de tête et émotions de ma copine, elle a pu déceler toutes les failles de sa vie ( Des années de souffrance, tu es à un tournant, tu veux comprendre ou prendre une décision, une décision importante… mais… Je ne crois pas que ça se fera… c flou)

On entend une sonnerie de téléphone : synopsis du film : c’est une dame qui a retrouvé son fils, qu’elle cherchait depuis des mois… et c’est Narjess qui lui a indiqué l’endroit (Tozeur aux portes du désert) en l’ayant vu dans un rêve après que la dame a fait les frais d’une 10aine de consultations… Je me demande vraiment si Narjess ne travaille pas plutôt avec les RG (renseignements généraux). Bref… Elle raccroche, nous relate les faits fièrement… On est subjuguées mais bon… On a un peu les boules aussi…

Elle continue avec ma copine…
- Tu vas devenir une artiste, un art manuel... .
- Je joue du piano !!! :)
-Oui, tu vas devenir pianiste, dans un pays très froid et tu vas rencontrer un homme, de la profession qui fera de toi une princesse des neiges… Tu ne feras pas d’études poussées parce que tu trouveras ta vocation…

*Break : Aujourd’hui, plus de 10 ans plus tard, mon amie D. est encore en HEC Paris (oui, c’est vrai que ces jours ci il fait froid, mais c pas la Sibérie non plus…) elle n’a plus touché un piano depuis des lustres, elle n’a rencontré personne et encore moins un mec du domaine, et au lieu de devenir une reine des glaces, c devenu une femme de marbre !*

Ensuite, c’était mon tour… Elle a commencé à me dire que j’avais des problèmes de famille avec un homme, mon père ou mon frère ou un cousin… (Forcément, ça ne pouvait pas être mon chien !) Et que j’attendais un papier important, en rapport avec une femme…

Plein de trucs « bateau » qui auraient collés avec n’importe qui, mais je trouvais quand même la coïncidence flagrante.

Puis elle m’a dit, tu as eu une grosse déception amoureuse d’un mec riche (là elle avait vu juste, c’est le fils du proprio de l’Amen Bank ! Bon, j’ai aussi la gueule de l’emploi… Dégaine de matérialiste : heureusement que les apparences sont trompeuses !) et que je suis encore sous le choc… Qu’il y a une histoire qui débute mais qui sera courte et sans aucun intérêt. Qu’il valait mieux que je me concentre sur autre chose… Notamment le fils de banquier qui allait revenir à la charge !... (Silence)

Moi : -C’est tout ?

Elle :- c’est tout ce que je vois… Tu veux rajouter 5 dinars et ajouter des cartes ?

Moi : - Pas d’avenir professionnel ? pas de mariage ? … Non, je ne veux rien rajouter du tout…

Elle :- Ah, avenir professionnel, tes parents sont riches (Y avait pas besoin de chercher midi à 14h pour voir que gt pas financièrement en difficulté) tu travailleras, avec l’un d’eux… quant au mariage, je ne vois rien… Y a des femmes qui sont jalouses de toi… elles vont te gâcher la vie… tout essayer pour te porter préjudice… Je ne vois pas de mariage !

*Break : Après le fils du proprio de l’Amen Bank (qui était l’histoire sans intérêt et sans lendemain et qui n’est jamais revenu), l’histoire qu’elle disait courte est sans lendemain, ct A. mon ex mari… Histoire tumultueuse de 8 années qui s’est soldée par un mariage et un divorce… Franchement ! Elle n’a pas été super fine la voyante ! Quant aux femmes qui me jalousent, y a-t-il une femme dans l’assistance à qui on ne dit pas ça, dès qu’une femme lui fait crasse… Enfin bon… c’est le temps qui répond aux interrogations*

Bref, quant à ma copine, complètement impressionnée… ne s’est pas arrêtée là !

Narjess lui propose deux plans : de lui faire oublier S. ou de l’ensorceler pour qu’il vienne à elle.

