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jeudi 12 mars 2009

Quelque chose comme huit ans ?


* La lettre que j'ai laissée à mon ex mari, le jour où je suis partie... Je l'ai cachée avec la dernière photo de nous... d'ailleurs, c'est une magnifique photo (mensongère) trahissant un faux bonheur dans lequel j'aurais pu persévérer si ça en valait la peine... Je ne sais pas s'il l'a retrouvée, s'il la lue.... si il l'a comprise...*

Quelque chose comme huit ans ?

Comme tu me l’as souvent demandé… j’ai finis par m’en aller.
Que tu ne m’aimes pas… j’ai finis par l’accepter… mais que TU NE T’AIMES PAS, c’est bien ce qui me rend malheureuse pour toi.
Peut-on aimer les autres quand on ne s’aime pas soi même ?
Que tu n’aies pas confiance en moi,… c’est par toi qu’il faudrait commencer. J’ai toujours su que tu n’as jamais eu confiance en toi, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Au lieu de t’accrocher pour aller plus haut, tu te complais à tirer les autres vers le bas.
Tu sais, je pars le cœur léger, et bien contente de m’accorder une seconde chance d’accéder au bonheur. Même si tu as passé ton temps à me dire le contraire, je sais que je suis une fille bien et qui mérite tout le bonheur du monde. Toi-même tu le sais…
Tu m’as rabaissée et humiliée, tu m’as balancé des horreurs en pleine gueule pour me déstabiliser, tu m’as fait peur en hurlant et en cassant. Tu m’as traitée de tous les noms et même avoué que tu te mariais de force…Bousculée, bafouée et culpabilisée…
Pourtant, je n’étais pas coupable du crime contre l’humanité ? Tu ne m’as pas ramassée dans la rue ? ou retrouvée pénétrée par un autre ? … Et, par amour, les Hommes pardonnent même ça !
Et toi ? Pardonnes toi… pour commencer … tu pourras, peut-être, goûter, enfin au bonheur, pour comprendre ce que recherchent les autres en liant leur vie à une femme.
Lier sa vie à celle d’une femme… As-tu juste une idée de ce qu’est une vie ?
Tu penses certainement que la tienne vaut bien plus que celle des autres ? Que la tienne ne doit pas être gâchée au détriment de celle des autres ? Tu m’as gâché la vie pour ne pas que je gâche la tienne ? Ou parce que j’ai déjà gâché la tienne ? Ou peut être que la tienne est gâchée sans que je n’y aie aucune responsabilité, mais que tu gâches la mienne, juste pour qu’on soit égaux.
L’égalité dans le malheur… Belle devise !
Tu es un être fascinant de complexité… j’ai pourtant essayé de te montrer des évidences :
JE NE VEUX QUE TON BONHEUR.
J’ai vite compris que je ne pouvais pas te faire accéder au bonheur, puisque toi-même, le bonheur tu n’en veux pas ! L’herbe est toujours plus verte dans le près d’à côté.
De par mon tempérament (ou ce qu’il en reste), je suis bien trop persévérante et me fiche de récolter la gloire, je veux le RESULTAT. Je voulais que tu voies que je passais mon temps à cultiver « notre » près, pour qu’il soit le plus vert possible. Je me fichais même qu’il verdisse aujourd’hui, je regardais vers demain. Mais en rentrant chaque soir, tu piétinais tout.
Tes désirs étaient des ordres, non pas parce que je suis la femme soumise que tu as fait de moi. Mais pour te prouver qu’on peut se mettre soit même au placard, et dire « lui, lui, lui » au lieu de « moi, moi, moi ». Je me rends compte que je me suis mise au placard, au nom du MARIAGE, institution sacrée, pour laquelle tu n’as eu aucun respect. D’ailleurs parlons-en du respect…
As-tu un jour respecté quelqu’un ?... même ta personne ?... Tu sais bien que non !
En quelque chose comme huit ans, j’ai pu voir les 1000 visages avec lesquels tu jongles. Jongleur doué !... Chapeau Bas ! Mais, quel dommage que j’ai assisté à ta perte de contrôle. Par moment, tu te trompes de masque… normal, 1000 ça en fait beaucoup. Et aujourd’hui, embrouillé dans ce foutoir, tu ne sais même plus lequel mettre : l’homme trahi, le fils victime, l’ami équilibré, le gentleman aux milles ressources… ou mettre un grand coup de pied là dedans et montrer ton vrai visage ?... Non, jamais… celui là te fais bien trop honte ?!... Il est trop vide de sens et trop rempli d’amertume.
Monstre d’égoïsme, de narcissisme, … Tu me reprochais tous TES travers. Comment, en t’observant faire ton petit manège, aurais-je pu te trouver un tant soit peu Crédible ? C’est bien la seule chose que je te reprochais, moi… ton incrédibilité… et toi tu me reprochais de ne pas t’écouter. J’aurais pris des risques…mais par amour j’en aurais été capable.
Comme tu le vois, je ne suis pas la proie facile et la fille naïve (tu peux inverser en disant proie naïve et fille facile) que tu crois. Et je ne suis pas lâche, mais plutôt réaliste… Je veux le bonheur et il faut être deux à le vouloir, pour y accéder.
Je te laisse à la recherche de ton âme… Je ne peux te dire de chercher ton âme sœur, faut il encore que tu commences par trouver ton âme.

