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mercredi 21 septembre 2011

Sortir la tête de l'eau, remonter en selle et se lever du canapé...


Une petite vie qui reprend son cours, les démons sont toujours là, je suis toujours aussi incapable d’oublier le divorce, toujours aussi incapable de croire de nouveau en l’amour...
Pour faire une rétrospective de ma vie amoureuse désastreuse depuis le divorce... Le jour de la prononciation du divorce, je calcule un coup. Un de mes ex m’a contacté sur ce satané Facebook.
L’homme gentil par excellence, que j’avais méchamment largué il y a 12 ans de ça, parce que les relations à distance, ce n’est pas mon truc (Il vivait entre la France et la Turquie). Mais je me rappelle que notre relation, si courte fut-elle, était plutôt sympa.
Une histoire d’un mois au cours d’une voyage aux States, dans un cadre idyllique, ça embellit une histoire. Quelques mois après ce voyage, on se sépare, 12 ans après on se recroise.
On se rencontre sur son lieu de travail, un café et 3 emails plus tard, il me demande en mariage.
Après 10 ans de couple, le célibat c’est comme le réveil après une hibernation, on ne sait pas vraiment comment se comporter.
Lui aussi avait bcp souffert d’une récente rupture à quelques jours de son mariage.  Je pense avoir eu le raisonnement le plus con de ma vie, en imaginant qu’il était donc prêt à se marier, et que moi, il fallait que je me remette en selle au plus tôt, histoire de taire le scandale, de détourner les regards moqueurs de ma famille  et des amis et des autres, vers une autre personne et de dissuader les âmes charitables d’essayer de me tirer les vers du nez quant aux raisons de mon divorce. J’ai promis au concerné que je ne dirais rien. Je lui laisse le soin de raconter ce que bon lui chante. Moi, je sais et m’en fous que personne d’autre ne sache.
Les 6 mois les plus longs de ma vie, où tout ce que je faisais, c’est d’aller chez mon psy deux fois par semaine, pour me rendre compte que j’avais enfin envie de vivre plutôt que de me ré-enterrer avec quelqu’un que je n’aimais pas, que je ne pouvais pas du tout aimer pour incompatibilité d’humeur, et qui j’embarquais dans un plan vraiment foireux.
Il m’a suivie et ne s’est pas rebellé, j’essayais d’être attentive pour combler l’absence de sentiments. Mais un jour, il m’apparu comme une évidence, et je me suis exprimé « C’est fini ».
Malheureusement pour lui, il a provoqué une discussion pour provoquer chez moi un électrochoc (conseillé cette fois par « sa tante »), histoire que je montre mes sentiments. Il s’attendait à une réaction ressemblant à « Non, chéri, ne pars pas, je t’aime, je ne peux pas vivre sans toi... ». Il a plutôt eu droit à « Bon, c’est cool, c’est le premier jour des soldes et demain je pars en vacances... merci je me sens déjà plus libre... Bonne soirée. »
Comme si le sort s’acharnait sur moi, il part s’entretenir avec mes parents pour sauver l’affaire. Mes parents sont tellement gentils et ignorants du fond de ma pensée et de ma motivation première qu’ils promettent de faire de leur mieux pour arranger la situation.
Quand j’apprends la nouvelle, et que je sens que le monde entier me regarde comme si j’étais complètement irresponsable, pourrie gâtée  et irréfléchie... j’explose littéralement en disant « Plus que jamais c’est ma vie, j’ai essayé de taire le scandale que j’ai provoqué, mais je ne peux pas me condamner à perpétuité pour avoir divorcé... ce mec pour moi est une prison »
Prise de conscience parentale énorme, ils rendent compte que la personne qu’il faut protéger et défendre... c’est moi.
A partir de ce moment, c’est sa famille à lui prend le relais, ceux qui me traitent de « déséquilibrée qui se fait psychanalyser » et la « mère » qui me dit texto « Tu ne trouveras jamais un homme dont tu peux faire ce que tu veux, mon fils est malléable, gentil et facile à vivre... »
Quand je me rends compte à quel point son plus gros défaut apparaît être pour sa mère un argument de vente !! Prends-le et fais en ce que tu veux ! Avec l’intervention de la « mère » qui pour moi est le plus gros « tue-le-truc » (je ne peux pas dire tue l’amour, je l’aimais pas), il fallait qu’elle sous entende que son fils n’avait pas « forcément » de personnalité.
Le seul souvenir que je garde de cet homme est qu’il était gentil mais qu’il avait besoin d’être guidé et je n’avais pas envie d’être ce guide. Il ne m’a pas fait le moindre mal et il a été très gentil. Je suis prête à parier qu’il n’avait pas plus sentiments que moi, il avait juste besoin de sécurité... et moi aussi... aucun de nous n’était la moitié de l’autre. Nous étions à nous deux une moitié, il nous fallait la moitié solide.
J’ai fuis... et papillonné des mois durant, de « friend with benefit » à l’autre...comme une gamine de 17 ans, aucune attache tout en restant discrète.  Je n’avais pas de sentiments, même pas pour moi-même.
Un jour sur un coup de tête de décide d’arrêter la psychanalyse.  J’ai eu un déclic lorsque mon médecin  m’a dit qu’elle augmentait ses tarifs. Je me suis regardée et je me suis vue payer 30 dinars par séance et pour deux séances par semaine pour venir « parler à quelqu’un » depuis des mois. Le mardi et le jeudi, y penser dès le matin en allant au boulot, et toute la journée, et me relever du canapé avec des vertiges le soir.
Par ailleurs, ce qu’elle a pu m’apporter (la psychothérapie), c’est déjà de savoir que je suis complètement saine mais juste fatiguée. Une dure épreuve qui m’a usée... mais dont je suis complètement sortie. Je ne suis pas indemne, ça prendra juste un peu plus de temps. Mais ça m’a ré-appris à me poser et à réfléchir.
Ce  dont je parle pendant ces séances, sont des sujets que j’évite de traiter avec les copines car il y a des choses qu’on ne peut pas raconter parce que trop intimes ou plus encore trop complexes ou peut être qui nous font honte. Dans mon cas, j’ai payé quelqu’un pour en parler !
Je me suis sentie complètement capable de m’assumer et puis 2 ans après, il est temps de  voir les effets de cet apprentissage.

mercredi 7 juillet 2010

*Je n'ai qu'une heure*


Je n’ai qu’une heure, dont 8 minutes sont déjà passées. Je n’ai pas écris depuis longtemps, mais j’écris ailleurs parce que Lolita ne me manque pas du tout. Elle était celle qui supportait les séquelles d’un divorce arrivé inévitablement suite à une union ratée. Lolita ne veut pas se l’avouer, mais elle  savait que ça ne menait nulle part. Il était médiocre et elle voulait le bonheur. Elle pensait que l’amour menait inévitablement au bonheur et que la médiocrité s’efface avec l’amour.