Ma copine lucide lui demande, comment le faire venir ? Elle lui dit, « Tu devras lui donner qqchose à manger ! Que je préparerais pour toi ! »

D. prise de panique, face à cette sorcière VoDoo, refuse, et demande à l’oublier : Elle lui a dit
« Bon comme tu voudras, je vais te donner un papier, tu le mets sous ton oreiller ce soir, tu dors dessus et tu me le ramène demain… Ne t’inquiète pas, c’est du coran qu’il y a écrit dessus ! Ne l’ouvre surtout pas tu briserais le sort !... Une fois que tu me le ramènes, je le ferais infusé dans de l’eau spéciale, et je lirais des incantations, et tu boiras l’eau… Et tu restes sans parler jusqu’au lendemain, après une bonne nuit de sommeil, il n’existera plus… » (PS: je suis sûre que le bout de papier était vide ! et que ct de l'eau de robinet. Mais on étais jeunes et connes)

Et effectivement, elle a eu du mal à se retenir de parler devant sa famille qui se demandait ce qui se passait, et le lendemain elle disait l’avoir oublié ! Elle a finalement choisi la branche d’orientation des nuls pour être avec lui… et Voilà… Il ne s'est jamais rien passé entre eux, parce qu'elle s'est rendue compte à quel point il était con! mais elle continue de dire que c'est grâce à Narjess!

Ah, au fait ! En quittant le bureau sombre de Narjess, voyant qu’elle avait réussi à endoctriner ma copine, elle fait encore une tentative avec moi, elle me dit « Et toi ? … Tu veux que ton fils de banquier n’arrive plus jamais à bander devant aucune autre femme que toi ?... Ramène un morceau de gâteau et on lui fait ça… ».

Je suis sortie de là, j’étais terrorisée… et j’en garde des séquelles jusqu’à aujourd’hui ! Pauv' Mec si je lui avais fait ça !!! J’ai vécu jusqu’au jour de mon mariage dans l’angoisse de ne jamais me marier…

J’aurais peut être du l’écouter finalement… Non, j'aurais jamais du y aller plutôt, chez cette folle !!:p

lundi 19 janvier 2009

*Jugement Social Sur Une Femme Divorcée*


Ca y est je suis officiellement divorcée… Le jugement a été prononcé. Simplement, aujourd’hui, J’appartiens de nouveau au marché des célibataires. Je ne suis pas vraiment une célibataire neuve, je suis une célibataire de seconde « main ». C’est comme si on m’avait rendue au SAV, par manque de satisfaction ou sous motif de « matériel défectueux ». Disons que mon emballage n’est pas intact et ça se voit…. Alors qui voudra bien de moi ??
De nouveau sur l’étal, j’écoute ce que dise les consommateurs, passant devant mon rayon, ou je suis installée en tête de gondole, et où on me regarde et où on prend le même produit que moi, mais celui qui est juste derrière moi… parce qu’il n’a pas été exposé aux feux des projecteurs et donc, vu que protégé par mon emballage, le sien n’a pas ternis… Enfin, je philosophe… mais je pense que la métaphore est plausible…
En fait, il y a un fait que je ne peux pas oublier, et qui c’est produit il y a quelques semaines. Lorsque j’ai quitté mon domicile, j’avais besoin d’énormément de soutien, et besoin d’une certaine manière de légitimer ma décision (raisonnement complètement con, mais qu’on décide de divorcer, ce qui s’en suis n’est pas tjrs très rationnel.) Je suis allée voir une de mes meilleures amies, pour lui en parler… j’avais besoin qu’elle me dise, « oui, tu as eu raison, … avec ce que tu as enduré !! »
Son mari est un ami de la famille, et c’est même moi qui les ai présentés.
Bref, j’y vais, je demande que le mari soit présent… son soutien m’aurait été d’une grande utilité…l’avis d’un homme… d’un ami…
Je commence à raconter devant mon amie et son mari les traumatismes que g subis… et je suis au bord des larmes… je raconte tout, les mensonges, la manipulation, la violence morale… et quand je finis mon exposé par « Voilà pourquoi j’ai décidé d’arrêter tout ça, ici… sans essayer de sauver les meubles… »
Mon amie me regarde, elle est touchée, et convaincue de que j’ai fait le bon choix…
Son mari, qui jubilait aujourd’hui, car ayant attendu ce jour avec impatience, ce jour où il pourrait enfin, m’enfoncer le nez dans la merde et me dire à quel point il est mieux que moi !! Il toujours pensé que nos couples étaient en concurrence, et il n’aimait pas du tout mon ex mari.
Il prend son souffle et son air hautain et me dit :
« Bon, j’ai bien entendu, tout ce que tu nous raconte, mais… je n’arrive pas à t’encourager, à faire ce que tu comptes faire… Le divorce n’est pas une mince affaire… et ce qui t’attend est encore pire que ce tu as vécu… Une femme divorcée est une femme facile par définition, chaque homme qui t’approchera aura envie de coucher avec toi parce que le chemin est ouvert *, que tu seras fuie par tous les hommes sérieux parce que tu auras été décapsulée… et si tous les hommes sont comme moi, tu ne te remarieras jamais… puisque je n’accepterais jamais d’épouser une fille qui n’est pas vierge !! Donc, reste avec ton horrible mari, parce que si tu divorces, le pire est à venir».
En gros, c’est ça… il m’a dit que clairement je ne serais jamais heureuse, mais malheureuse et mariée vaut mieux que divorcée et considérée une pute… c’est ça ??
*ayant été mariée, je ne suis plus vierge… comme si les filles divorcées étaient les seules filles à ne pas être vierges…Balivernes, et surtout à Tunis…Quelle société de merde !

