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mercredi 21 septembre 2011

Sortir la tête de l'eau, remonter en selle et se lever du canapé...


Une petite vie qui reprend son cours, les démons sont toujours là, je suis toujours aussi incapable d’oublier le divorce, toujours aussi incapable de croire de nouveau en l’amour...
Pour faire une rétrospective de ma vie amoureuse désastreuse depuis le divorce... Le jour de la prononciation du divorce, je calcule un coup. Un de mes ex m’a contacté sur ce satané Facebook.
L’homme gentil par excellence, que j’avais méchamment largué il y a 12 ans de ça, parce que les relations à distance, ce n’est pas mon truc (Il vivait entre la France et la Turquie). Mais je me rappelle que notre relation, si courte fut-elle, était plutôt sympa.
Une histoire d’un mois au cours d’une voyage aux States, dans un cadre idyllique, ça embellit une histoire. Quelques mois après ce voyage, on se sépare, 12 ans après on se recroise.
On se rencontre sur son lieu de travail, un café et 3 emails plus tard, il me demande en mariage.
Après 10 ans de couple, le célibat c’est comme le réveil après une hibernation, on ne sait pas vraiment comment se comporter.
Lui aussi avait bcp souffert d’une récente rupture à quelques jours de son mariage.  Je pense avoir eu le raisonnement le plus con de ma vie, en imaginant qu’il était donc prêt à se marier, et que moi, il fallait que je me remette en selle au plus tôt, histoire de taire le scandale, de détourner les regards moqueurs de ma famille  et des amis et des autres, vers une autre personne et de dissuader les âmes charitables d’essayer de me tirer les vers du nez quant aux raisons de mon divorce. J’ai promis au concerné que je ne dirais rien. Je lui laisse le soin de raconter ce que bon lui chante. Moi, je sais et m’en fous que personne d’autre ne sache.
Les 6 mois les plus longs de ma vie, où tout ce que je faisais, c’est d’aller chez mon psy deux fois par semaine, pour me rendre compte que j’avais enfin envie de vivre plutôt que de me ré-enterrer avec quelqu’un que je n’aimais pas, que je ne pouvais pas du tout aimer pour incompatibilité d’humeur, et qui j’embarquais dans un plan vraiment foireux.
Il m’a suivie et ne s’est pas rebellé, j’essayais d’être attentive pour combler l’absence de sentiments. Mais un jour, il m’apparu comme une évidence, et je me suis exprimé « C’est fini ».
Malheureusement pour lui, il a provoqué une discussion pour provoquer chez moi un électrochoc (conseillé cette fois par « sa tante »), histoire que je montre mes sentiments. Il s’attendait à une réaction ressemblant à « Non, chéri, ne pars pas, je t’aime, je ne peux pas vivre sans toi... ». Il a plutôt eu droit à « Bon, c’est cool, c’est le premier jour des soldes et demain je pars en vacances... merci je me sens déjà plus libre... Bonne soirée. »
Comme si le sort s’acharnait sur moi, il part s’entretenir avec mes parents pour sauver l’affaire. Mes parents sont tellement gentils et ignorants du fond de ma pensée et de ma motivation première qu’ils promettent de faire de leur mieux pour arranger la situation.
Quand j’apprends la nouvelle, et que je sens que le monde entier me regarde comme si j’étais complètement irresponsable, pourrie gâtée  et irréfléchie... j’explose littéralement en disant « Plus que jamais c’est ma vie, j’ai essayé de taire le scandale que j’ai provoqué, mais je ne peux pas me condamner à perpétuité pour avoir divorcé... ce mec pour moi est une prison »
Prise de conscience parentale énorme, ils rendent compte que la personne qu’il faut protéger et défendre... c’est moi.
A partir de ce moment, c’est sa famille à lui prend le relais, ceux qui me traitent de « déséquilibrée qui se fait psychanalyser » et la « mère » qui me dit texto « Tu ne trouveras jamais un homme dont tu peux faire ce que tu veux, mon fils est malléable, gentil et facile à vivre... »
Quand je me rends compte à quel point son plus gros défaut apparaît être pour sa mère un argument de vente !! Prends-le et fais en ce que tu veux ! Avec l’intervention de la « mère » qui pour moi est le plus gros « tue-le-truc » (je ne peux pas dire tue l’amour, je l’aimais pas), il fallait qu’elle sous entende que son fils n’avait pas « forcément » de personnalité.
Le seul souvenir que je garde de cet homme est qu’il était gentil mais qu’il avait besoin d’être guidé et je n’avais pas envie d’être ce guide. Il ne m’a pas fait le moindre mal et il a été très gentil. Je suis prête à parier qu’il n’avait pas plus sentiments que moi, il avait juste besoin de sécurité... et moi aussi... aucun de nous n’était la moitié de l’autre. Nous étions à nous deux une moitié, il nous fallait la moitié solide.
J’ai fuis... et papillonné des mois durant, de « friend with benefit » à l’autre...comme une gamine de 17 ans, aucune attache tout en restant discrète.  Je n’avais pas de sentiments, même pas pour moi-même.
Un jour sur un coup de tête de décide d’arrêter la psychanalyse.  J’ai eu un déclic lorsque mon médecin  m’a dit qu’elle augmentait ses tarifs. Je me suis regardée et je me suis vue payer 30 dinars par séance et pour deux séances par semaine pour venir « parler à quelqu’un » depuis des mois. Le mardi et le jeudi, y penser dès le matin en allant au boulot, et toute la journée, et me relever du canapé avec des vertiges le soir.
Par ailleurs, ce qu’elle a pu m’apporter (la psychothérapie), c’est déjà de savoir que je suis complètement saine mais juste fatiguée. Une dure épreuve qui m’a usée... mais dont je suis complètement sortie. Je ne suis pas indemne, ça prendra juste un peu plus de temps. Mais ça m’a ré-appris à me poser et à réfléchir.
Ce  dont je parle pendant ces séances, sont des sujets que j’évite de traiter avec les copines car il y a des choses qu’on ne peut pas raconter parce que trop intimes ou plus encore trop complexes ou peut être qui nous font honte. Dans mon cas, j’ai payé quelqu’un pour en parler !
Je me suis sentie complètement capable de m’assumer et puis 2 ans après, il est temps de  voir les effets de cet apprentissage.