Comment peut-on se tromper à ce point ?

Je ne suis pas revenue pour faire mon procès. Je vais mieux. J’ai tout oublié. Ce qu’est l’amour, qui est mon ex mari, le sens de la vie.

Depuis ce divorce, je survis, je revis, je renais.

J’ai rencontré un homme R. dans un  premier temps. Qui était aux antipodes de mon ex. Voilà un moyen intelligent de fuir ce que je vivais déjà. Ce qu’à subit mon entourage entre temps, le sport national du qu’en dira-t-on tunisien !! Ce n’était pas très intelligent, de se replonger dans une nouvelle histoire, fondée non pas sur l’amour ou même l’affection, mais plutôt l’obsession de rentrer dans les rangs et de réparer une erreur. Il  s’avère une personne insipide, incapable et dépourvue d’intérêt. Un combat de 6 mois pour une rupture sanglante qui  a duré 6 min.

Un fardeau, c’était un calvaire. Mais, on en sort toujours, et encore plus fort…

Pendant quelques mois, l’introspection s’impose, la rétrospective aussi.

Finalement, je ne suis pas si malheureuse, à vrai dire, je ne suis pas malheureuse du tout… J’en suis même heureuse de tout ce qui m’est arrivé. Ça m’a appris des choses sur moi. Aujourd’hui, après tous ces échecs sentimentaux, je sais ce que je veux de la vie. Et ceci me donne la force de me concentrer sur mon travail et sur mes objectifs d’épanouissement personnel.

En deux ans,  2 promotions, - 10 Kg, des cuisses plus fermes, 100g de plus à mon cerveau (@cérébral académie), 10 000 dinars d’économies, +2 pays du monde visités, une nouvelle voiture,  un pouvoir de négociation plus important, -2 amies à jamais perdues, +2 parents tous doux, +1 jolie maison en plus de celle des parents, + une infinité de sourires…

Quand tu entends dire que 60% des mariages tunisiens finissent par un divorce, parce que le mariage est un pacte social, non fondé sur l’amour mais sur une stabilité, des enfants, des possessions matérielles.

Ils disent que le mariage coûte horriblement cher… et que les jeunes, se retrouvent à J+1 à devoir faire des comptes et payer des crédits. Ils ne peuvent donc pas profiter de tout ce qui peut s’appeler lune de miel ?!

Et après ça, c’est la chute du masque, elle devient émancipée dehors et mégère à la maison, avec un look de ménagère de plus de 50 ans. Il reste le pote de cuite sympa avec ses potes, et l’intégriste tyrannique étouffant à la maison. Qui va réussir à imposer son pouvoir, les séries à l’eau de rose turques ou la coupe du monde, ce soir à la télé ? On dîne chez ta mère ou la mienne ? …

J’ai bien fait de divorcer, heureusement, je ne suis ni la première, et apparemment la dernière ! Mon Dieu ce que c’est bon d’être comme on est, j’attends ma seconde chance !Don’t worry les filles, elle viendra. Quant au jugement social, il fait des gens très malheureux dans les couples qui ne restent unis que sur le papier.

L’heure est passée, je dois y aller.

mardi 25 août 2009

*5h12*


5h12, je suis face à deux constats :
Le jour se lève, la lumière est encore grise… teintée d’orange, et je savais que cette image ne me quitterais pas.
Non, pas l’image du lever de soleil mais le fait de l’avoir vu hier.
Voilà des jours et des jours où je suis incapable de me rappeler ce qui s’est vraiment passé, et il m’arrive de me dire que ce n’était qu’un mauvais rêve et que je n’ai rien vécu de tout ça.
C’est le déni ? Je ne sais pas…
En le voyant hier, je me suis rappelée violemment que ce n’était que vrai.
Ce qui est vrai ?
J’ai 27 ans, j’ai été mariée et je suis divorcée.
Déjà ?
Oui, déjà…A l’heure où les filles de mon âge, mes amies et les autres, se préparent… J’en ai déjà fini.
Ce qui me fait le plus mal aujourd’hui, je ne saurais pas le mettre par ordre de priorité, importantce ou intensité :
J’avais pris un chemin devant Dieu, un maire et ma famille, j’ai eu une maison, à moi… un garage, un chat, un balcon, des plantes d’intérieur, un mari qui rentre le soir et pour qui je préparais à dîner dans ma cuisine. Je prenais la pilule, et j’avais une femme de ménage.
Ceci est le parcours normal, de toute femme mariée.
Je n’avais pas à me plaindre, je devais patienter, tout allait rentrer dans l’ordre…
Sauf que tout ne s’est pas passé comme ça…
Quand un homme s’est retrouvé dépassé par les évènements, a joué avec les sentiments, de la femme qu’il avait en face de lui. Quand il a réussit à me faire haïr ce que j’étais. Qu’il m’a poussée à m’en aller par tous les moyens, puisqu’il me donnait le choix de souffrir auprès de lui pour toujours, ou de souffrir seule un temps.
J’ai opté pour la seconde, la première était devenue impossible ?
La seconde comporte une dimension de deuil importante.
Je dois faire le deuil de cette relation qui ne m’apportait plus que de la souffrance, faire le deuil de ma jeunesse, de mon innocence.
La mort t’impose le fait que la séparation soit irréversible, irréparable, on sait que la personne est partie parce que c’est la volonté divine, et quelle ne reviendra jamais.
Le deuil de la séparation est tout autre, l’objet reste souvent là, sous vos yeux, c’est à vif (écorché) qu’il faut tourner la page.
Des études en psycho ont montré qu’il est plus facile de remonter la pente quand on a pris la décision. Se voir imposer un chamboulement pareil est très dur à gérer.
D’autres études montrent que la personne qui a pris la décision de la séparation peut à posteriori, peut se demander si finalement, ce n’était pas dans la précipitation, et si elle ne s’est pas trompée. Même si elle est pleinement convaincue de son choix et ne regrette pas son geste. C’est une des phases de doute par laquelle on passe, pendant le deuil d’une séparation. On ne retrouve pas cette phase dans le deuil suite à un décès, puisque la décision c’est Dieu qui la prise.
L’horizon devient rose orangé, il est 5h35. C’est beau et… c’est encourageant !
Ce que j’appelle le deuil ici, n’est en aucun cas l’amour perdu, mais l’insatisfaction de certains besoins, qui étaient comblés par la personne et par la vie qu’on menait avec elle.
Les petites habitudes, qu’on continue de voir chez les autres, et qui nous manquent…
J’ai 27 ans, je suis déjà divorcée, je suis en deuil… je ne sais pas aujourd’hui quel sens va avoir ma vie. On ne le sait jamais, c’est vrai, mais…je sais que je ne suis pas prête à avoir une personne dans ma vie, avoir de nouveau un chez moi, jouer à la dinette, dormir auprès d’un homme qui est le mien, pour le meilleur et pour le pire,mettre de jolis draps…
Ce fut un tête à queue en pleine route… ça fait partie intégrante des aléas de la vie. Ceux qu’on ne prévoit pas.
Je suis de retour chez mes parents, et rien n’a changé, tout est exactement comme avant, ma chambre, mes habitudes, ma famille et l’amour que je lui porte…Je suis heureuse d’être ici.
Je suis heureuse d’avoir capté ce ciel rose qui s’est déjà estompé, il a très vite viré au blanc, il est 5H41.
Je ne sais pas si un jour, je reprendrais une vie normale, auprès d’un homme que j’aime et qui même (jeu de mot pour dire qu’il m’aime de la même manière, d’une manière saine, pure et respectueuse) si jamais j’aurais un enfant, si j’entendrais « Maman ».
L’essentiel est qu’aujourd’hui je ne suis pas malheureuse, je suis seule par choix, je suis en phase post traumatique, et je suis fatiguée.
Reprendre le dessus, aller au-delà, …, j’illustre ça comme une course d’obstacles. Les premières haies ont été franchies, non sans difficulté… mais j’y arrive.
J’ai fait le bon choix… le meilleur des deux qui s’offraient à moi… Mais pourquoi n’ai-je pas eu le choix que tout aille pour le mieux, parmi les options ?
Je ne l’ai pas eu.
Un jour, le jour se lèvera sur ma vie, comme la lumière est entrée dans ma chambre ce matin, sans prévenir, juste parce que je lui ai ouvert les volets.
Je t’attends, précieux jour… pour capter le moment furtif, rose orangé.
Je le mérite, j’en suis convaincue.
Il est 5h54.