Ta femme pendant six mois, dans ta vie depuis huit ans.

mardi 27 janvier 2009

*Stairway to heaven...*


Il y a un moment sur lequel je voudrais revenir. Et, c’est un étrange sentiment qui m’a donné envie d’y revenir…

Je sens cette boule dans ma gorge. Cette pression sur mon cœur, ce tremblement de tout mon être et cette nausée qui m’est devenue si familière… On m’a tout juste dit qu’on avait vu mon ex-mari au restaurant. Et cette vague d’angoisse m’envahit. La première question, c’était… « En charmante compagnie bien sûr ?! ». Le « Non, avec des hommes » ne m’a ni fait plaisir, ni rassurée… C’est l’idée d’entendre encore parler de lui, au risque de le croiser, de croiser son regard qui me répugne au plus haut point. Je suis dans une ambivalence totale, si je le croise, avec une autre : serais-je dégoûtée à l’idée de le voir ou plutôt de la voir ?

Par les deux, il me semble… Le voir me torturerait… et c’est par cette déduction que je voudrais revenir sur ce moment dont je parle plus haut.

Il s’est produit un incident les derniers jours de vie commune. C’était le mois de Ramadhan, et nous avions reçu tous nos amis à dîner. Bien que psychologiquement éprouvant puisque tellement faux… ce dîner a réussi à leurrer tout notre entourage et même mon mari lui-même… Qui s’attendait à ce qui allait arriver le lendemain ?

On aurait plus parié sur « Lolita est enceinte » que sur « Lolita est partie ».

On a passé une nuit, l’un dans les bras de l’autre, malgré les problèmes …ça n’avait rien de sexuel… ça on n’en avait pas envie….

Le matin je suis au bureau et je sens un faux bonheur… une trêve, un cessez le feu… On s’envoyait des sms…et on prévoyait une soirée sexy en rentrant à la maison.

Quand dans ce nuage de sms, il m’appelle et me dit « Ma mère est fâchée contre toi… appelle là et fais lui des excuses… tout de suite… et je veux que tu sois convaincue de t’être trompée en lui manquant de respect. » Manquer de respect : Elle a refusé que je fasse part égale entre elle et mes parents, pendant le mois saint. Elle voulait que je ne voie pas mes parents et que je sois exclusivement chez elle. Et a exigé de son fils qu’il en soit ainsi. Et j’ai refusé de capituler…

J’appelle la vertueuse et pas du tout autoritaire Belle Mère, qui ne me répond pas téléphone, prête à faire des excuses pour un manque de respect involontaire. Pourtant, elle ne me répond pas… ni une, ni deux, et ni trois…

Son fils chéri et téléguidé me dit, elle refuse de te parler, et elle ne veut plus te voir… Nous n’irons plus chez elle, nous vivrons notre petite vie.

Je me disais : « Toi chéri ? Vivre sans Maman et sans l’argent de Maman ? Te contenter de moi ? Finir par me voir telle que je suis ? Accepter l’idée que je ne te veux aucun mal ?... »

Il me dit qu’il n’y a pas de quoi s’énerver que c’est tant mieux… et qu’il était hors de question qu’on se dispute et qu’il ne fallait pas que je sois perturbée.