mercredi 7 juillet 2010

*Je n'ai qu'une heure*


Je n’ai qu’une heure, dont 8 minutes sont déjà passées. Je n’ai pas écris depuis longtemps, mais j’écris ailleurs parce que Lolita ne me manque pas du tout. Elle était celle qui supportait les séquelles d’un divorce arrivé inévitablement suite à une union ratée. Lolita ne veut pas se l’avouer, mais elle  savait que ça ne menait nulle part. Il était médiocre et elle voulait le bonheur. Elle pensait que l’amour menait inévitablement au bonheur et que la médiocrité s’efface avec l’amour.

Comment peut-on se tromper à ce point ?

Je ne suis pas revenue pour faire mon procès. Je vais mieux. J’ai tout oublié. Ce qu’est l’amour, qui est mon ex mari, le sens de la vie.

Depuis ce divorce, je survis, je revis, je renais.

J’ai rencontré un homme R. dans un  premier temps. Qui était aux antipodes de mon ex. Voilà un moyen intelligent de fuir ce que je vivais déjà. Ce qu’à subit mon entourage entre temps, le sport national du qu’en dira-t-on tunisien !! Ce n’était pas très intelligent, de se replonger dans une nouvelle histoire, fondée non pas sur l’amour ou même l’affection, mais plutôt l’obsession de rentrer dans les rangs et de réparer une erreur. Il  s’avère une personne insipide, incapable et dépourvue d’intérêt. Un combat de 6 mois pour une rupture sanglante qui  a duré 6 min.

Un fardeau, c’était un calvaire. Mais, on en sort toujours, et encore plus fort…

Pendant quelques mois, l’introspection s’impose, la rétrospective aussi.

Finalement, je ne suis pas si malheureuse, à vrai dire, je ne suis pas malheureuse du tout… J’en suis même heureuse de tout ce qui m’est arrivé. Ça m’a appris des choses sur moi. Aujourd’hui, après tous ces échecs sentimentaux, je sais ce que je veux de la vie. Et ceci me donne la force de me concentrer sur mon travail et sur mes objectifs d’épanouissement personnel.