mardi 12 mai 2009

*Love me, Marry me, Leave me…*




En ce moment, je n’entend parler que de séparations… un nombre incommensurable de séparations, après des années, après des mois, après des semaines, des jours de mariage… mais aussi des années, des mois, des semaines, des jours avant le mariage.

Ma cousine, un an jour pour jour… entre l’établissement du contrat et la prononciation du divorce.
Moi, 6 mois de vie maritale, après 8 ans de vie commune.
Une amie, 4 mois de vie maritale, après avoir dissous (parce que pas consommée) une première union (de raison) pour l’épouser (par amour), et il divorce!
Un ami, divorce après quelques semaines, pour mésentente financière
Une vague connaissance, de retour chez ses parents, préfère réfléchir avant de faire un enfant, … deux jours de réflexion, les papiers du divorce arrivent par la poste avant qu’elle n’ai fini de réfléchir… « Je ne m’excuse pas, je ne suis pas fait pour le mariage, je m’en suis rendu compte après ».

Hier, je parlais avec une collègue et amie, on se disait qu’aujourd’hui, nous, femmes, ne voulons plus nous marier. Nous pensons qu’aujourd’hui en Tunisie, les gens se marient pour de mauvaises raisons, contre les fondements du mariage, et pour la société.

Flashback :

De quoi avaient besoin nos grands-mères, en se mariant ?

• Avoir un statut social
• Sortir de l’autorité paternel pour trouver la (pseudo) liberté avec un mari
• Se faire entretenir financièrement
• Se sentir protégée par un homme
• Faire des enfants
• Avoir un rôle à jouer en faisant la cuisine et éduquant les enfants

Ce dont souffraient nos grands-mères, en se mariant ?

• Peu de liberté de bouger
• Peu de liberté de parler
• Peu de liberté de décision
• L’estime de soi n’était vraiment liée à un accomplissement personnel mais tournait surtout autour de mari, enfants et cuisine

(Bon je l’avoue c’est un peu caricatural… mais ch’uis libre sur mon blog)

Le plus important et je ne le dénigre pas, c’est qu’elles étaient heureuses. Ma grand-mère est avec mon grand père depuis 55 ans, elle a supporté l’adultère pendant 15 ans, mais elle l’aime et elle est heureuse. Elle me dit et me répète que c’est le devoir de la femme de servir corps et âme son mari, que c’est sa raison d’être (pas son devoir, parce que là je suis d’accord, mais pour elle c’est au-delà du devoir), et que le divorce c’est aussi grave que la mort qui tue… L’homme est fort, il est fait pour gérer, pour décider, pour vivre sa vie à l’extérieur, donc il connaît la difficulté de travailler, de ramener de l’argent, …. T’éxagères un peu Mamie, mais je ne t’en veux pas… c’est le schéma dans lequel tu as vécu…

En fait, aujourd’hui, nous, les femmes, où en sommes-nous par rapport à nos grands-mères ?

• Nous portons le pantalon et conduisons des voitures, des 4x4 et des camions (comme l’homme)
• Nous avons fait des études (comme l’homme, ou + généralement, les nénéttes sont meilleures à l’école, c connu :p)
• Nous avons des boulots, (comme l’homme et avec l’homme…Nous sommes même hiérarchiquement bien positionnées)
• Nous ramenons de l’argent (comme l’homme et pour aider l’homme)
• Nous savons parler actu et culture gé’ (pour communiquer avec l’homme sur autre chose que la bouffe et la grossesse, et pour renflouer son égo devant les autres hommes)
• Nous nous faisons belles et restons minces (pour l’homme et pour le fidéliser : vraie stratégie de marketing)

Bon, comme ça c’est dit, ce n’est qu’un constat…

Donc par élimination, tout en restant dans la logique et non la logique féministe…
La femme sait aujourd’hui comment ça se passe à l’extérieur, la difficulté de travailler et de collecter de l’argent, de se faire sa place et de réussir face à l’homme… (Allons encore plus loin… c’est la fête du slip !!)

Elle aide l’homme dans sa conquête du monde extérieur et se fait respecter par ses collègues et amis (Hommes, mais pas les leurs) pour leurs prouesses techniques à la fac, au travail, et au volant (bon, ça c’est encore à prouver mais elles y travaillent).

Entretemps, elles portent et recousent les pantalons, travaillent au front et cuisinent (du tajine au poulet aux sashimis), éduquent les enfants et parlent actu et politique au restau… Sentent bon le shampoing et ont les ongles vernis mais emmènent leurs voitures à la visite technique, et sont capables d’expliquer ce qu’est une purge et pas seulement celles qu’elles font à leur maris (Bon, je deviens vulgaire… mais je m’emporte ! Je mène mon combat !)