Je ne croyais pas un mot de ce qu’il disait… je le connais, c’est un drame qui arrive. J’attendais sagement les représailles.

Je rentre, et j’attends que la sentence tombe…

Il est là, on essaye de discuter de tout, de rien … mais y a une gêne… une gêne palpable, comme si j’attendais que mon bourreau lâche la corde, pour que la guillotine tombe et me sectionne la tête.

Et ça n’a pas tardé…

Cette scène s’est transformée en massacre… sanglant, violent, pâtissier et culinaire…

Il s’est mis à hurler, à écraser le gâteau et en à mis partout. Du gâteau sur les murs, sur ces mains, sur mes vêtements. Il crie me pousse, et me blesse… les horreurs qui blessent mon âme, sont aiguisées, tout ce que j’aime y passe… de ma dignité à ma famille, de mes principes à ma gueule… tout, tout, tout… Il n’a rien laissé…

Je finis en pleine hystérie, en larme, l’orteil ensanglanté pour avoir mis un coup de pied dans le récipient en terre cuite, remplie de calamars en sauce… c’est dans ma vie que j’aurais voulu mettre un coup de pied… Mes doigts tordus… par ces doigts, pour me prendre mes clefs, m’empêcher de sortir de la maison, me regarder avec son regard de diable et me dire « Pleure,… tu peux pleurer à en mourir… Mais tu n’irais nulle part… ».

Je hurle « C’est ça un Homme, c’est ce qu’on appelle un homme, c’est ça un mari ???!!! »

Violence morale et physique… mais la violence morale fait de loin beaucoup plus mal… beaucoup plus mal…



Quand je le verrais avec la nouvelle… c’est de le voir qui me fera le plus mal… je me rappellerais de ce moment, où il aurait pu me tuer, ou j’aurais pu le faire moi-même… où je suis entrée, en larmes dans cette salle de bain, tourné le verrou, ouvert le tiroir à pharmacie regardé toutes ces rangées de pilules… pensé que je n’avais même pas à fermer le verrou parce qu’il viendrait pas me chercher… pensé à ma petite sœur, que je veux voir grandir… et pour elle, j’ai surtout pensé que j’avais un moyen alternatif d’arrêter de souffrir et de ne plus vivre avec lui, de ne plus avoir peur de sa violence, due à sa médiocrité… Il fallait que ça s’arrête… pas ma vie…Juste ma vie avec lui…Qu’il n’en valait pas la peine… qu’il ne valait rien… que je valais mieux que ça...

Belle Maman, tu as gagné… Ton Prince/Monstre est de retour…

lundi 29 décembre 2008

*Réponse à Lotus...*


Lotus m'a contactée par mail. Elle m'a fait part de son histoire. Elle a vécu une histoire sentimentale douloureuse, avec un homme qui lui a fait bcp de mal... Elle souhaite trouver la force de se reconstruire... Je souhaitais publier ma réponse sur le blog, pour en faire profiter d'autres?

"Salut Lotus,

Je comprends totalement ton histoire… et disons que j’ai vécu des choses similaires… Un pervers manipulateur c’est une personne psychologiquement désaxée… qui ne changera jamais ou très difficilement…. C une personne profondément mal dans sa peau et toujours malheureuse, qui a besoin de traiter les autres comme des objets, de les manipuler et de leur faire du mal pour exister… rabaisser pour exulter….c très triste pour lui… finalement, je me suis résignée à croire que c’est lui le plus malheureux de nous deux, ma chère Lotus… parce qu’il est malheureux tout court… parce qu’il a été victime dès l’enfance… et que finalement, ça me déculpabilise parce que j’ai longtemps cru que c’est moi qui étais incapable de le rendre heureux…. Pendant longtemps il m’a fait croire que j’étais la cause de son malheur… mais non, … il est le seul coupable de son mal être et du tien par la même occasion… sauf que de ton mal être il est volontairement coupable !!! Alors, quand j’ai mis un nom sur ce comportement, lu des tonnes et des tonnes d’articles en me disant c’est bien ce que j’ai vécu… on dirait qu’on parle de moi…là, j’ai déculpabilisé, me suis dit des milliers de fois que je ne suis pas si nulle, que je ne mérite pas d’être traitée de la sorte et que je mérite 1000 fois mieux que ça… Tu vois ce que la psy te dit, couper tout contact ? j’ai eu droit à cette réplique, je ne comprenais pas pourquoi ct si catégorique… mais les dégâts que peuvent faire ces personnes sont insoupçonnés… Ils sont très forts dans la manipulation, sans aucune morale et sans scrupules… si ça se limite à te décourager pour ton projet, et te raconter ses conquêtes… Ne t’arrête pas à ça… ça aurait pu être plus grave… j’ai voulu un jour m’ôter la vie… et d’autres, ne ce sont pas arrêtés à la volonté, ils l’ont fais…

