
* La lettre que j'ai laissée à mon ex mari, le jour où je suis partie... Je l'ai cachée avec la dernière photo de nous... d'ailleurs, c'est une magnifique photo (mensongère) trahissant un faux bonheur dans lequel j'aurais pu persévérer si ça en valait la peine... Je ne sais pas s'il l'a retrouvée, s'il la lue.... si il l'a comprise...*
Quelque chose comme huit ans ?
Comme tu me l’as souvent demandé… j’ai finis par m’en aller.
Que tu ne m’aimes pas… j’ai finis par l’accepter… mais que TU NE T’AIMES PAS, c’est bien ce qui me rend malheureuse pour toi.
Peut-on aimer les autres quand on ne s’aime pas soi même ?
Que tu n’aies pas confiance en moi,… c’est par toi qu’il faudrait commencer. J’ai toujours su que tu n’as jamais eu confiance en toi, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Au lieu de t’accrocher pour aller plus haut, tu te complais à tirer les autres vers le bas.
Tu sais, je pars le cœur léger, et bien contente de m’accorder une seconde chance d’accéder au bonheur. Même si tu as passé ton temps à me dire le contraire, je sais que je suis une fille bien et qui mérite tout le bonheur du monde. Toi-même tu le sais…
Tu m’as rabaissée et humiliée, tu m’as balancé des horreurs en pleine gueule pour me déstabiliser, tu m’as fait peur en hurlant et en cassant. Tu m’as traitée de tous les noms et même avoué que tu te mariais de force…Bousculée, bafouée et culpabilisée…
Pourtant, je n’étais pas coupable du crime contre l’humanité ? Tu ne m’as pas ramassée dans la rue ? ou retrouvée pénétrée par un autre ? … Et, par amour, les Hommes pardonnent même ça !
Et toi ? Pardonnes toi… pour commencer … tu pourras, peut-être, goûter, enfin au bonheur, pour comprendre ce que recherchent les autres en liant leur vie à une femme.
Lier sa vie à celle d’une femme… As-tu juste une idée de ce qu’est une vie ?
Tu penses certainement que la tienne vaut bien plus que celle des autres ? Que la tienne ne doit pas être gâchée au détriment de celle des autres ? Tu m’as gâché la vie pour ne pas que je gâche la tienne ? Ou parce que j’ai déjà gâché la tienne ? Ou peut être que la tienne est gâchée sans que je n’y aie aucune responsabilité, mais que tu gâches la mienne, juste pour qu’on soit égaux.
L’égalité dans le malheur… Belle devise !
Tu es un être fascinant de complexité… j’ai pourtant essayé de te montrer des évidences :
JE NE VEUX QUE TON BONHEUR.
J’ai vite compris que je ne pouvais pas te faire accéder au bonheur, puisque toi-même, le bonheur tu n’en veux pas ! L’herbe est toujours plus verte dans le près d’à côté.
De par mon tempérament (ou ce qu’il en reste), je suis bien trop persévérante et me fiche de récolter la gloire, je veux le RESULTAT. Je voulais que tu voies que je passais mon temps à cultiver « notre » près, pour qu’il soit le plus vert possible. Je me fichais même qu’il verdisse aujourd’hui, je regardais vers demain. Mais en rentrant chaque soir, tu piétinais tout.
Tes désirs étaient des ordres, non pas parce que je suis la femme soumise que tu as fait de moi. Mais pour te prouver qu’on peut se mettre soit même au placard, et dire « lui, lui, lui » au lieu de « moi, moi, moi ». Je me rends compte que je me suis mise au placard, au nom du MARIAGE, institution sacrée, pour laquelle tu n’as eu aucun respect. D’ailleurs parlons-en du respect…
As-tu un jour respecté quelqu’un ?... même ta personne ?... Tu sais bien que non !
En quelque chose comme huit ans, j’ai pu voir les 1000 visages avec lesquels tu jongles. Jongleur doué !... Chapeau Bas ! Mais, quel dommage que j’ai assisté à ta perte de contrôle. Par moment, tu te trompes de masque… normal, 1000 ça en fait beaucoup. Et aujourd’hui, embrouillé dans ce foutoir, tu ne sais même plus lequel mettre : l’homme trahi, le fils victime, l’ami équilibré, le gentleman aux milles ressources… ou mettre un grand coup de pied là dedans et montrer ton vrai visage ?... Non, jamais… celui là te fais bien trop honte ?!... Il est trop vide de sens et trop rempli d’amertume.
Monstre d’égoïsme, de narcissisme, … Tu me reprochais tous TES travers. Comment, en t’observant faire ton petit manège, aurais-je pu te trouver un tant soit peu Crédible ? C’est bien la seule chose que je te reprochais, moi… ton incrédibilité… et toi tu me reprochais de ne pas t’écouter. J’aurais pris des risques…mais par amour j’en aurais été capable.
Comme tu le vois, je ne suis pas la proie facile et la fille naïve (tu peux inverser en disant proie naïve et fille facile) que tu crois. Et je ne suis pas lâche, mais plutôt réaliste… Je veux le bonheur et il faut être deux à le vouloir, pour y accéder.
Je te laisse à la recherche de ton âme… Je ne peux te dire de chercher ton âme sœur, faut il encore que tu commences par trouver ton âme.
Ta femme pendant six mois, dans ta vie depuis huit ans.