De quoi a besoin une femme aujourd’hui,

• D’une b*te pour prendre son pied
• D’un regard qui sous entend « Quelle femme ! »
• De montrer tous les lapins de son chapeau en étant sûre d’elle et encouragée
• D’être gratifiée par des mots, des gestes
• D’être respectée à la maison, aidée, secondée et comprise
• D’enfanter
• D’avoir une position « socialement correcte »

Pour en revenir à la discussion que j’avais avec ma collègue et amie, aujourd’hui la femme veut plus que jamais ce dont elle besoin. Comme elle a eu besoin de Bourguiba pour s’émanciper, de diplômes pour travailler, de sperme pour enfanter, de courage et d’effort pour se faire accepter en société comme la (pseudo) égale de l’homme (on y travaille)… Tout ça pour dire, que quand femme veut, femme peut.

Donc nous avons des BESOINS, et nous exigeons de les combler. Alors quand ce n’est pas possible à la maison… ça crée des problèmes et on finit au tribunal. La femme n’a plus peur du divorce, et comme elle démissionne d’un emploi pour en trouver un plus valorisant, elle en fait de même avec son conjoint.

Je ne suis pas un homme et l’Homme peut avoir un tout argumentaire, d’ailleurs j’invite qui veut à nous le soumettre. Nous sommes ouvertes et pas seulement de l’entrejambes. (De nos jours, nous nous autorisons la vulgarité, surtout moi !!!)

Donc, dans les points cités plus haut, les deux seuls à poser problème sont les deux derniers, surtout à Tunis :

• D’enfanter
• D’avoir une position « socialement correcte »
Car les autres sont possibles sans avoir à établir un contrat de mariage ! Oui, oui,… :)
A Tunis, nous nous marions pour répondre favorablement à la question du jugement social : « Tu es mariée ? »

Les plus culottées diront : « Oui, mais je suis malheureuse », on leur répondra : « C’est mieux que d’être vielle fille ! »

Absurde, société castratrice, instigatrice de frustration, d’envie… Société de merde !

Aujourd’hui, les filles tunisiennes (sauf exception, oui, oui… !) se marient pour comme elle irait chez le gynéco se faire triturer la foufoune par un spéculum. C’est un peu froid, c’est étrange au début comme sensation, et on ne peut pas dire que ce soit désagréable… ni agréable ! Et comme toutes les nanas le font… ben on le fait ! Mais il faut le faire par précaution, pour faire des enfants tranquille !

Idée : Et si on autorisait le concubinage pour réduire les divorces?! Pas con, hein ?... ouais, ben pensez-y ! Parce qu’au moins on irait à la mairie pour de bonnes raisons… l’AMOUUUUR ! Et non la société !

Messages perso aux p’tits gars !

Et puis les mecs, acceptez notre transformation (en cyborg émancipé qui se laisse pas faire) et dites nous si on manque à notre devoir… On est assez intelligentes pour comprendre, on arrangera ça !

Et arrêtez de nous comparer à vos mères. Vous ne tirez pas vos mères, que je sache (quoique ?!)alors arrêtez de nous mettre dans le même sac ! On le sait, … elles étaient des femmes parfaites !... Mais pas nous ! Et pourquoi tu m’as épousée ?... Il fallait me le dire que tu voulais que je ressemble à ta grand-mère, ou ta mère, vision d’horreur ! Et dans ce cas, j’aurais été cette personne dans l’assistance qui n’aura pas accepté de se taire à jamais, j’aurais dit NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !


Je pense aujourd’hui et ça n’engage que moi, petite Lolita, que le mariage tunisien favorise le divorce et l’homosexualité, et est trèèès castrateur,… bien plus qu’une belle mère !
Allez assez blasphémé… J’attends les commentateurs qui vont me descendre en flèche ! Mais ch’uis une femme, mais j’ai les reins solides,… tu l’as pas remarqué au lit, chéri ? … ben, c’est pareil dans la vie ! :p

lundi 23 mars 2009

*Quand les doutes se propagent …. C’est le début de la renaissance ?*



Je me suis appliquée à ne pas confondre, divorce et échec mais surtout pour comprendre que ce divorce est une réussite, ayant nécessité un grand travail sur soi, mais qui constitue une possibilité de retrouver enfin le bonheur.

J’ai fait une erreur, un jugement égaré, comme chaque personne aurait pu le faire… toi, moi et les autres. J’en ai souffert et je continue à en souffrir. Mais je suis convaincue que la barre va se redresser, que je vais faire un bilan, et rebondir. Repartir sur des bases plus saines…

Je suis pourtant dans l’incapacité d’exprimer mes émotions, je pense que je refoule, contre ma volonté, j’aimerais assumer ma souffrance, par moments j’y arrive très bien et à d’autres moments… je n’arrive pas à me laisser submerger.

Je sens que je passe par une période de stress intense, de tristesse, de colère et d’angoisse. En société, j’essaye de ne pas les montrer… mais vu les réactions dans mon entourage, je ne le cache pas bien…. En réalité, j’essaye de m’en servir pour repartir, transformer cette colère en énergie recyclée.

Cette crise me permet de réviser ma vision de la vie de couple et de la vie amoureuse. Je sais que dans un divorce les torts sont partagés. Je dois faire le point sur ce qui de mon côté n’a pas été… sur mes besoins, mes désirs, mes réactions… Je dois remettre en question l’idée du mariage et de la vie à deux.

Parfois, on se rend compte après coup qu’on n’y a pas beaucoup réfléchis, et qu’on s’est engagés sans se demander si cette personne avec qui on semble être bien, s’applique à notre estimation de la vie maritale. Si je n’y pense pas, je risque de faire les mêmes erreurs… dans l’avenir.


Ce qui m’a aidé durant cette phase, et ce qui continue de m’aider… ce sont les personnes qui ont vécu des choses similaires. Elles seules étaient capables de comprendre ce que je ressentais, où le mal être dans lequel on se trouve par moment.

Les « amis » voient seulement parfois que l’aspect séparation est le fait qu’on se soit débarrassé de quelqu’un qui ne nous rendait pas heureux.

Un divorce, une séparation… c’est une part de nous même qui part avec la personne, agrémentée de souvenirs, d’un vécu communs, de petites habitudes, qui constituait une partie de nous.

D’un autre côté on se sent terriblement seul dans cette galère… Voir que d’autres y sont aussi, ça rassure, et voir que d’autres en sont sortis ça motive. Et, ils en parlent avec une telle sagesse, sur un ton si calme… Et, nous dans la tourmente, on s’imagine déjà en être sortie et en parler aussi sereinement comme une belle leçon de vie…

Oui, effectivement, j’ai de bons amis… mais ils n’ont pas encore fais l’expérience du mariage, et encore moins du divorce… ils sont incapables de m’aider, de me comprendre…

Alors, par simple empathie, j’essaye d’éviter au maximum de leur parler de choses qu’ils ne comprennent pas, de créer des débats sans fin sur le bienfondé du divorce, du fait qu’un peu de patience aurait permis d’éviter tout ce mal... Un bla bla sans fin qui se termine par un « de quoi tu te plains, c’est toi qui a voulu divorcer ? »

Par rapport à leur vécu, je deviens sans le vouloir moralisatrice, j’ai plus de recul aujourd’hui… par rapport cette expérience enrichissante qu’est le divorce : je sais qu’il y a des signes, des alertes qui permettent d’éviter les erreurs.