mercredi 24 décembre 2008

*Femme, Argent, Divorce et Diamants*


Mon ex mari et moi, avons eu une relation longue et très tumultueuse… Nous avons rompu, quelques temps après les fiançailles (Ta3aref, comme on dit chez nous). Fille de bonne famille et éduquée que je suis… Contre le gré de ma famille… J’ai rendu le médaillon qu’on m’avait offert… Plus d’union en vue=> retour des bijoux… Pas question qu’on dise de moi que je suis une profiteuse…
Parce que c’est maktoub, on s’est remis ensemble et on s’est mariés… Je n’ai émis aucune résistance ni au choix du solitaire, ni de l’alliance, ni des bijoux…ni même du mobilier de ma maison…
Je voulais montrer à ma belle mère et mon mari que j’avais confiance en eux, en leurs goûts et leur montrer que ce qui leur plairait me plaira… puisque ce sont eux qu’ils l’ont choisi et que je les aime…
Je me fichais éperdument de tout… mais aujourd’hui, je sais que j’avais accepté cela pour éviter les problèmes, et surtout parce que j’étais tellement mal dans ma peau… Que même un solitaire si gros qu’il faille se balader avec une brouette ne m’aurait pas fait plaisir…
J’avais simplement besoin de tous petits riens… que je n’avais pas…
On m’a offert les bijoux… à leur convenance… mais je peux dire qu’ils ne me déplaisaient pas… et ils ne me plaisaient pas non plus… je ne les ai jamais regardés de près, à vrai dire…
C’était le symbole de cette union… mais comme pour moi, elle ne symbolisait plus rien, … les diamants et l’or n’étaient que les aspects Bling-Bling de cette union ratée…
Le jour où je suis allée voir une avocate pour demander comment se passaient les modalités d’un divorce… Elle m’a dit la première chose que tu dois faire est de mettre tes bijoux en lieu sûr…
Ils sont à toi, c’est ton droit devant la loi et devant Dieu… Ils te les ont offerts pour concrétiser l’union, ils sont à toi !!!
Je l’ai trouvée odieuse de dire ça… est ce que c’était le moment de parler de matériel… ? J’étais prête à quitter l’homme avec qui j’ai voulu faire ma vie et elle me parle de bijoux et de diamants ?
Mes bijoux étaient chez mes parents, dans leur coffre, depuis le premier jour du mariage… et étaient sincèrement à ce niveau le dernier de mes soucis…
Quand j’ai parlé à l’avocate de prendre mes affaires et de partir… Elle m’a suggéré de le faire sans prévenir parce que si mon mari venait à casser ou à me prendre des choses de valeurs, je n’aurais aucun recours devant la loi… Qu’il fallait absolument que je prenne mes affaires « de valeur » avant qu’il ne tombe dessus.
Horrifiée par la dimystification de la séparation…je trouvais qu’elle ressemblait plus à un mauvais James Bond, qu’à une rupture forcée, à la Roméo et Juliette.
Je n’ai pas respecté la volonté de mon avocate, et une fois que j’ai ramassé mes affaires, j’ai prévenu avant de faire sortir le moindre carton ou sac de la maison. Je trouvais ça trop malhonnête, même au point où ça en été arrivé.
Sachez-le, mon ex mari et moi nous sommes toujours respecté et n’avons jamais, eu des craintes de tromperies ou le doute d’un adultère. Il fut le premier et le seul pour moi… et je suis sûre jusqu’à aujourd’hui, que de cela, il est convaincu…Mais les derniers jours, j’ai été traitée de tous les noms par sa lui et par sa famille… de tous les noms…