Mon « Pervertus » à moi, m’a anéantie et sachant si bien faire la victime et pleurer quand il le faut… il a réussi à me culpabiliser et à me faire porter le chapeau de tous les malheurs du monde… et il m’y a fait croire… en (se) mentant (à lui-même) comme un arracheur de dent… très doué… on croit à ses paroles et par amour (qu’il a fièrement gagné au début de la relation) on deviendrait sa chose, on lui donnerait sa vie… A d’autres moments, quand tombait le masque, il avait ce regard machiavélique qu’ont les psychopathes qui persécutent les femmes dans les téléfilms qui passent à 15h sur Tf1. Ce regard qui glace le sang… C’est pour cela que je résumais ma vie, à un mauvais film…

Mais ma chère amie, on s’en sort, et on en sort bcp plus forte… avec le temps…

Lors de la séparation, c’est comme si notre vie s’écroulait, on pense être complètement incapable de vivre sans lui… à cause de l’habitude, ou de ce qu’on croit être de l’amour mais qui en réalité s’appelle l’emprise….

Que tu sois fragilisée, je le comprends complètement… mais tu n’es pas morte… la vie continue… Il faut que tu te relèves, utilise cette souffrance comme catalyseur de guérison…

Ecoute, pour guérir, dis toi en premier lieu que tu es une personne admirable, que tu as droit au bonheur (ce n’est pas un luxe, chacun y a droit) … Il y a qq années, g vu un psychologue très connu, Henri Arnaudy… Il m’avait posé une seule question : Quelle est votre définition de l’amour ?

Mon problème était là… je ne connaissais pas du tout la définition de ce concept, puisque j'y incluais une possibilité de souffrance, alors que ce dont je parlais était plutôt, l'emprise…

Aujourd’hui, je me suis posée et j’ai bcp réfléchis…. On ne se reconstruit pas vite, ça prend du temps…et ça passe par des étapes…

Tout d’abord, prendre la décision d’arrêter de souffrir, et mettre un point d’honneur à éviter la souffrance, chercher l’amour et la personne qui nous veut du bien. Donner de l’amour est le meilleur moyen de repartir sur de bonnes bases… Crois moi, qu’aujourd’hui tu es la moins à plaindre… parce que tu es capable de donner de l’amour, et d’en avoir…

Ce que ton ex ne peut pas faire, aujourd'hui…

Il est incapable de donner de l’amour mais simplement infliger de la souffrance et un mal être et par conséquent, on croit l’aimer mais avec le temps… tu sauras que ce n’était pas de l’amour… pauvre de lui, il n’aura même pas eu ça…

Je te laisse qq liens, qui m’ont permis de comprendre…. J’espère qu’ils en feront de même avec toi…Ces sources d'informations traitent de faits, souvent graves, tu n'en est pas arrivée là et moi non plus, Dieu soit loué... mais il s'agit de comprendre cette défaillance et les conséquences en incombant, simplement...
  • Pervertus, les 20 leçons pour comprendre ce que tu as enduré...
  • Un site très complet, limite effrayant mais présente les choses de façons assez sérieuses...
  • Sur celui là, il y a des vidéos...
Ne penses pas que tu es tombée sur un malade, il existe des degrés de manipulateurs… ç assez terrorisant comme idée… C’est une personne qui n’est pas très déséquilibrée et qui souffre, indépendamment de toi…

Tu as tant donné… Il est temps d’être égoïste… C’est ton bonheur que tu dois te mettre à chercher…

Je t’embrasse et je te souhaite bcp de courage…
Je crois en toi,
comme je crois en moi,
comme je crois au bonheur,
comme je crois en l’amour et surtout en l’amour de la vie…

Lolita. "

lundi 22 décembre 2008

*C'est enfin le 22 Décembre!*


It's The End, The Happy End...