Et chaque fois que je vois un des mes amis aller vers un « warning », je ne peux m’empêcher de le signaler. J’y mets de l’émotion parce que j’en ai souffert… et j’en souffre encore. Mon entourage me trouve, désormais trop dure, trop sûre, trop… réductrice… Alors, je finis par me taire. Je ne veux plus jouer la rabat joie.

Du coup, je me demande si je ne dois pas prendre un peu de recul par rapport à tout ce beau monde… Et y revenir quand je serais moins à l’affut de la fausse note et plus confiante quant à l’avenir et la vie de couple.

Je ne tourne pas en rond, je travaille et socialement j’existe. Heureusement, c’est avec cet autre visage que j’ai réussis à me remonter la pente.

J’ai eu une autre bataille à livrer, la bataille contre la société qui voulait m’anéantir parce tout le monde ne me voyait pas à terre… Incompatibilité divorce/dignité… C’est mal me connaître que de penser que j’allais me donner en pâture à la société. Ceux qui ont essayé, m’ont déstabilisée un temps… et puis, on bien comprit que j’étais forte. Ce semblant de bataille a occupé mon esprit… et m’a détourné de ce qui a pu me faire souffrir.

Mais quand les gens (la société) profitent de ton nouveau statut pour te créer des problèmes, tu te mets à voir les relations humaines comme quelque chose de très éphémère, de volatile et de frivole. On se dit, si celui que je pensais être l’homme de ma vie, m’en a fait baver jusqu’à ce que je m’en aille, que puis-je attendre des autres ? Alors, on se décide à prendre le bon et à zapper le mauvais… et à donner, donner, donner sans compter… parce qu’on se rend compte que c’est là notre force : Donner de soi, de ce qu’on a et de ce qu’on peut…

Remise des compteurs à zéro, finis le donnant/donnant… Je te donne parce que je suis généreuse, et je n’attends rien en retour… Te donner me fais plaisir. C’est une opportunité pour moi, pour une renaissance, pour une croissance personnelle.
Merci à toi, à vous et à vous tous…


jeudi 12 mars 2009

Quelque chose comme huit ans ?


* La lettre que j'ai laissée à mon ex mari, le jour où je suis partie... Je l'ai cachée avec la dernière photo de nous... d'ailleurs, c'est une magnifique photo (mensongère) trahissant un faux bonheur dans lequel j'aurais pu persévérer si ça en valait la peine... Je ne sais pas s'il l'a retrouvée, s'il la lue.... si il l'a comprise...*

Quelque chose comme huit ans ?

Comme tu me l’as souvent demandé… j’ai finis par m’en aller.
Que tu ne m’aimes pas… j’ai finis par l’accepter… mais que TU NE T’AIMES PAS, c’est bien ce qui me rend malheureuse pour toi.
Peut-on aimer les autres quand on ne s’aime pas soi même ?
Que tu n’aies pas confiance en moi,… c’est par toi qu’il faudrait commencer. J’ai toujours su que tu n’as jamais eu confiance en toi, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Au lieu de t’accrocher pour aller plus haut, tu te complais à tirer les autres vers le bas.
Tu sais, je pars le cœur léger, et bien contente de m’accorder une seconde chance d’accéder au bonheur. Même si tu as passé ton temps à me dire le contraire, je sais que je suis une fille bien et qui mérite tout le bonheur du monde. Toi-même tu le sais…
Tu m’as rabaissée et humiliée, tu m’as balancé des horreurs en pleine gueule pour me déstabiliser, tu m’as fait peur en hurlant et en cassant. Tu m’as traitée de tous les noms et même avoué que tu te mariais de force…Bousculée, bafouée et culpabilisée…
Pourtant, je n’étais pas coupable du crime contre l’humanité ? Tu ne m’as pas ramassée dans la rue ? ou retrouvée pénétrée par un autre ? … Et, par amour, les Hommes pardonnent même ça !
Et toi ? Pardonnes toi… pour commencer … tu pourras, peut-être, goûter, enfin au bonheur, pour comprendre ce que recherchent les autres en liant leur vie à une femme.
Lier sa vie à celle d’une femme… As-tu juste une idée de ce qu’est une vie ?
Tu penses certainement que la tienne vaut bien plus que celle des autres ? Que la tienne ne doit pas être gâchée au détriment de celle des autres ? Tu m’as gâché la vie pour ne pas que je gâche la tienne ? Ou parce que j’ai déjà gâché la tienne ? Ou peut être que la tienne est gâchée sans que je n’y aie aucune responsabilité, mais que tu gâches la mienne, juste pour qu’on soit égaux.
L’égalité dans le malheur… Belle devise !
Tu es un être fascinant de complexité… j’ai pourtant essayé de te montrer des évidences :
JE NE VEUX QUE TON BONHEUR.
J’ai vite compris que je ne pouvais pas te faire accéder au bonheur, puisque toi-même, le bonheur tu n’en veux pas ! L’herbe est toujours plus verte dans le près d’à côté.
De par mon tempérament (ou ce qu’il en reste), je suis bien trop persévérante et me fiche de récolter la gloire, je veux le RESULTAT. Je voulais que tu voies que je passais mon temps à cultiver « notre » près, pour qu’il soit le plus vert possible. Je me fichais même qu’il verdisse aujourd’hui, je regardais vers demain. Mais en rentrant chaque soir, tu piétinais tout.
Tes désirs étaient des ordres, non pas parce que je suis la femme soumise que tu as fait de moi. Mais pour te prouver qu’on peut se mettre soit même au placard, et dire « lui, lui, lui » au lieu de « moi, moi, moi ». Je me rends compte que je me suis mise au placard, au nom du MARIAGE, institution sacrée, pour laquelle tu n’as eu aucun respect. D’ailleurs parlons-en du respect…
As-tu un jour respecté quelqu’un ?... même ta personne ?... Tu sais bien que non !
En quelque chose comme huit ans, j’ai pu voir les 1000 visages avec lesquels tu jongles. Jongleur doué !... Chapeau Bas ! Mais, quel dommage que j’ai assisté à ta perte de contrôle. Par moment, tu te trompes de masque… normal, 1000 ça en fait beaucoup. Et aujourd’hui, embrouillé dans ce foutoir, tu ne sais même plus lequel mettre : l’homme trahi, le fils victime, l’ami équilibré, le gentleman aux milles ressources… ou mettre un grand coup de pied là dedans et montrer ton vrai visage ?... Non, jamais… celui là te fais bien trop honte ?!... Il est trop vide de sens et trop rempli d’amertume.
Monstre d’égoïsme, de narcissisme, … Tu me reprochais tous TES travers. Comment, en t’observant faire ton petit manège, aurais-je pu te trouver un tant soit peu Crédible ? C’est bien la seule chose que je te reprochais, moi… ton incrédibilité… et toi tu me reprochais de ne pas t’écouter. J’aurais pris des risques…mais par amour j’en aurais été capable.
Comme tu le vois, je ne suis pas la proie facile et la fille naïve (tu peux inverser en disant proie naïve et fille facile) que tu crois. Et je ne suis pas lâche, mais plutôt réaliste… Je veux le bonheur et il faut être deux à le vouloir, pour y accéder.
Je te laisse à la recherche de ton âme… Je ne peux te dire de chercher ton âme sœur, faut il encore que tu commences par trouver ton âme.