Je suis sûre et je mettrais ma main au feu… que jusqu’à la dernière minute, ils pensaient que je faisais de la provocation et que je redeviendrais vite fais, la fille soumise et conciliante que j’étais… Mais c’est vraiment mal me connaître…
J’aurais été correcte jusqu’au bout… mais là… Hors de question qu’on touche à mon honneur…
Puisque j’ai été étiquettée et insultée, à la limite traitée de trainée… c’était alors de mon droit de me comporter de la sorte… A partir de ce moment, j’ai refusé tout contact avec mon passé… et comme me l’avais dit mon avocate… On allait en venir à des bassesses innommables…
Qu’à cela ne tienne, une trainée digne de ce nom… qu’aurait elle fait… ?
Bien que personne ne me croie, si la séparation s’était faite dans la dignité, j’aurais rendue les bijoux… ayant préalablement laissé tous les cadeaux dans le domicile conjugal. Je ne voulais rien garder de lui… et je ne garderais rien… je n’ai ni besoin de ses bijoux, ni de ce qu’ils représentent, ni d’argent, ni de souvenirs.
Aujourd’hui, ils sont toujours dans l’endroit où ils étaient cachés depuis le premier jour…
Mais entretemps, ma belle famille (d’ailleurs je ne vois pas pourquoi on l’appelle « Belle ») s’est démenée, non pas pour trouver un moyen d’éviter ce divorce, de me récupérer ou de calmer le jeu entre mon mari et moi…Ils voulaient (Ce qui a été fait dans ce sens, était uniquement un moyen détourné de…) récupérer les bijoux… l’or et le diamant = Argent !
Au diable la femme et l’amour… !! Si ce n’est pas malheureux, cette société…
Mon ex mari a contacté un juge qui se charge des divorces, et a commencé sa requête par « Y a-t-il un moyen de récupérer les bijoux ? »
Ce que j’en suis malheureuse… Je ne pourrais même pas vous le décrire… Je ne compte pas devant le prix qu’ils ont coûté, leur valeur en carats et leur éclat.
Mon honneur, ma virginité, ma dignité et le fait de cocher la case divorcé(e) sur les formulaires de l’administration, n’a pas compté devant les diamants…
Heureusement pour moi, ma compensation sera morale, puisque je ne vaux rien, les vauriens ne rendent pas les bijoux qui sont leur droit.
J’aurais été droite et juste de les rendre… polie et pas la profiteuse dont ils vont parler à tout Tunis… Mais j’accepte qu’à divorcée et trainée, on ajoute le suffixe profiteuse…lorsqu’on parle de moi…
Sachez que ce que je fais n’a rien d’illégal, que j’en ai parfaitement le droit et que c’est même recommandé… J’aurais préféré les rendre… j’aurais préféré compter pour eux… un tant soit peu… j’aurais préféré ne pas me marier avec lui, j’aurais préféré ne pas le connaître, j’aurais préféré écouter mes parents, et ma tête qui me disaient stooooooooooop !
Je ne garde pas les bijoux, je n’en ai que faire, je compte les vendre… et avec l’argent me racheter une dignité, un honneur… ce qu’ils m’ont pris… Je compte donner l’intégralité de la somme pour aider mon prochain… Tout partira en dons… absolument tout… Car seul Dieu pourra me restituer ce qu’ils m’ont pris… Et lorsque Leur argent ira pour la bonne cause… Je prierais pour qu’il nous pardonne tous, moi de m’être trompée et eux… pour le reste…

mercredi 10 décembre 2008

*Il me dit que pour certains, ça marche ! *



Hier au déjeuner, je parlais avec des amis, des couples, aujourd’hui en Tunisie… Un ami se retourne vers moi et me dit : « Tu sais, pour certains ça marche ! ».