En deux ans,  2 promotions, - 10 Kg, des cuisses plus fermes, 100g de plus à mon cerveau (@cérébral académie), 10 000 dinars d’économies, +2 pays du monde visités, une nouvelle voiture,  un pouvoir de négociation plus important, -2 amies à jamais perdues, +2 parents tous doux, +1 jolie maison en plus de celle des parents, + une infinité de sourires…

Quand tu entends dire que 60% des mariages tunisiens finissent par un divorce, parce que le mariage est un pacte social, non fondé sur l’amour mais sur une stabilité, des enfants, des possessions matérielles.

Ils disent que le mariage coûte horriblement cher… et que les jeunes, se retrouvent à J+1 à devoir faire des comptes et payer des crédits. Ils ne peuvent donc pas profiter de tout ce qui peut s’appeler lune de miel ?!

Et après ça, c’est la chute du masque, elle devient émancipée dehors et mégère à la maison, avec un look de ménagère de plus de 50 ans. Il reste le pote de cuite sympa avec ses potes, et l’intégriste tyrannique étouffant à la maison. Qui va réussir à imposer son pouvoir, les séries à l’eau de rose turques ou la coupe du monde, ce soir à la télé ? On dîne chez ta mère ou la mienne ? …

J’ai bien fait de divorcer, heureusement, je ne suis ni la première, et apparemment la dernière ! Mon Dieu ce que c’est bon d’être comme on est, j’attends ma seconde chance !Don’t worry les filles, elle viendra. Quant au jugement social, il fait des gens très malheureux dans les couples qui ne restent unis que sur le papier.

L’heure est passée, je dois y aller.

mercredi 17 juin 2009

*Avant et après mais pas pendant…*




Ma psychanalyse avance bien… D’après le docteur…
Mais d’après moi, il me semble que c’est moi qui n’avance pas…
6 mois après avoir divorcé, je n’ai plus de mémoire …
On vient me dire que mon ex mari m’aime toujours, qu’il me pleure, … et qu’est ce que ça te fait me direz vous ?
Rien, absolument rien… Je trouve ça d’une absurdité effrayante… Il m’aime et m’a laissée partir par égo.
Par égo, il a laissé partir la femme avec qui il a partagé autant d’années, avec qui il s’est vu pour la vie… avec qui il a signé un contrat de mariage devant mère et maire….avec qui il s’imaginait faire des enfants… Auprès de qui il se voyait finir… et mourir…
Il m’a laissée partir et mourir… en tendant sa carte d’identité au juge en disant « oui, à l’amiable », sans penser que le lendemain il serait à mes genoux, me suppliant de revenir.
Pourquoi ce massacre ? … A qui je pose cette question ?... Sans réfléchir, c’est à moi-même que je la pose… Je me suis donnée en pâture, je me suis donnée au massacre…
Ce petit jeu d’égo factice, m’a détruite… Détruite, ce n’est pas le mot… Je suis physiquement remise… mais je suis une autre… celle qui était dans ma tête… celle qui a pu l’aimer, lui… elle est morte…
On dirait qu’elle m’a laissé une lettre avant de partir… « Fais attention… qu’on ne t’y reprenne plus… Je ne veux pas que tu meurs. Survie, pour rester en vie… Oublie moi, fais comme si tu m’avais jamais connue… fais celle à qui ça n’est jamais arrivé… c’est ton jour de gloire, ta naissance… ta renaissance. »
Par moment, j’ai foi en celle qui a pris sa place… j’admire sa force… son tempérament de feu. Et par moment, je la déteste, elle est moins sensible, moins câline, moins sentimentale…
Elle reste vraie et sincère mais tellement meurtrie, tellement blessée…
Il m’a aimée avant… Il m’aime après… mais et pendant ?
Les ex qui rappliquent après le divorce, dont un me propose carrément de m’épouser et d’habiter à la Marsa… :)
Les amis qui se présentent comme « potentiels »…
Mais je me tue à leur expliquer… Je suis une fille qu’on séduit, qu’on désire,… qu’on aime… mais qu’on n’épouse pas…
Pourquoi j’ai cette opinion de moi-même…
Pourquoi relation rime pour moi à séparation…
J’aime le jeu de séduction, mais faut il qu’il mène à quelque chose…
Je ne sais plus si je m’aime… et je ne comprends pas pourquoi on m’aime…
Et celui qui m’aime aujourd’hui, m’aimera t-il encore quand je serais un acquis, sa femme…
Est-ce que je m’aime ? Avant Oui, … Après, oui …
Avant, après et pas pendant ?

lundi 23 mars 2009

*Quand les doutes se propagent …. C’est le début de la renaissance ?*



Je me suis appliquée à ne pas confondre, divorce et échec mais surtout pour comprendre que ce divorce est une réussite, ayant nécessité un grand travail sur soi, mais qui constitue une possibilité de retrouver enfin le bonheur.