Ta femme pendant six mois, dans ta vie depuis huit ans.

mardi 24 février 2009

*Le fichier Aïe ! N’a jamais aussi bien porté son nom…*


Le fichier dans lequel j’écris mes messages de blog pour le nom aïe !, parce que je viens souvent y guérir mes blessures. Voilà des jours et des jours que je dis que je vais venir me consoler ici, … peu de temps après avoir vu ces photos, puis peu de temps après avoir eu un problème de famille, puis peu de temps après avoir eu un problème au boulot et puis… là peu de temps après avoir écouté la BO de Twilight…
Donc je viens traîner juste comme ça… juste histoire de montrer le bout de mon petit nez…
Je me donnerais un 6/10 pour mon humeur du jour, je suis super confuse… Je ne sais pas à quoi est due cette démotivation, cette baisse de moral, cette baisse de tension et de régime…
Je remonte peu à peu à la pente… j’ai tous les arguments qui font que… mais… ce n’est pas assez rapide à mon goût… j’ai les ongles cassés à force de m’agripper et de me tirer vers le haut, alors que la vision du blanc, l’écoute du nom, le mouvement des choses, un souvenir dépoussiéré … me transforme en sac de nœuds souffrant… torturé, incompris et incompréhensif… lourd et me tire vers la bas…
Oui, je me fais suivre… mais je crois qu’elle ne me suit plus…. Elle-même n’y arrive plus :
La mort ne me fait pas peur… la mienne serait une délivrance, celle d’autrui une fatalité qu’il faut accepter… et la voir telle que la perte d’un objet d’affection (une chaussure, un œil, ou l’objet de son amour…It’s all the same !)
Le blocage sentimental/sexuel/affectif… ne me laisse pas aller vers de nouveaux horizons : pas question de mettre mes sentiments, mes nerfs, mon affection, mon amour, ma libido, un orgasme…. Tous ceci me semble interdit parce que catalyseur d’une souffrance…inévitable…
Pourquoi je répète cette même phrase « pourquoi tu nous a fait ça ? » depuis tant d’années, d’abord à mon père,… puis à mon ex mari ?!! Quel est le rapport ?...
Je ne sais même plus si je souffre, je ne sens plus rien… mon cœur est comme mes orteils, il est gelé, je ne le sens plus… Je le sens bien là, il est froid, il est dur… je n’arrive même pas à lui faire arriver le sang convenablement… Il faudrait que je le bouge pour qu’il soit de nouveau irrigué… mais je n’arrive pas à lui faire parvenir quoi que ce soit, ce sont les échos qui me reviennent et ils me reviennent sans réponse…
Ceux qui ne comprennent pas me disent : « mais il ne fallait pas partir si c’est pour être si mal… »
Don’t know what I want, but I know It’s not you /Keep pushing and pulling me down…/I know in my heart it’s not you, Ooh I’ve should never thought! => Let’s go in the Twilight!
Il ne s’agit pas de lui… Il ne s’agit pas du tout de lui… Croyez moi… c’est moi qui ne va pas bien… simplement moi…

mardi 27 janvier 2009

*Stairway to heaven...*


Il y a un moment sur lequel je voudrais revenir. Et, c’est un étrange sentiment qui m’a donné envie d’y revenir…

Je sens cette boule dans ma gorge. Cette pression sur mon cœur, ce tremblement de tout mon être et cette nausée qui m’est devenue si familière… On m’a tout juste dit qu’on avait vu mon ex-mari au restaurant. Et cette vague d’angoisse m’envahit. La première question, c’était… « En charmante compagnie bien sûr ?! ». Le « Non, avec des hommes » ne m’a ni fait plaisir, ni rassurée… C’est l’idée d’entendre encore parler de lui, au risque de le croiser, de croiser son regard qui me répugne au plus haut point. Je suis dans une ambivalence totale, si je le croise, avec une autre : serais-je dégoûtée à l’idée de le voir ou plutôt de la voir ?

Par les deux, il me semble… Le voir me torturerait… et c’est par cette déduction que je voudrais revenir sur ce moment dont je parle plus haut.

Il s’est produit un incident les derniers jours de vie commune. C’était le mois de Ramadhan, et nous avions reçu tous nos amis à dîner. Bien que psychologiquement éprouvant puisque tellement faux… ce dîner a réussi à leurrer tout notre entourage et même mon mari lui-même… Qui s’attendait à ce qui allait arriver le lendemain ?

On aurait plus parié sur « Lolita est enceinte » que sur « Lolita est partie ».

On a passé une nuit, l’un dans les bras de l’autre, malgré les problèmes …ça n’avait rien de sexuel… ça on n’en avait pas envie….

Le matin je suis au bureau et je sens un faux bonheur… une trêve, un cessez le feu… On s’envoyait des sms…et on prévoyait une soirée sexy en rentrant à la maison.

Quand dans ce nuage de sms, il m’appelle et me dit « Ma mère est fâchée contre toi… appelle là et fais lui des excuses… tout de suite… et je veux que tu sois convaincue de t’être trompée en lui manquant de respect. » Manquer de respect : Elle a refusé que je fasse part égale entre elle et mes parents, pendant le mois saint. Elle voulait que je ne voie pas mes parents et que je sois exclusivement chez elle. Et a exigé de son fils qu’il en soit ainsi. Et j’ai refusé de capituler…

J’appelle la vertueuse et pas du tout autoritaire Belle Mère, qui ne me répond pas téléphone, prête à faire des excuses pour un manque de respect involontaire. Pourtant, elle ne me répond pas… ni une, ni deux, et ni trois…

Son fils chéri et téléguidé me dit, elle refuse de te parler, et elle ne veut plus te voir… Nous n’irons plus chez elle, nous vivrons notre petite vie.