Suite à cette remarque, je me suis vue comme cette fille ayant vécu une mauvaise expérience et qui est devenu si aigrie … Ce n’est pas du tout le rôle que je veux jouer… Bien au contraire… Ce qui m’est arrivé n’arrive pas à tout le monde, heureusement… pour vous, tous…

Je ne suis pas aigrie, je suis désolée, dégoûtée, déboussolée, perdue… tout simplement…Lorsque j’entends les mots « Homme, Relation, Amour, Confiance… » Et tout ce champ lexical de la vie à deux… c’est au mal que je pense… à l’échec en général et au mien en particulier…

Il faut que j’arrête, il faut que je laisse au passé, ce qui est au passé… Il faut que j’arrête d’avoir ses flashs, la nuit, comme si j’avais une amnésie toute la journée et que la nuit, j’ai des visions, comme lors d’une séance d’hypnose, au cours de laquelle, on voudrait me faire retrouver la mémoire…

« On », ce sont mes démons, les démons de minuit, les démons de mes nuits…

Je repense à mon ex mari, mais je n’y vois que du mal… Pas l’once d’un bon souvenir, ou d’une pensée affectueuse… Je repasse en revu, les discours, les mensonges et les cachoteries, les injustices, la violence verbale et la méchanceté… Aujourd’hui, je ne vois plus en plus en lui, qu’un être très vil.

Ce n’est qu’à la nuit, au moment des cauchemars que ça me revient … et me réveillant le matin, je me dis, ce n’était qu’un cauchemar, au sens propre du terme ou quelque chose que j’ai réellement vécu… Je n’arrive toujours pas à y croire…

Vous me diriez qu’il me manque peut être… Me manquer ?...Il me manquerait seulement, comme un bourreau manque à sa victime… et je suis bien trop lucide pour ça… Non, il ne me manque pas… Je n’arrive même pas en me concentrant à me rappeler des traits de son visage… Je le vois si moche… sa méchanceté transparaît de par ses traits sans l’image que je me fais de lui … c’est horrible…

Il me l’a dit que pour certains ça marche, il voulait me dire de garder espoir…

Je l’ai pris pour une attaque directe… une agression, …

Je suis conditionnée…je ne pouvais pas le prendre autrement, je me suis habituée à être perpétuellement agressée…

Pourtant, il a tellement raison… Je dois garder espoir et penser que tous les hommes ne sont pas si horribles, et que toutes les belles mères ne sont pas des sorcières…

Je dois continuer de croire que le bien triomphe toujours du mal et baisser un peu ma garde…

Ma garde, je ne la baisse plus… ni face à un homme bourré de bonnes intentions, ni même devant des paroles censées me réconforter…

Il me disait simplement que pour certains ça marche, histoire que je garde espoir, qu’avec quelqu’un d’autre ça marchera… et je l’ai pris comme un « Ce n’est pas parce que tu t’es plantée que c’est le cas de tout le monde ! »…

Besoin de recul !

jeudi 25 septembre 2008

*Harcelée...*


JOUR 4

Je suis allée chez un médecin généraliste pour lui parler de mes symptômes : eczéma persistant, douleurs musculaires, migraines, nausées, vertiges, cycle perturbé, … Je suis rentrée avec le verdict que cette détérioration (minime) de ma santé physique n’est rien comparée à la détérioration de ma santé mentale. Il me dit d’aller consulter au plus vite. Je refuse…

Je peux y remédier seule…maintenant que j’ai envisagé de divorcer…Il va falloir que je prenne sur moi. Je sais que je suis assez forte. Je pleure toutes les larmes de mon corps face à cet écran silencieux et qui n’a pas de bras pour m’enlacer. Comment vais-je supporter ce qui m’arrive ?... Divorcer… Je divorce…. Une première dans mon entourage… Il n’y aura même pas quelqu’un qui puisse me soutenir moralement…m’expliquer comment ça se passe ? Me dire si ce que je ressens est normal…

Je suis sur le net, et je cherche sur Google « séquelles psychologiques d’un divorce », « divorcer »… Je tombe sur des sites comme divorcer.com, elledivorce.com. Je n’en reviens pas, ça existe ?? … bon, enfin ça tombe bien, … Je suis sur elledivorce.com, je lis et je pleure… Je lis et je pleure… et je tombe sur une accroche « Dites stop ! Au harcèlement moral »… Je lis et je me dis… mais c de moi qu’on parle… mais c’est bien ce que j’ai subi… Ces maltraitances verbales. Le fait de me rabaisser tout le temps ! Ces remarques qui ont l’air si anodines et qui font de notre vie cet enfer… Je j’en arrive à penser que je ne fais rien correctement. C’est tellement fatigant… Je saute de site en site… sur le thème du harcèlement moral… Et j’en apprends des choses :

Ces remarques si anodines sont toxiques, c’est un poison…

Baisse de morale, souffrance intérieure, fatigue chronique…

Objectif : déstabilisation, emprise totale sur ma personne, envahissant,

Ruse : Me faire croire que c’est ça une vie de couple et que je suis coupable de tout

Idée générale : me dire que je fais tout de travers jusqu’à ce que j’arrive à le penser moi-même

Tactique : Faire sans arrêt des remarques sur mes convictions, mes accomplissements, ma capacité de décision et de jugement.