J’ai fait une erreur, un jugement égaré, comme chaque personne aurait pu le faire… toi, moi et les autres. J’en ai souffert et je continue à en souffrir. Mais je suis convaincue que la barre va se redresser, que je vais faire un bilan, et rebondir. Repartir sur des bases plus saines…

Je suis pourtant dans l’incapacité d’exprimer mes émotions, je pense que je refoule, contre ma volonté, j’aimerais assumer ma souffrance, par moments j’y arrive très bien et à d’autres moments… je n’arrive pas à me laisser submerger.

Je sens que je passe par une période de stress intense, de tristesse, de colère et d’angoisse. En société, j’essaye de ne pas les montrer… mais vu les réactions dans mon entourage, je ne le cache pas bien…. En réalité, j’essaye de m’en servir pour repartir, transformer cette colère en énergie recyclée.

Cette crise me permet de réviser ma vision de la vie de couple et de la vie amoureuse. Je sais que dans un divorce les torts sont partagés. Je dois faire le point sur ce qui de mon côté n’a pas été… sur mes besoins, mes désirs, mes réactions… Je dois remettre en question l’idée du mariage et de la vie à deux.

Parfois, on se rend compte après coup qu’on n’y a pas beaucoup réfléchis, et qu’on s’est engagés sans se demander si cette personne avec qui on semble être bien, s’applique à notre estimation de la vie maritale. Si je n’y pense pas, je risque de faire les mêmes erreurs… dans l’avenir.


Ce qui m’a aidé durant cette phase, et ce qui continue de m’aider… ce sont les personnes qui ont vécu des choses similaires. Elles seules étaient capables de comprendre ce que je ressentais, où le mal être dans lequel on se trouve par moment.

Les « amis » voient seulement parfois que l’aspect séparation est le fait qu’on se soit débarrassé de quelqu’un qui ne nous rendait pas heureux.

Un divorce, une séparation… c’est une part de nous même qui part avec la personne, agrémentée de souvenirs, d’un vécu communs, de petites habitudes, qui constituait une partie de nous.

D’un autre côté on se sent terriblement seul dans cette galère… Voir que d’autres y sont aussi, ça rassure, et voir que d’autres en sont sortis ça motive. Et, ils en parlent avec une telle sagesse, sur un ton si calme… Et, nous dans la tourmente, on s’imagine déjà en être sortie et en parler aussi sereinement comme une belle leçon de vie…

Oui, effectivement, j’ai de bons amis… mais ils n’ont pas encore fais l’expérience du mariage, et encore moins du divorce… ils sont incapables de m’aider, de me comprendre…

Alors, par simple empathie, j’essaye d’éviter au maximum de leur parler de choses qu’ils ne comprennent pas, de créer des débats sans fin sur le bienfondé du divorce, du fait qu’un peu de patience aurait permis d’éviter tout ce mal... Un bla bla sans fin qui se termine par un « de quoi tu te plains, c’est toi qui a voulu divorcer ? »

Par rapport à leur vécu, je deviens sans le vouloir moralisatrice, j’ai plus de recul aujourd’hui… par rapport cette expérience enrichissante qu’est le divorce : je sais qu’il y a des signes, des alertes qui permettent d’éviter les erreurs.

Et chaque fois que je vois un des mes amis aller vers un « warning », je ne peux m’empêcher de le signaler. J’y mets de l’émotion parce que j’en ai souffert… et j’en souffre encore. Mon entourage me trouve, désormais trop dure, trop sûre, trop… réductrice… Alors, je finis par me taire. Je ne veux plus jouer la rabat joie.

Du coup, je me demande si je ne dois pas prendre un peu de recul par rapport à tout ce beau monde… Et y revenir quand je serais moins à l’affut de la fausse note et plus confiante quant à l’avenir et la vie de couple.

Je ne tourne pas en rond, je travaille et socialement j’existe. Heureusement, c’est avec cet autre visage que j’ai réussis à me remonter la pente.