Je me disais : « Toi chéri ? Vivre sans Maman et sans l’argent de Maman ? Te contenter de moi ? Finir par me voir telle que je suis ? Accepter l’idée que je ne te veux aucun mal ?... »

Il me dit qu’il n’y a pas de quoi s’énerver que c’est tant mieux… et qu’il était hors de question qu’on se dispute et qu’il ne fallait pas que je sois perturbée.

Je ne croyais pas un mot de ce qu’il disait… je le connais, c’est un drame qui arrive. J’attendais sagement les représailles.

Je rentre, et j’attends que la sentence tombe…

Il est là, on essaye de discuter de tout, de rien … mais y a une gêne… une gêne palpable, comme si j’attendais que mon bourreau lâche la corde, pour que la guillotine tombe et me sectionne la tête.

Et ça n’a pas tardé…

Cette scène s’est transformée en massacre… sanglant, violent, pâtissier et culinaire…

Il s’est mis à hurler, à écraser le gâteau et en à mis partout. Du gâteau sur les murs, sur ces mains, sur mes vêtements. Il crie me pousse, et me blesse… les horreurs qui blessent mon âme, sont aiguisées, tout ce que j’aime y passe… de ma dignité à ma famille, de mes principes à ma gueule… tout, tout, tout… Il n’a rien laissé…

Je finis en pleine hystérie, en larme, l’orteil ensanglanté pour avoir mis un coup de pied dans le récipient en terre cuite, remplie de calamars en sauce… c’est dans ma vie que j’aurais voulu mettre un coup de pied… Mes doigts tordus… par ces doigts, pour me prendre mes clefs, m’empêcher de sortir de la maison, me regarder avec son regard de diable et me dire « Pleure,… tu peux pleurer à en mourir… Mais tu n’irais nulle part… ».

Je hurle « C’est ça un Homme, c’est ce qu’on appelle un homme, c’est ça un mari ???!!! »

Violence morale et physique… mais la violence morale fait de loin beaucoup plus mal… beaucoup plus mal…



Quand je le verrais avec la nouvelle… c’est de le voir qui me fera le plus mal… je me rappellerais de ce moment, où il aurait pu me tuer, ou j’aurais pu le faire moi-même… où je suis entrée, en larmes dans cette salle de bain, tourné le verrou, ouvert le tiroir à pharmacie regardé toutes ces rangées de pilules… pensé que je n’avais même pas à fermer le verrou parce qu’il viendrait pas me chercher… pensé à ma petite sœur, que je veux voir grandir… et pour elle, j’ai surtout pensé que j’avais un moyen alternatif d’arrêter de souffrir et de ne plus vivre avec lui, de ne plus avoir peur de sa violence, due à sa médiocrité… Il fallait que ça s’arrête… pas ma vie…Juste ma vie avec lui…Qu’il n’en valait pas la peine… qu’il ne valait rien… que je valais mieux que ça...

Belle Maman, tu as gagné… Ton Prince/Monstre est de retour…

lundi 19 janvier 2009

*Jugement Social Sur Une Femme Divorcée*


Ca y est je suis officiellement divorcée… Le jugement a été prononcé. Simplement, aujourd’hui, J’appartiens de nouveau au marché des célibataires. Je ne suis pas vraiment une célibataire neuve, je suis une célibataire de seconde « main ». C’est comme si on m’avait rendue au SAV, par manque de satisfaction ou sous motif de « matériel défectueux ». Disons que mon emballage n’est pas intact et ça se voit…. Alors qui voudra bien de moi ??
De nouveau sur l’étal, j’écoute ce que dise les consommateurs, passant devant mon rayon, ou je suis installée en tête de gondole, et où on me regarde et où on prend le même produit que moi, mais celui qui est juste derrière moi… parce qu’il n’a pas été exposé aux feux des projecteurs et donc, vu que protégé par mon emballage, le sien n’a pas ternis… Enfin, je philosophe… mais je pense que la métaphore est plausible…
En fait, il y a un fait que je ne peux pas oublier, et qui c’est produit il y a quelques semaines. Lorsque j’ai quitté mon domicile, j’avais besoin d’énormément de soutien, et besoin d’une certaine manière de légitimer ma décision (raisonnement complètement con, mais qu’on décide de divorcer, ce qui s’en suis n’est pas tjrs très rationnel.) Je suis allée voir une de mes meilleures amies, pour lui en parler… j’avais besoin qu’elle me dise, « oui, tu as eu raison, … avec ce que tu as enduré !! »
Son mari est un ami de la famille, et c’est même moi qui les ai présentés.
Bref, j’y vais, je demande que le mari soit présent… son soutien m’aurait été d’une grande utilité…l’avis d’un homme… d’un ami…
Je commence à raconter devant mon amie et son mari les traumatismes que g subis… et je suis au bord des larmes… je raconte tout, les mensonges, la manipulation, la violence morale… et quand je finis mon exposé par « Voilà pourquoi j’ai décidé d’arrêter tout ça, ici… sans essayer de sauver les meubles… »
Mon amie me regarde, elle est touchée, et convaincue de que j’ai fait le bon choix…
Son mari, qui jubilait aujourd’hui, car ayant attendu ce jour avec impatience, ce jour où il pourrait enfin, m’enfoncer le nez dans la merde et me dire à quel point il est mieux que moi !! Il toujours pensé que nos couples étaient en concurrence, et il n’aimait pas du tout mon ex mari.
Il prend son souffle et son air hautain et me dit :
« Bon, j’ai bien entendu, tout ce que tu nous raconte, mais… je n’arrive pas à t’encourager, à faire ce que tu comptes faire… Le divorce n’est pas une mince affaire… et ce qui t’attend est encore pire que ce tu as vécu… Une femme divorcée est une femme facile par définition, chaque homme qui t’approchera aura envie de coucher avec toi parce que le chemin est ouvert *, que tu seras fuie par tous les hommes sérieux parce que tu auras été décapsulée… et si tous les hommes sont comme moi, tu ne te remarieras jamais… puisque je n’accepterais jamais d’épouser une fille qui n’est pas vierge !! Donc, reste avec ton horrible mari, parce que si tu divorces, le pire est à venir».
En gros, c’est ça… il m’a dit que clairement je ne serais jamais heureuse, mais malheureuse et mariée vaut mieux que divorcée et considérée une pute… c’est ça ??
*ayant été mariée, je ne suis plus vierge… comme si les filles divorcées étaient les seules filles à ne pas être vierges…Balivernes, et surtout à Tunis…Quelle société de merde !