Humour : il dissimule ces critiques dans ses plaisanteries

Fait : L’engagement lui fait très peur…

Agissement : Il se valorise en me rabaissant…

Position : rester dominant…

Son défaut : Le narcissisme

Finalité : que je perde toute estime de moi-même pour que Mr. Se sente à l’apogée de son pouvoir

Fin du match : « Mais n'oubliez pas que face à un persécuteur, on ne gagne jamais. » (Doctissimo, « Harcèlement Moral »)

Je demande le divorce pour gagner à mon tour, la paix de l’esprit, et regagner ma confiance en moi et mon estime de moi-même… c’est trop demandé ?

lundi 22 septembre 2008

*Prise de décision... questions*


Jour 1 :

La décision est prise… Je mets des points de suspension pour ne pas mettre un point d’interrogation.

Peut–on être sûr à 100% de vouloir la séparation ?

Il y a deux choses qui m’ont marquées dans ma vie… des mots croisés sur des livres d’astrologie, alors que je suis en pleine adolescence : passionnée par moi, par l’avenir, le signe du taureau et tout ce que je peux avaler comme inepties.

C’était des livres de poche qui apparaissaient en plein mois de décembre (1998, à l’époque) et qui disait (parmi tant d’autres choses que je n’ai pas retenues 2 secondes dans mon esprit)

« Natif du taureau, pour vous toute rupture sera un drame, même si c’est vous qui la souhaitez. »

Et quelques pages plus loin,

J’apprends que je m’entends à merveille avec les natifs du cancer et du signe de la vierge. Et puis en vient la confrontation du « Taureau et les autres signes »… Je ne m’attarde pas longtemps mais une phrase me poursuivra jusqu’à aujourd’hui :

« Femme Taureau-Homme Bélier :Pour lui vous êtes la femme idéale, lui, sera votre mal nécessaire »

Il m’aura fallu 12 ans pour comprendre ce que voulait dire cette phrase…

Suite à cet interlude, les points importants de ce jour :

Première confrontation à la réalité : ce que me recommande la justice…

Je ne serais pas allée devant les juges pour vol, ni meurtre, ni accident de voiture, ni chèque sans provision… mais pour le divorce, reproche : avoir été amoureuse et pas assez lucide.

Seconde confrontation à la réalité : oui, les amies sont là…

Téléphone, skype, pensées pour moi, essayer de me voir, de me faire sortir…mais je refuse… Je n’ai pas la tête à sortir, ni de les embêter avec mes histoires.

Je sais que ça ne les dérange pas mais moi… de savoir que chacun a ses problèmes et que pour la plupart, elles viennent à peine de trouver une forme de sérénité… ce n’est pas le moment de les perturber.

Et, puis je n’aime pas me montrer faible, m’ont-elles déjà vue pleurer ?... je ne crois pas…

En plus, face à tout ce que je vis et raconte… elles ne trouvent pas quoi dire… et je sais qu’elles souffrent pour moi.

Troisième confrontation à la réalité : quitter ma maison…

Remballer et partir… et pas que mes affaires, mon égo et mon estime de moi-même.

Je commençais à m’y faire à cette maison, je l’aime… elle est petite mais ordonnée, comme moi…

Il y a une pièce vide dedans, pleine de trucs qui n’ont pas de sens… cette pièce elle-même n’a pas d’autre qualificatif que « débarras »… comme mon cœur. Il n’a plus de sens et plus de qualificatif, aujourd’hui. Je vais devoir quitter ma maison : bon débarras !