J’ai eu une autre bataille à livrer, la bataille contre la société qui voulait m’anéantir parce tout le monde ne me voyait pas à terre… Incompatibilité divorce/dignité… C’est mal me connaître que de penser que j’allais me donner en pâture à la société. Ceux qui ont essayé, m’ont déstabilisée un temps… et puis, on bien comprit que j’étais forte. Ce semblant de bataille a occupé mon esprit… et m’a détourné de ce qui a pu me faire souffrir.

Mais quand les gens (la société) profitent de ton nouveau statut pour te créer des problèmes, tu te mets à voir les relations humaines comme quelque chose de très éphémère, de volatile et de frivole. On se dit, si celui que je pensais être l’homme de ma vie, m’en a fait baver jusqu’à ce que je m’en aille, que puis-je attendre des autres ? Alors, on se décide à prendre le bon et à zapper le mauvais… et à donner, donner, donner sans compter… parce qu’on se rend compte que c’est là notre force : Donner de soi, de ce qu’on a et de ce qu’on peut…

Remise des compteurs à zéro, finis le donnant/donnant… Je te donne parce que je suis généreuse, et je n’attends rien en retour… Te donner me fais plaisir. C’est une opportunité pour moi, pour une renaissance, pour une croissance personnelle.
Merci à toi, à vous et à vous tous…


jeudi 12 mars 2009

Quelque chose comme huit ans ?


* La lettre que j'ai laissée à mon ex mari, le jour où je suis partie... Je l'ai cachée avec la dernière photo de nous... d'ailleurs, c'est une magnifique photo (mensongère) trahissant un faux bonheur dans lequel j'aurais pu persévérer si ça en valait la peine... Je ne sais pas s'il l'a retrouvée, s'il la lue.... si il l'a comprise...*

Quelque chose comme huit ans ?

Comme tu me l’as souvent demandé… j’ai finis par m’en aller.
Que tu ne m’aimes pas… j’ai finis par l’accepter… mais que TU NE T’AIMES PAS, c’est bien ce qui me rend malheureuse pour toi.
Peut-on aimer les autres quand on ne s’aime pas soi même ?
Que tu n’aies pas confiance en moi,… c’est par toi qu’il faudrait commencer. J’ai toujours su que tu n’as jamais eu confiance en toi, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Au lieu de t’accrocher pour aller plus haut, tu te complais à tirer les autres vers le bas.
Tu sais, je pars le cœur léger, et bien contente de m’accorder une seconde chance d’accéder au bonheur. Même si tu as passé ton temps à me dire le contraire, je sais que je suis une fille bien et qui mérite tout le bonheur du monde. Toi-même tu le sais…
Tu m’as rabaissée et humiliée, tu m’as balancé des horreurs en pleine gueule pour me déstabiliser, tu m’as fait peur en hurlant et en cassant. Tu m’as traitée de tous les noms et même avoué que tu te mariais de force…Bousculée, bafouée et culpabilisée…
Pourtant, je n’étais pas coupable du crime contre l’humanité ? Tu ne m’as pas ramassée dans la rue ? ou retrouvée pénétrée par un autre ? … Et, par amour, les Hommes pardonnent même ça !
Et toi ? Pardonnes toi… pour commencer … tu pourras, peut-être, goûter, enfin au bonheur, pour comprendre ce que recherchent les autres en liant leur vie à une femme.
Lier sa vie à celle d’une femme… As-tu juste une idée de ce qu’est une vie ?
Tu penses certainement que la tienne vaut bien plus que celle des autres ? Que la tienne ne doit pas être gâchée au détriment de celle des autres ? Tu m’as gâché la vie pour ne pas que je gâche la tienne ? Ou parce que j’ai déjà gâché la tienne ? Ou peut être que la tienne est gâchée sans que je n’y aie aucune responsabilité, mais que tu gâches la mienne, juste pour qu’on soit égaux.
L’égalité dans le malheur… Belle devise !
Tu es un être fascinant de complexité… j’ai pourtant essayé de te montrer des évidences :
JE NE VEUX QUE TON BONHEUR.
J’ai vite compris que je ne pouvais pas te faire accéder au bonheur, puisque toi-même, le bonheur tu n’en veux pas ! L’herbe est toujours plus verte dans le près d’à côté.
De par mon tempérament (ou ce qu’il en reste), je suis bien trop persévérante et me fiche de récolter la gloire, je veux le RESULTAT. Je voulais que tu voies que je passais mon temps à cultiver « notre » près, pour qu’il soit le plus vert possible. Je me fichais même qu’il verdisse aujourd’hui, je regardais vers demain. Mais en rentrant chaque soir, tu piétinais tout.
Tes désirs étaient des ordres, non pas parce que je suis la femme soumise que tu as fait de moi. Mais pour te prouver qu’on peut se mettre soit même au placard, et dire « lui, lui, lui » au lieu de « moi, moi, moi ». Je me rends compte que je me suis mise au placard, au nom du MARIAGE, institution sacrée, pour laquelle tu n’as eu aucun respect. D’ailleurs parlons-en du respect…
As-tu un jour respecté quelqu’un ?... même ta personne ?... Tu sais bien que non !
En quelque chose comme huit ans, j’ai pu voir les 1000 visages avec lesquels tu jongles. Jongleur doué !... Chapeau Bas ! Mais, quel dommage que j’ai assisté à ta perte de contrôle. Par moment, tu te trompes de masque… normal, 1000 ça en fait beaucoup. Et aujourd’hui, embrouillé dans ce foutoir, tu ne sais même plus lequel mettre : l’homme trahi, le fils victime, l’ami équilibré, le gentleman aux milles ressources… ou mettre un grand coup de pied là dedans et montrer ton vrai visage ?... Non, jamais… celui là te fais bien trop honte ?!... Il est trop vide de sens et trop rempli d’amertume.
Monstre d’égoïsme, de narcissisme, … Tu me reprochais tous TES travers. Comment, en t’observant faire ton petit manège, aurais-je pu te trouver un tant soit peu Crédible ? C’est bien la seule chose que je te reprochais, moi… ton incrédibilité… et toi tu me reprochais de ne pas t’écouter. J’aurais pris des risques…mais par amour j’en aurais été capable.
Comme tu le vois, je ne suis pas la proie facile et la fille naïve (tu peux inverser en disant proie naïve et fille facile) que tu crois. Et je ne suis pas lâche, mais plutôt réaliste… Je veux le bonheur et il faut être deux à le vouloir, pour y accéder.
Je te laisse à la recherche de ton âme… Je ne peux te dire de chercher ton âme sœur, faut il encore que tu commences par trouver ton âme.