mercredi 24 décembre 2008

*Femme, Argent, Divorce et Diamants*


Mon ex mari et moi, avons eu une relation longue et très tumultueuse… Nous avons rompu, quelques temps après les fiançailles (Ta3aref, comme on dit chez nous). Fille de bonne famille et éduquée que je suis… Contre le gré de ma famille… J’ai rendu le médaillon qu’on m’avait offert… Plus d’union en vue=> retour des bijoux… Pas question qu’on dise de moi que je suis une profiteuse…
Parce que c’est maktoub, on s’est remis ensemble et on s’est mariés… Je n’ai émis aucune résistance ni au choix du solitaire, ni de l’alliance, ni des bijoux…ni même du mobilier de ma maison…
Je voulais montrer à ma belle mère et mon mari que j’avais confiance en eux, en leurs goûts et leur montrer que ce qui leur plairait me plaira… puisque ce sont eux qu’ils l’ont choisi et que je les aime…
Je me fichais éperdument de tout… mais aujourd’hui, je sais que j’avais accepté cela pour éviter les problèmes, et surtout parce que j’étais tellement mal dans ma peau… Que même un solitaire si gros qu’il faille se balader avec une brouette ne m’aurait pas fait plaisir…
J’avais simplement besoin de tous petits riens… que je n’avais pas…
On m’a offert les bijoux… à leur convenance… mais je peux dire qu’ils ne me déplaisaient pas… et ils ne me plaisaient pas non plus… je ne les ai jamais regardés de près, à vrai dire…
C’était le symbole de cette union… mais comme pour moi, elle ne symbolisait plus rien, … les diamants et l’or n’étaient que les aspects Bling-Bling de cette union ratée…
Le jour où je suis allée voir une avocate pour demander comment se passaient les modalités d’un divorce… Elle m’a dit la première chose que tu dois faire est de mettre tes bijoux en lieu sûr…
Ils sont à toi, c’est ton droit devant la loi et devant Dieu… Ils te les ont offerts pour concrétiser l’union, ils sont à toi !!!
Je l’ai trouvée odieuse de dire ça… est ce que c’était le moment de parler de matériel… ? J’étais prête à quitter l’homme avec qui j’ai voulu faire ma vie et elle me parle de bijoux et de diamants ?
Mes bijoux étaient chez mes parents, dans leur coffre, depuis le premier jour du mariage… et étaient sincèrement à ce niveau le dernier de mes soucis…
Quand j’ai parlé à l’avocate de prendre mes affaires et de partir… Elle m’a suggéré de le faire sans prévenir parce que si mon mari venait à casser ou à me prendre des choses de valeurs, je n’aurais aucun recours devant la loi… Qu’il fallait absolument que je prenne mes affaires « de valeur » avant qu’il ne tombe dessus.
Horrifiée par la dimystification de la séparation…je trouvais qu’elle ressemblait plus à un mauvais James Bond, qu’à une rupture forcée, à la Roméo et Juliette.
Je n’ai pas respecté la volonté de mon avocate, et une fois que j’ai ramassé mes affaires, j’ai prévenu avant de faire sortir le moindre carton ou sac de la maison. Je trouvais ça trop malhonnête, même au point où ça en été arrivé.
Sachez-le, mon ex mari et moi nous sommes toujours respecté et n’avons jamais, eu des craintes de tromperies ou le doute d’un adultère. Il fut le premier et le seul pour moi… et je suis sûre jusqu’à aujourd’hui, que de cela, il est convaincu…Mais les derniers jours, j’ai été traitée de tous les noms par sa lui et par sa famille… de tous les noms…
Je suis sûre et je mettrais ma main au feu… que jusqu’à la dernière minute, ils pensaient que je faisais de la provocation et que je redeviendrais vite fais, la fille soumise et conciliante que j’étais… Mais c’est vraiment mal me connaître…
J’aurais été correcte jusqu’au bout… mais là… Hors de question qu’on touche à mon honneur…
Puisque j’ai été étiquettée et insultée, à la limite traitée de trainée… c’était alors de mon droit de me comporter de la sorte… A partir de ce moment, j’ai refusé tout contact avec mon passé… et comme me l’avais dit mon avocate… On allait en venir à des bassesses innommables…
Qu’à cela ne tienne, une trainée digne de ce nom… qu’aurait elle fait… ?
Bien que personne ne me croie, si la séparation s’était faite dans la dignité, j’aurais rendue les bijoux… ayant préalablement laissé tous les cadeaux dans le domicile conjugal. Je ne voulais rien garder de lui… et je ne garderais rien… je n’ai ni besoin de ses bijoux, ni de ce qu’ils représentent, ni d’argent, ni de souvenirs.
Aujourd’hui, ils sont toujours dans l’endroit où ils étaient cachés depuis le premier jour…
Mais entretemps, ma belle famille (d’ailleurs je ne vois pas pourquoi on l’appelle « Belle ») s’est démenée, non pas pour trouver un moyen d’éviter ce divorce, de me récupérer ou de calmer le jeu entre mon mari et moi…Ils voulaient (Ce qui a été fait dans ce sens, était uniquement un moyen détourné de…) récupérer les bijoux… l’or et le diamant = Argent !
Au diable la femme et l’amour… !! Si ce n’est pas malheureux, cette société…
Mon ex mari a contacté un juge qui se charge des divorces, et a commencé sa requête par « Y a-t-il un moyen de récupérer les bijoux ? »
Ce que j’en suis malheureuse… Je ne pourrais même pas vous le décrire… Je ne compte pas devant le prix qu’ils ont coûté, leur valeur en carats et leur éclat.
Mon honneur, ma virginité, ma dignité et le fait de cocher la case divorcé(e) sur les formulaires de l’administration, n’a pas compté devant les diamants…
Heureusement pour moi, ma compensation sera morale, puisque je ne vaux rien, les vauriens ne rendent pas les bijoux qui sont leur droit.
J’aurais été droite et juste de les rendre… polie et pas la profiteuse dont ils vont parler à tout Tunis… Mais j’accepte qu’à divorcée et trainée, on ajoute le suffixe profiteuse…lorsqu’on parle de moi…
Sachez que ce que je fais n’a rien d’illégal, que j’en ai parfaitement le droit et que c’est même recommandé… J’aurais préféré les rendre… j’aurais préféré compter pour eux… un tant soit peu… j’aurais préféré ne pas me marier avec lui, j’aurais préféré ne pas le connaître, j’aurais préféré écouter mes parents, et ma tête qui me disaient stooooooooooop !
Je ne garde pas les bijoux, je n’en ai que faire, je compte les vendre… et avec l’argent me racheter une dignité, un honneur… ce qu’ils m’ont pris… Je compte donner l’intégralité de la somme pour aider mon prochain… Tout partira en dons… absolument tout… Car seul Dieu pourra me restituer ce qu’ils m’ont pris… Et lorsque Leur argent ira pour la bonne cause… Je prierais pour qu’il nous pardonne tous, moi de m’être trompée et eux… pour le reste…