Quatrième confrontation à : moi-même…

Je suis encore à me poser cette question « pourquoi moi ? » en réponse à plusieurs autres :

« Qui serait la femme idéale pour lui ? »

« Qu’est ce que j’ai de moins bien qu’une autre ? »

« Pourquoi ma vie (à moi) bascule ? »

« L’erreur est humaine, pourquoi suis-je si humaine ? »

Ce sera tout pour aujourd’hui… à moi la renaissance, la reconstruction…

vendredi 19 septembre 2008

*L'Ange Aux Ailes Coupées...*



C'est l'histoire d’un ange qui tombe amoureuse d'un homme... l'ange devient follement amoureuse de cet homme et ce-dernier, pour qu'elle lui prouve son amour, demanda à son ange de se couper les ailes et de les lui confiées..... Comme elle l'aimait de tout son coeur, elle accepta. Depuis ce jour, l'ange ne peut plus s'envoler quand il le désire... ne peut plus sentir le vent caresser sa peau en toute liberté... depuis ce jour l'ange vit des moments parfois très heureux.... mais souvent très tristes...
L’ange c’est moi…
Mais ceci n’est qu’un texte pompé sur le net… parce que je n’ai plus de personnalité, plus de trait expressif… plus rien…
Je suis un ange, nu… dépourvu d’ailes, de dignité et d’estime de soi…
J’ai envie de partir… Mais on me demande de peser le pour et le contre avant… d’être sûre de moi…de prendre une décision finale et irrévocable…
Mon Dieu, je n’ai jamais été très forte pour faire ça…
La seule chose dont j’ai toujours été sûre, c’était de vouloir faire ma vie avec lui…
Etre sûre de l’aimer ?
Mais peut-on aimer vraiment quelqu’un qui nous a fait autant de mal, et qui continue ?
Est-ce que je l’aimais ? Est-ce que je l’aime ? Ca fait quoi d’aimer ? Est-ce qu’on le sait quand on aime ?
Une tonne de questions se bousculent dans ma tête…
Est-ce que c’est vrai qu’il ne m’aime plus ?
Est-ce que c’est vrai qu’il ne me fait plus confiance ?
Peut être qu’il le dit parce que je suis sous ses yeux et tellement docile…
Veut-il vraiment me voir partir ?
A ce moment là, se dira-t-il qu’il n’aurait pas du ?
Est-ce que moi, je n’aurais pas du avoir cette discussion ?
Je ne sais pas… je ne me suis jamais sentie coupable… réellement, je ne me suis jamais été rongée de remords ou de regrets.
J’avais l’esprit bien clair, ce n’était qu’une discussion… qui n’aurait jamais pu aller plus loin… Je ne l’ai jamais trompé et ne le ferait jamais. Pas parce que c’est lui ou parce que je l’aime… parce que je n’aime pas la tromperie.
J’étais juste désespérée que l’organisation d’un mariage, la fixation de dates, et aussi la préparation d'un examen difficile et très exigeant fut été si éprouvants…
J’avais besoin de soutien, de caresses verbales, de mots rassurants, sur ce que j’étais, ce que je valais et ce que je méritais.
Quand la personne qui est en face de toi, te fais sentir que tu n’a pas le droit à tout ça… quand il ne te rassure pas mais ingère en toi le doute de te laisser partir dans d’horribles paroles, blessantes et dégradantes pour toi et ta famille. Quand après une très dure journée de travail, quand après une discussion avec les meilleurs parents du monde, déçus du traitement auquel ils ont le droit… tu n’arrives pas à te trouver le sommeil, que chaque parole résonne sur le rythme de la souffrance de ton cœur ensanglanté… Quand tu n’arrives plus à te taire… quand tu as envie d’hurler… quand tu ne cherches que du réconfort… Juste envie qu’il te dise : « t’inquiète ma belle, nous sommes ensemble et c’est tout ce qui compte… fais moi confiance ! ».
C’est tout ce que j’aurais voulu entendre, et faire… pouvoir lui faire confiance… me dire qu’il est là et qu’il ne m’arrivera rien tant qu’il est là…
Je suis sûre qu’il aurait voulu que je pense ça…
Mais comment ? Dans ce nuage d’ignominies, de paroles semblables à un coup de griffes félines… j’espérais plutôt, qu’il ne m’arrive rien DE lui, pas tant que je suis avec lui…
Je ne fais le procès de personne… j’en ai fait des fautes moi aussi… mais là où j’en suis, je me dis que mon erreur majeure est de ne pas tout avoir arrêté avant…
La première fois qu’il m’a manqué de respect,
Même s’il disait que c’était sur le coup de la colère… et qu’il s’excuse et qu’il met ça sur le compte d’une mauvaise passe, un mal être…
La première fois qu’il a hurlé comme un fou,
La première fois qu’il a cassé un truc ou jeté un autre…
Je n’avais pas trop confiance en lui certes, pas question de tromperie ou quoi que ce soit… mais j’avais confiance en moi… une folle confiance que j’arriverais à faire de notre vie un truc parfait…
Qu’en me côtoyant au quotidien, en y allant doucement, en prenant soin de faire tout ce qu’il a tjrs souhaité sans forcément le dire… je pourrais faire de lui le plus heureux des hommes…
Voilà mon objectif, faire de lui le plus heureux des hommes…qu’il oublie les galères des années fac… où je l’ai rencontré… et lui ai fait le plus beau des cadeaux.
Celui qui m’a fait patienter jusqu’ici … et qu’aujourd’hui on me reproche comme une tare…