Ta femme pendant six mois, dans ta vie depuis huit ans.

mercredi 22 octobre 2008

*De l’ombre à ma lumière… c’est ainsi que s’appellera mon film autobiographique…*


Je vis ma vie aujourd’hui comme si c’était une mauvaise fiction, dépourvue d’émotions et avec des acteurs médiocres et peu crédibles…

Synopsis :

Une femme, pas mal sous tous rapports, mariée, mal dans sa peau, bafouée se décide à partir…

L’homme, trop narcissique, un peu… vide, peu ambitieux, gâté… l’utilise comme faire valoir en public, comme souffre douleur en privé…

L’entourage est représenté par les différentes nuances du gris…

Ses amies à elle, fidèles et aimantes, mais jusqu’à quand et jusqu’où ? Remise en question totale de la notion d’amitié, mise sur la balance avec de l’autre côté l’aspiration sociale de chacun.

Ses amies à elle avec lui… Manifestement, ne l’apprécient plus…ou ne l’ont jamais apprécié…

Ses amis à lui, disponibles, à son image, frôlent la délinquance, marginaux… Y a-t-il une réelle notion d’amitié ?... Opportunisme ?... Concours de circonstances ? … seront-ils toujours là lorsque chacun devra porter sa croix ??

Ses amis à lui avec elle, Manifestement, ils l’apprécient… ou ont-ils toujours été hypocrites ?

Sa famille à elle, l’a toujours soutenue et encouragée dans sa quête du bonheur, tout en respectant ces 4 volontés… Avec lui ? D’abord, proche et confidente… puis distante et démissionnaire et enfin, apporte son soutien dans les cas extrêmes.

Sa famille à lui, a toujours été très difficile à vivre, il n’y a pas de sentiments, pas d’affection, manipulation et autorité… la raison du plus fort… de la plus forte…Soutient le fils tant attendu à tort ou à raison, la raison du plus gâté sera la plus forte… contre vents et marées…Avec elle, soit tu rentres dans le moule… soit tu quittes le plateau… Qui dit entrer dans le moule, c’est accepter la raison des plus forts et la fermer, accepter et suivre… Mouton de panurge ?