mercredi 27 août 2008

*What about forgiveness ?*














Le pardon ? Mais, on pardonne une erreur… Je n’ai pas fait d’erreur…
Je n’ai eu qu’un moment de faiblesse, conditionné par une situation qui m’encourageait à tout envoyer balader… du à tel manque de respect… à des insultes… avec des mots crus et tellement blessants, … à des inculpations en oubliant l’aspect « Présumé Innocent Jusqu’à preuve du contraire ».
L’histoire se passe dans le contexte de la préparation d’un grand projet… Il faut s’échanger des données, et utiliser les affaires des uns et des autres… quand cette pièce à conviction lui est tombée dans les mains, il n’a pas hésité une seconde à en fouiller les décombres.
En farfouillant dans ce qui ne le regardait pas, dans un lieu qui était censé l’aider, il a trouvé ce truc… exprimant un mélange de souffrance, de compassion, de regrets du passé (factices, mais ça reste entre nous… je ne regrette rien, ce n’était pas pour moi) , un langage doux et rassurant, très peu ambigu quand on ne cherche pas à lire entre les lignes… aucun fait, la preuve d’aucun fait… des paroles, sur écran … sans actes derrière… des paroles rassurantes, édifiantes, encourageantes… qui m’ont juste permis de me reconstruire, d’assumer et d’accepter de lier pour toujours mon futur à celui qui m’avait tant fais souffrir , mais que j’aimais tant!
Je pense que je n’ai jamais aimé quelqu’un d’autre que lui… ou alors c’est parce qu’il a eu droit à ma virginité ?... alors que je me suis offerte à lui… je lui donné une possibilité de décider du satisfait ou remboursé !... Nous y viendrons plus tard !
J’étais encore et je suis encore sous garantie, complètement dévouée à mon propriétaire… même s’il me maltraite…
Pour me soulager, j’ai simulé un éventuel « remboursé ! », pour voir ce que je valait aux yeux d’un autre propriétaire, qui n’a fait que monter les enchères depuis tout ce temps, et espérait m’avoir comme un trophée, non pas pour m’utiliser juste pour m’observer… ce qui ne m’a pas du tout donné envie de changer de propriétaire au bout du compte… je voulais le mien, dans un élan de masochisme que je ne comprends toujours pas…
Par cet écart qui n’était que verbal, même pas par la pensée… j’ai failli faire capoter ce grand projet, mais in extremis, il a eu lieu… réussi ou pas… je n’en ai jamais eu de confirmation…
J’ai fait des excuses et demandé pardon maintes fois pour cet écart VERBAL, « je n’aurais jamais du avoir cette discussion »…
Mais ce n’était qu’une discussion… des mots… et je le jure… EN L’AIR… à la recherche d’un peu de réconfort !
Le projet réussi… l’engagement était pris… mais passé sous silence, pas d’effusions, pas de cris de joie, pas d’expression de bonheur ou de gratitude, ni même un sentiment apparent de réussite…
J’y travaille… j’y travaille chaque jour pourtant…. Me demandant pourquoi je n’ai pas le vent en poupe… pourquoi je n’ai eu que des moyens (achetés en solde) pour accomplir ma tâche… pourquoi je n’ai pas eu droit à l’ouverture internationale pour élargir mes chances, m’épanouir dans mon travail et sentir une gratification quelconque…
Jusqu’au jour hier… où la réponse m’a éclatée en pleine gueule, hier… où je me suis entendue dire : « cet écart verbal a définitivement changé ta position, contente toi de ce qu’il se passe aujourd’hui »...

Qu'en est il du pardon? ... ne pardonne-t-on pas un moment d'égarement? ... Sans conséquences?