Eux deux ? Chacun voit la vie d’une manière… Lui, comme une fatalité, elle comme un tremplin… Chacun regarde dans une direction… Elle vers le haut… lui, n’est pas décidé sur la direction à suivre…

Aujourd’hui, elle s’en va… bien décidée à aller de l’avant… puisqu’il ne veut pas avancer et se contente de sa position chimérique et remplie de mensonges…

Mais il n’y croit pas, il pense qu’elle le provoque… conforté dans sa position, il fait la sourde oreille… Elle n’ira nulle part… Bien trop attachée à moi…

Elle s’attaque à l’étape supérieure et continue crescendo, mais il n’y croit toujours pas… Où ira-t-elle dans la provocation ??? Elle n’a qu’à partir quelques jours, il ne veut pas essayer de recoller les morceaux, profondément convaincu qu’elle n’ira pas bien loin…

Mais, … elle avance ??? … Elle n’a pas froid aux yeux cette petite…mais ??? … Arrivée devant le juge… Finalement, peut être qu’elle ne le provoque pas ? Mais veut réellement partir ?

Hors de question…. S’il y a quelqu’un qui décide ici… c’est lui… Il en a toujours été ainsi ?! Non ?

Le côté diabolique reprend le dessus : il se met à réfléchir au moyen de la dissuader par la ruse…

« Chérie, reviens je t’aime… », Elle est sentimentale… Elle reviendra…

Non, elle ne revient pas…Elle s’échappe…

Il cherche tous les moyens, légaux, sentimentaux, de chantage… Il faudra qu’elle revienne et à ce moment là ce sera à lui de décider… Si elle doit s’en aller…

Par des moyens détournés, elle commence à s’apercevoir que Mr « je ne mens jamais » est un mythomane averti… difficile à piéger et le seul capable de se piéger est lui-même. Et là c’est fait…

Pourquoi a-t-elle mis autant de temps à le démasquer ?

Comment va-t-elle s’en sortir ?

Aura-t-il gain de cause ?

Quels moyens va-t-il encore utiliser pour arriver à ses fins ?

mardi 21 octobre 2008

*Mon Amour pour un... Pervers?*


C’est tellement impersonnel… de parler ainsi de quelqu’un a qui on a donné son âme… (Note pour plus tard, revenir sur cette phrase…)

Le docteur m’oriente vers deux livres « Le harcèlement moral "de MF Hirigoyen et « Les manipulateurs sont parmi nous » de I. Nazare-Aga
Cette dernière a établit une forme de test, de questionnaire du genre « Etes vous sous l’emprise d’un manipulateur ? » On m’en donne un exemplaire… et c’est à moi de le remplir ???
Mais c’est à lui de le faire non… Non, Mr vit dans le déni total de ce dont nous parlons.
Le docteur me demande de cocher tout ce qui me semble s’appliquer à mon ex en y mettant des commentaires ou des souvenirs…

1. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle. « Tu es ma femme, tu devrais faire si et ça au lieu de … » oui !!
2. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes oui, sans tergiverser !
3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
(Il m’est arrivé à plusieurs reprises de lui dire, va droit au but => oui)
4. Il répond très souvent de façon floue -oui
5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations (Il a différentes opinions selon qu’on soit seuls, famille ou entre amis, il adapte ses réponses en fonction de ce que l’autre souhaite entendre, pour rester en phase, oui)
6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes (logiques ? non, pas toujours, mais elle finisse par le paraître, oui)
7. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions (parce qu’il prétend être ainsi, il faudrait qu’on lui ressemble tous…Oui)
8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge (parfois, couverte par l’humour, la critique passe sans heurts, oui, il/elle est sympa, mais…, une autre fois de toutes façons, il est comme ci, comme ça…oui)
9. Il fait faire ses messages par autrui (il dit à X qu’il est fâché contre Y, pour que Y le sache, … et parfois même devant Y, il fait comme ci de rien n’était, … oui)
10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner (entre ses amis souvent, et récemment, entre sa mère et moi… oui)
11. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne (oooohhh ! oui)
12. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper (les fausses promesses… mais il n’a pas le temps pour les autres…oui)
13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (du genre je te torture parce que je sais bien que tu as trop de principes pour divorcer… oui)
14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert (A la fin, ce n’était même plus déguisé… si tu sors tu ne reviens plus…oui)
15. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation (à la fin d’une discussion on n’arrive pas à estimer son apport à la discussion, ni même son opinion, il est passé par toutes… du coup le discussion devient impossible… oui)
16. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion (s’échappe de tout ce qui est sérieux, ou impose la discussion… oui)
17. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité (Il est le roi et en sait tjrs bien plus que les autres, … oui)
18. Il ment (Mais il disait que jamais il ne mentait, alors je le croyais… Je ne m’en suis rendue compte que très tard… mais oui)
19. Il prêche le faux pour savoir le vrai (oui, toujours)
20. Il est égocentrique (oui, énormément)
21. Il peut être jaloux (oui, très jaloux, même d’une sœur, d’un ami, d’un patron… Il se sent tjrs remis en cause, sentimentalement parlant, …oui)
22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences (il est irréprochable…oui)
23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres (sans le montrer, je l’ai découvert avec le temps… oui)
24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui (peut être, je n’ai pas d’exemple en tête… mais il cache des choses et n’en parle qu’au dernier moment)
25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé (ça me rendait folle… et je pensais l’être devenue… oui)
26. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous (Soudain, … mais ça ne présage rien de bon… oui)
27. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté (avec moi, et même avec l’entourage… quand il est là on se comporte différemment… oui)
28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui (Oui)
29. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré (et quelles choses, aujourd’hui je n’en reviens toujours pas…oui)
30. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là (forcément…oui)
Même s’il ne l’est pas… Il s’en approche beaucoup… Mon Dieu, plus j’en sais et plus je l’ai en horreur…
Et quand après ça, on me dit, … Mais pourquoi tu divorces ????
Bats-toi !!! Se battre contre une personne qui nous veut autant de mal ?

jeudi 16 octobre 2008

*Pathologique*


Le médecin est formel… Il est « pervers narcissique »… J’observe et je me dis, « mais on est tous narcissiques ».

D’après le médecin « Non, à son niveau c’est pathologique, il s’agit d’un narcissisme poussé à l’extrême, poussé à la perversion, auquel on ajoute une tendance à la manipulation ».

C’est une maladie ?... On peut être malade de narcissisme…. C’est quoi ce truc ?

Un type bourré de défauts si j’en crois mes lectures et mes recherches sur des portails médecine, de psychiatrie et de psychologie…

C’est une personne qui vit dans le déni total du mal qu’il fait, adore la diffamation, frappe l’autre d’inexistence pour le mépriser et le déstabiliser, Jongle avec les sous entendus, adore sidérer et confronter les autres à l’horreur absolue, mégalomane à l’excès : ne supporte pas de voir son image brouillée (cf. Narcisse), aime et milite en faveur de la traîtrise, traîne ces séquelles depuis l’enfance…

Grosso Modo c’est ça… mais en pire…

Je refuse de croire ce que je lis…. Au début, c’est moi qui suis dans le déni… et puis…

Je connais sa vérité… c’est mec qui s’est toujours trouvé médiocre… Il paraît s’aimer et assumer ce qu’il est mais en réalité, il souffre d’un manque d’assurance terrible…

D’un autre côté, ce n’est pas tout à fait faux, il est l’homme aux 1001 visages, et calomnie chacun, tout et tout le temps… Il adore faire des problèmes aux gens… et les regarder régler ça…

Il a un humour qui ne fait rire que lui, parce que bourré de sous entendus, on ne sait jamais, s’il rigole ou pas…. Enfin, de là à le traiter de malade ???

Son enfance ???... Non, il n’a subi aucun traumatisme… c’était et ça a toujours été un enfant roi… D’ailleurs, il continue d’être un enfant gâté dans un corps d’homme et d’ailleurs c’est ce qui m’a fait partir…

A la deuxième séance, le docteur me dit que pour mon bien, il est hors de question de polémiquer sur l’état du Prince et que je suis là pour m’occuper de moi… Je dis que je ne suis pas convaincue… on ne peut pas être comme ça…

D’après le médecin, c’est exactement l’argument qui m’a laissé tomber dans le piège… depuis autant d’année… A chaque fois, je lui trouvais des circonstances atténuantes parce que je me disais « qu’on ne peut pas être comme ça, il avait sûrement de bonnes raisons ?!? »

Mon Dieu ce que ça a pu me chambouler… mais au bout de quelques heures de réflexion, je commençais à me dire… Mais alors, ce n’était pas de ma faute tout ce qui est arrivé ?!